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Vas-y Muscle Mannnnnn

Kinnikuman 2-Yo

Non

lundi 31 décembre 2007, par ra-oh

Souvenez-vous, Orioto avait prononc

Kinnikuman alias Muscleman en France revient en force cette année au Japon : une nouvelle série, pleins de nouveaux goodies (figurines, posters...) et surtout des jeux. Trois pour être précis : sur Swan, GBA et GC. Cette série populaire met en scène une bande de catcheurs au design ridicule et avec des prises de sortant du cirque. Comme quoi, toutes les recettes sont bonnes tant que l’humour est omniprésent. Dans le soft GameCube, l’idée est de faire confronter les personnages de deux saisons différentes. Pour un bon français moyen, concrètement parlant, on retiendra juste qu’il y a plein de personnages.

Le stéréotype de pensée vis-à-vis de Kinnikuman 2 est généralement le suivant :

Licence => Bandai => Daube

Comme toute opinion générale, en creusant un temps soit peu au minimum, on voit qu’elle est fausse. Tout d’abord, Bandai a confié le développement du soft à AKI. Et AKI était le spécialiste du catch sur N64. Leurs titres avaient cartonné sur le sol du dollar. Mais comme le catch n’attire pas les foules en Europe notamment dû à l’allure des catcheurs, la solution miracle pourrait bien être de marier un manga avec l’univers du catch tout en profitant de l’expérience de l’équipe. Le design de MuscleMan et ses acolytes est parfois tellement ringard que cela lui donne une touche humoristique à laquelle peu de gens peuvent résister (même ma copine rigolait devant le look spatio-ringard de quelques gars).

Pour la retranscrire en jeu vidéo, le cell-shading est bel et bien le moyen le plus propice. On a l’impression de se matter un épisode tant finalement la différence avec le vieil animé et le jeu est peu flagrante. Les bons vieux bugs de collision nous rappellent que l’on est sur une console (il y en a souvent dans les prises complexes mais ce n’est pas très gênant). Graphiquement, c’est donc sympa, c’est-à-dire agréable à l’oeil pour un jeu bourrin comme celui-ci, mais dès que l’on cherche dans les détails, on voit plusieurs imperfections. La sauce passe bien car dans le feu de l’action, on ne les aperçoit pas. De plus, la taille des protagonistes est imposante avec toujours un souci de placer la caméra le plus spectaculairement possible sans nuir à la jouabilité.

On notera cependant le travail sonore quasiment parfait : entre les vrais musiques de l’animé (toujours mega ringardes), les cris des tactiques ou de souffrances pendant les combats, ou même le doublage intégral du mode scénario, rien n’a été oublié. Ce sont bien sûr les vrais doubleurs qui ont participé mais remerciez-moi, je ne vous les citerai pas (j’ai pas que ça à faire de chercher sur google).

Le jeu propose une infinité de personnages... comment c’est possible ?!? Très simple, 20 proviennent directement du manga et sont les plus connus, ensuite une dizaine de nouveaux sont présents. Ces derniers sont en fait des créations pré-conçues du mode edit character. On peut totalement fabriquer son combattant de la couleur de sa tête, en passant par la largeur de son buste, de ses cris, de sa manière de se battre, de ses furys... Bref, c’est très complet et on comprend mieux pourquoi un tournoi a été lancé au Japon début 2003 en faisant affronter ses propres joueurs. Et toujours à l’image du jeu, créer le personnage le moins charismatique du monde est alors à portée de main (imaginer une espèce de mec bleu avec une tête de chien et un buste sorti de Megaman...)

On va continuer sur les modes de jeu qui sont un peu plus classiques : mode scénario qui est là pour débloquer des nouveaux personnages ; mode tournoi qui comme son nom l’indique est un tournoi ; mode versus qui regroupe toutes les possibilités du catch : 1 contre 1, 2 contre 2 (mais 1 contre à la fois), rumble (chacun pour sa peau à 3 ou 4 joueurs), tag match ( par équipe) ; un autre mode pour acheter des figurines du jeu (un peu comme Smash Bros et qui permet de débloquer aussi des boss) appelé yujin au Japon (la touche otaku du test). D’ailleurs par la même occasion, en voyant certaines figurines, on s’inquiète sur la santé de l’auteur...

On arrive finalement à l’essentiel, le gameplay. Le jeu a une maniabilité assez simple : un bouton pour frapper, un pour se défendre, un pour sauter, un pour attraper l’adversaire et un pour enclencher les furys. Il faudra pour étayer le peu de coups d’origine faire des combos de touche. Par exemple, un enchaînement simple et impressionnant consiste à chopper le gars tout en appuyant sur la touche du saut : vous adresserez un uppercut projettant à 5m de haut votre ennemi. Sautez de suite et rappuyez pour le chopper : vous l’attraperez en l’air pour lui faire manger ses dents. Chaque mouvement a aussi une furie qui consomme une jauge de pouvoir. Le must est bien sûr quand vous êtes en max power de déclencher le gros coup, qui sera souvent accompagné de bonnes vannes sur le dos de vos potes (spéciale humiliation quand on place le double combos en tag match). Mais ce gameplay facile d’accès a vite ses limites car on fait très vite le tour des coups. Et comme tous jeux de catch obligent, les combos au corps à corps restent pauvres. Il faudra majoritairement se contenter de faire des prises. Il y en a quand même une bonne foison : étranglement avec la corde, projection, brise-nuque,.... Pour le multijoueur, ça ne pose pas de problème tant c’est la foire. Le seul hic vient que c’est parfois difficile de changer le joueur ciblé automatiquement (gênant quand on est à 4 sur le ring). Le jeu solo s’arrêtera quand vous aurez débloqué tous les persos.

Le défaut en fait de Kinnikuman est tout simplement d’être du catch. La palette de coups est limitée naturellement. Donc pour pallier à ce manque, le jeu en multi est obligatoire pour avoir une bonne durée de vie.Encore heureux que le côté kitsch de l’univers fait qu’on trouve des joueurs facilement. Seul, on s’ennuie assez vite car on trouve vite comment éclater la console en faisant les mêmes prises. Je mettrai donc deux notes pour ce jeu :

Kinnikuman 2 en solo : 5/10
Kinnikuman 2 en multi : 7/10

P.-S.

Orioto n’est donc pas visionnaire. Le jeu est

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