D’un point de vue purement graphique, je dois dire que ce jeu m’a particulièrement étonné. Le bond entre le premier épisode et le suivant est fulgurant malgré que les softs soient sortis dans la même génération de console.
Au programme : des décors 3d défilants sous un personnage modélisé également en 3d et des CG (dessins numérisés par ordinateur) venant assaisonner le tout d’un esthétisme particulièrement typé.
La 3d est vraiment propre, texturée comme il le faut pour caresser nos yeux à chaque nouvel environnement découvert. Les personnages sont extrêmement jolis et détaillés, leur modélisation est sans faille et l’aura qui les entoure à plusieurs reprises dans le jeu est magnifique (transparence, reflets...). Le level design est efficace, les couleurs sont bien choisies et rayonnantes de beauté. Du tout bon de ce niveau là !
Les CG incrustés qui parsèment le jeu sont également fort beaux. Le design de la totalité des personnages est tout simplement EXCELLENT. Le travail sur les pièces vestimentaires est magnifique, nos héros sont classes et possèdent à mes yeux un puissant charisme. Ces dessins confèrent au titre une ambiance japanimation originale pour un jeu de ce genre (j’adhère à 200%).

Je tiens à apporter une précision qui a son importance selon moi : je joue sur un écran VGA et la comparaison avec la télévision est désastreuse. Je ne peux clairement pas jouer sur un écran de télévision avec ce jeu sous peine de perdre infiniment en qualité visuelle (beaucoup moins fin, moins détaillé, moins coloré donc moins de précision lors des slalomes entre les boulettes etc....). Bref, je vous conseille vivement d’y jouer sur un moniteur sous peine de gâcher en partie le jeu.
Après m’être longtemps intéressé sur l’aspect graphique, intéressons-nous à un autre point technique qui à une importance folle pour moi : la musique et l’environnement sonore.
Un jeu qui possède une musique exécrable a peu de chance de tourner fort longtemps dans ma console. Pour ce Shiki 2, j’ai tout de suite apprécié. Au fur et à mesure de réentendre les mêmes morceaux, je suis devenu de plus en plus « addicted » aux musiques au point même de m’acheter la version collector du jeu contenant le cd audio ^^ (bien que mon statut d’étudiant pauvre m’interdise ce genre de caprices).
Elles sont rythmiques et formidablement saillantes à l’action. Remuer la tête ou fredonner la mélodie lors d’un affrontement n’est pas rare... mais cela est une autre histoire.
Les personnages sont tous doublés : ils poussent toutes sortent de cris et d’expressions qui ajoutent de la frénésie et de la classe au déroulement du jeu.
Par contre, je trouve les bruitages des explosions un peu mous du genou. C’est vraiment dommage car l’action perd un peu en intensité pour peu que l’on joue avec un volume de tapette (rhrrrrr, maudits voisins qui dorment à 2h00 du matin !!!).

Abordons le point le plus important.
Le gameplay du jeu est violemment extrêmement sublimement riche et subtile. Vous avez le choix d’incarner une multitude de personnage qui n’ont strictement rien à voir dans la manière de les diriger in game. Ils se jouent tous différemment : à chaque protagoniste correspond une façon de jouer totalement originale.
Cela fait 3 mois que je possède le jeu, et je finis le jeu avec 3 personnages seulement (je prends le temps de maîtriser chaque protagonistes).
Vous aurez donc compris que la durée de vie du jeu est extrême. Parfois, il m’arrive de relancer le jeu à un moment quelconque juste histoire de rejouer un personnage précis (qui implique une manière de jouer bien spécifique... donc de ressentir un plaisir tout aussi unique).
Cela dit, il y a bien entendu une ligne directrice commune. Votre héros possède un tir normal (qui lui est propre, of course), un second moyen d’attaque/défense qui réduit sa vitesse de déplacement ainsi qu’une invocation (disponible en quantité limitée... dans la limite des stocks disponibles, ruer vous dessus, c’est collector... mais qu’est ce que je raconte ?!) qui le rend invincible et pulvérise généralement une grosse quantité de méchants pas beaux à l’écran.
Les boss parsèment les milieux et fins de niveau. Autre détail qui tue : leurs barres d’énergie sont divisées en multiples parties qui structurent l’assaut du maître des lieux (dont il faut comprendre la logique et le plan pour s’en tirer).
Autre point commun : plus on se colle aux tirs ennemis, plus notre tir s’intensifie (en puissance et en portée). Ce système permet de réaliser moult échappatoires aux situations les plus tendues et par la même occasion de décupler le score... à condition de bien l’utiliser (je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pestiféré comme un damné devant ma console à cause d’une approche trop... rapprochée, qui m’a fait perdre de précieuses vies).

Bon, j’en vois déjà qui plissent les yeux et qui s’efforcent de relire ce passage pour comprendre. Si vous n’avez rien compris à ce que je viens d’expliquer, c’est normal, ne vous en faites pas. Faites moi simplement confiance (relativement), le gameplay est diversifié et accrocheur à mort.
À noter que je joue avec le stick arcade Sega

Le jeu est sorti sur d’autres support (PS2 et Gamecube et Xbox) mais sur Dreamcast, on a l’ultime avantage d’en profiter sur écran pc (haute résolution) ; utiliser un VGAbox donne au jeu une toute autre allure, croyez moi. Voilà pourquoi je recommande chaudement ce Shikigami no Shiro 2 sur Dreamcast tant jouer sur écran télé fait perdre de l’intérêt à celui-ci (comme je l’ai déjà dit, le manque de finesse empêche toute sorte de choses comme se coller aisément et précisément aux boulettes par exemple)

Pourquoi ce jeu bute :
je n’ai jamais vu un boss de fin aussi génial...
...et une ambiance si excellente dans un shoot them up
la durée de vie est affolante grâce à un gameplay riche, varié et mega plaisant
les différents personnages changent l’approche du jeu du tout au tout
les phases de dialogues (façon digital comics) sont extra (je connais par cœur les répliques ^^)... rassurez vous, elles sont optionnelles et peuvent être passées (damnation). Le « scénario » diffère d’un personnage à l’autre.
la réalisation est soignée, dotée d’un design de folie et des musiques en parfaite adéquation
les ennemis tirent leurs boulettes selon une chorégraphie prédéfinie. Ce qui permet à l’habitué qui a torché le jeu des dizaines de fois avec un perso de s’en tirer sans trop de pertes et fracas avec un tout nouveau
c’est du manic doté d’une difficulté très bien dosée
un mode deux joueurs qui vient glorifiée cette liste

Allez, un petit screen en grand parce qu’elle le vaut bien
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Kenji-kun...Shikigami no Shiro defencer
