
Le titre de Saffire, suit bien-entendu l’intrigue principale du film, mais ne pouvant évidemment se contenter de marcher sur ses traces, prend pas mal de liberté avec. Exit donc les sempiternelles bla bla du film, et place à l’action. Le joueur commencera donc par allé chercher Mister Hyde dans l’église de notre Dame de Paris, pour finalement aller en Transylvaine sur la demande du Vatican. Ces derniers, craignent en effet pour la vie du dernier représentant d’une famille, ayant dévoué leurs vies à lutter contre Dracula. Le problème, et il est de taille, est que si le dernier membre de cette ligné venait à mourir avant le compte, les portes de Saint-Pierre viendraient à leurs resté fermé. Bref, on a besoin de vous, sinon y’a toutes une ligné qui risque d’avoir l’air fin au Paradis.

Hormis une modélisation des acteurs, juste suffisante pour leurs ressembler, les graphismes de Van Helsing sont assez réussis. Ce n’est pas ce qui se fait de mieux sur la console, mais c’est carrément loin d’être laid. De même, l’esthétique des décors rend très bien, avec un style très gothique, il faut ajouter à ça, des plans de caméra parfois très audacieux, qui mettent vraiment en valeur les décors et la qualité de leur réalisation. Pour ce qui est de la bande-son, il y’a bien quelques morceaux très sympa, mais globalement, je n’ai pas plus été emballé que ça. C’est un peu dommage, car une bande-son plus soigné aurait idéalement complété le bon rythme du jeu, entre deux flip-flap.

Van Helsing est bon, c’est un fait, mais c’est fou ce que la difficulté peut varier du tout au tout subitement. Autant certaines créatures ne sont limite présentes que pour se faire taper dessus, autant d’autres sont hyper redoutables. Car leur système d’attaque colle à merveille avec leur déplacement en bande, ou tout simplement à cause de leur grand nombre. Il n’est pas rare de se faire coincer, et de se faire littéralement massacrer. Le problème en fait, est que outre le nombre d’assaillant, est qu’il n’est pas aisé de se sortir d’une mêlée. Et dans ces cas là, il vaut mieux avoir sa barre de vie pas trop esquinté pour avoir le temps de se sortir de ce trou, sinon vous risquez de voir votre héros se faire occire malgré vos efforts désespéré. Car en plus de ça, il n’y a aucun moyen de parer les coups. Malgré cela, le titre de Saffire se révèle finalement assez facile, bien que la difficulté soit abusé par moment. Pourquoi ? Bah c’est très simple, des lors que l’on quitte un lieu, un point de passage est enregistré, et c’est là que vous reviendrez si votre personnage vient à mourir. Ce qui fait que l’on ne se retrouve jamais à refaire tout un trajet. Ce qui dans un sens, plombe à mort la durée de vie du jeu, et dans un autre, la sauve. Car comme je l’ai dit, la difficulté est assez relevé avec certaines créatures, et bien plus encore avec les boss. Certes, ces derniers ne sont pas invincibles, mais se retaper je ne sais combien de fois, un trajet plus ou moins long pour réussir à trouver la technique qui vous permettra de le vaincre.. C’est plutôt bof.

Heureusement, votre personnage n’est pas totalement démuni face à ces hordes de créatures démoniaque. Outre la palette de coups dont il dispose, il pourra à tout moment compter sur ses armes, ainsi que d’autres qu’il ramassera au fil de son avancé dans l’histoire. Parmi celle-ci, on peux déjà citer les lames Tojos, Van Helsing en tient une dans chaque main, et pourra s’en servir pour le corps à corps. Mais son utilité est assez limité, toutes les créatures ne sont pas bonnes à prendre dans ce type d’affrontement, de même qu’il faut être assez prudent pour ne pas risquer un douloureux retour de bâton, juste pour placer deux coups. Ensuite vient le pistolet, là encore vous en aurez un dans chaque mains, si celles-ci sont bien-sûr sans grand effet contre les boss, et certaines créatures, pour ce qui est des monstres de bases, ces armes sont tout à fait adaptés. Par la suite, comme je vous le disais, vous allez trouver d’autres armes, nettement plus sympa. Je ne vais pas toutes vous les citer, mais dans le lot se trouve la Gatling, et là je peut vous dire, que c’est le panard ! Toutes ces armes, aussi amusantes soient-elles, ne sont pas adaptés à toutes les situations, et il vous faudra souvent en changer en cours de combats. Mais pas de paniques ! Vous avez plusieurs moyens d’en changer, la plus simple étant de presser le bouton R1, qui figera le temps pendant que vous changez d’armes. Vous voyez ? Ce n’était pas la peine de transpirer comme ça.

En tuant les créatures qui auront la mauvaise idée de le rencontrer, Van Helsing pourra ramasser des glyphes, celles-ci lui serviront de monnaies à la fin de chaque niveau, pour s’équiper de choses en tout genre. Ces objets, allant de l’amélioration de votre barre de vie, à un nouveau mouvement, en passant par un glyphe de soin, pourront également être obtenu en fouillant les niveaux, ou encore en trucidant vos adversaires. Mais il ne sera pas vraiment indispensable de s’embêter à fouiller les niveaux pour les trouver, il suffit de vider une zone, et d’y revenir pour trouver à nouveau du streums à tuer, et ainsi se constituer un stock de glyphe, et par conséquent, de s’équiper en masse à la fin du niveau.

Graphisme 8 : La très bonne réalisation du titre, est servie par des plans de caméra bien pensé.
Intérêt 7 : La durée de vie est faible, comptez environ 5 heures pour le finir en mode normal. Mais à côté, le jeu ne manque pas d’action, et le rythme ne tombe jamais. De plus, de nos jours ce jeu ne vaut plus grand-chose en occasion.
Durée de vie 6 : Les nombreux points de sauvegarde, et la faible durée du jeu sont un handicap, mais le titre possède des atouts pour contrebalancer.
Animation 8 : Le jeu est fluide, et les mouvements des protagonistes sont correctement décomposés.
Jouabilité 7 : La difficulté a se sortir d’une mêlée, incite le joueur a fuir le contact avec certaines créatures, de même qu’il est regrettable de ne pouvoir parer les coups. Pour le reste, Van Helsing dispose de quoi se défendre.
Bande-son 6 : Le jeu ne brille pas par sa musique, et pour ce qui est des sons d’ambiance, le contrat est remplie.
Scénario 7 : En ne conservant que le fil conducteur, et certaines scène du film, Saffire permet à son titre d’éviter le même problème que son homologue sur pellicule. A savoir l’ennui.
Conclusion : Beaucoup ont descendu Van helsing du fait de son infériorité à Devil May Cry, si je veut bien croire sur parole à la supériorité de ce dernier, il serait dommage de passer à côté d’un titre qui reste malgré tout plutôt bon.