
Il fête cette année ces 25 ans et pour l’occasion, son éditeur Namco a décidé de le remettre sur le devant de la scène- qu’il n’a d’une certaine manière jamais vraiment quitté, en sortant des nouveaux jeux sur à peu prés toutes les machines du marché.

Mais c’est, une fois de plus, sur DS, que les développeurs ont pu laisser parler leur créativité en proposant coup sur coup deux jeux pour le moins surprenants et innovants.
Le premier, Pac-Pix, sortit il y a déjà quelques mois, est, n’ayons pas peur des mots, un chef d’œuvre. Malgré des défauts, notamment une difficulté mal dosée, le jeu est emprunt de folie et de poésie et je ne peux que vous conseiller de vous le procurer au plus vite si ce n’est déjà fait...
Le deuxième, Pac ‘N Roll est sortit plus récemment. Moins flashant au premier abord, il n’en reste pas moins un titre intéressant... Mais est-ce pour autant un bon jeu ?

Dés son lancement, on se rend compte que Pac’N Roll se veut plus classique que Pac Pix, tout en étant nettement moins "minimaliste"... Il s’agit, pour le coup, d’une vraie adaptation du Pac Man original réalisée tout en 3D, avec tout de même quelques petits aménagements...
Comme dans le Pac Man de la grande époque, on retrouve les labyrinthes, les fantômes qui nous poursuivent, les « Pac -Billes » à avaler au kilomètre et les fameuses « Pac Gom » qui permettent à Pac man de se venger durant quelques secondes en ayant la faculté, à son tour, de gober les fantômes...

Le jeu mélange adroitement phases de course poursuite façon jeu du chat et de la souris avec des phases d’énigmes plus ou moins compliquées. Le plus dur restant de ne pas tomber dans le vide, tant l’architecture de certains labyrinthes est tarabiscotées !
L’originalité du jeu, outre sa réalisation de très haute tenue, tient avant toute autre chose dans son maniement.

L’action se déroule sur l’écran du haut, tandis qu’on déplace le Pac Man sur l’écran du bas, grâce au stylet. Pour cela, au centre de l’écran tactile se trouve une représentation « géante » et en 3D du Pac Man que l’on fait tourner sur lui-même grâce au stylet. C’est, en gros, le principe de la souris de certains ordinateurs portables. Si notre stylet amorce, sur le Pac Man de l’écran tactile, un mouvement vers la gauche, le Pac Man, sur l’écran du haut, se déplacera vers la gauche. Si d’un geste sûr, on stoppe notre stylet sur le Pac Man de l’écran tactile, le Pac Man de l’écran du haut s’arrêtera net. Vous comprenez le principe ? Et naturellement, ce système prend en compte notre vitesse d’exécution. La maniabilité est, donc, au top. La précision est véritablement redoutable et c’est un vrai plaisir de déplacer notre petit Pac Man au travers des niveaux...

Un bémol cependant, en ce qui concerne la technique de « boost » », une brusque accélération qui permet à Pac Man de détruire certains objets ou de passer au-dessus de précipices... Pour ma part il m’a fallu pas mal d’entraînement avant de réussir à maîtriser la technique... J’ai d’ailleurs une pensée émue pour les Pac Man que j’ai, involontairement précipité dans le vide en déclenchant ces boosts inopinément...

Petite surprise dans le gameplay : a chaque rencontre entre Pac man et les fantômes, la scène est transposée sur l’écran tactile. Le joueur a alors quelques secondes pour se débarrasser des géneurs à coup de stylet !
L’histoire du soft est bébête au possible. Les quatre fantômes, Inky, Blinky, Pinky et clyde, ennemis historiques de Pac Man ramènent sur terre un fantôme qui vient de l’espace ( !!!) du nom de Glovis. Ce fantôme très rock ‘n roll, clone d’Elvis, transforme tous les habitants de Pac Land en... boules. Ce qui fait que tout le monde les as... les boules. (Vous n’êtes pas obligé de rire) Heureusement Pac Man est là ! Et avec l’aide d’une petite fée rigolote du nom de Krystal, il va foutre la pâtée aux vilains méchants tout en sauvant les habitants de Pac Land. Hourra.

Si l’histoire est sans intérêt, reconnaissons tout de même, un certain humour dans les dialogues notamment dans ceux de la fée et du grand méchant de service... A savourer au millième degré, bien sûr !


Les petites images qui font la transition entres les tableaux et qui racontent cette incroyable histoire, reprennent les graphismes du Pac Man du dessin animé. Ce qui était déjà le cas dans Pac pix.
Le jeu propose 6 mondes découpés en cinq ou six niveaux. Les décors, tout en 3D, sont très réussis. La variété des environnements permet de passer d’une ambiance de fête foraine à un décor de cimetière, à celui d’une forteresse enflammée... Très vite dans le jeu, il est possible de placer la camera ou bon nous semble, ce qui permet d’avoir toujours la meilleure vue possible.

Pour réussir à passer les différentes épreuves concoctées, Pac man peut revêtir deux costumes aux aptitudes spéciales. Le premier, celui de chevalier permet notamment à Pac Man de résister aux bourrasques de vents ou encore de casser des caisses en métal... Le costume Ailé au contraire vous rend léger comme une plume et vous permet de voler quelques instants ou de glisser sur l’eau...
Chaque tableau est découpé en plusieurs parties, fermées par des portes qui demandent que Pac Man ait ingurgité un certain nombre de pastilles pour pouvoir passer.
En sous quête, il faut savoir que deux diamants sont cachés dans chaque tableau. En trouver un certain nombre débloquent des vieux jeux en bonus, dont le Pac Man original !

Naturellement, régulièrement, Pac man doit affronter Glovis. Comme c’est un très gros fantôme, pour pouvoir l’attaquer Pac Man doit gober à la suite trois Pac Gom... Ces phases se révèlent moins réussies et plus difficile à jouer que les autres...
Le jeu s’apparente donc, pour ceux qui connaissent, à un mélange de « Marble Madness », de « Super Monkey Ball » et naturellement de Pac Man ! Vos nerfs seront souvent mis à rude épreuve ! Car plus on avance dans le jeu, plus les labyrinthes sont tordus et incroyablement encombrés d’embûches ! La moindre erreur engendrant souvent une mort brutale !
Et c’est là d’après moi, une des grosses faiblesses du titre... Car si les premiers tableaux sont plutôt faciles, (le premier s’apparentant même à un tutorial), à partir du quatrième monde, ils se corsent sévèrement... Le cinquième monde est carrément à s’arracher la tête et j’ai bien faillit plusieurs fois balancer ma console contre un mur en maudissant les développeurs ! Je les aurais rencontrés, à ce moment là, au coin de ma rue, on les aurait retrouvé en train de flotter dans le fleuve à côté de chez moi...
Parfois entre des flammes qui sortent des murs, des ponts qui s’écroulent, des streumons qui vous foncent dessus et des plates-formes mouvantes qu’il faut viser sous peine de chuter dans de la lave en fusion : l’asile vous semblera un endroit doux et tranquille !
C’est vraiment dommage d’avoir corsé certains passages de la sorte. C’est plus qu’évident, que de nombreux joueurs abandonneront le jeu avant d’en voir la fin, bloqués bêtement par un passage trop diabolique !

En résumé, après Pac Pix, Namco propose un nouveau Pac Man qui sans atteindre l’excellence de son grand frère, s’avère être un très bon « jeu de labyrinthe » dont la réalisation fait honneur à la DS. Malheureusement sa difficulté quasi démoniaque (à partir du cinquième monde) (et encore plus mal dosée que Pac Pix) le réserve à des joueurs zen, voire à des statues de pierre ! Joueurs alcooliques ou atteint de la maladie de Parkinson, passez votre chemin !
Je tiens à préciser, au cas ou, par hasard, les développeurs de ce jeu auraient été retrouvé en train de flotter dans le fleuve à côté de chez moi, que le jour du crime j’étais chez ma mère et que j’y suis resté toute la journée...
