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08/09/2010

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Me & My Katamari
Il faut toujours avoir...
une boulette dans sa poche !

Confectionner des boules en ramassant tout ce qui traîne par terre, c’est non seulement un geste citoyen mais aussi et surtout une des dernières activités vidéo-ludique à la mode !

C’est le double effet « We Love Katamari » ! Le jeu culte développé par Namco, et disponible chez nous depuis janvier dernier sur Ps2.

Après le Japon et les Etats Unis, l’Europe a donc succombé à son tour à la folie des boules ! Et le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur, emportant tout sur son passage tel un Katamari ivre ! Amis poètes, bonsoir !


Si vous faîtes partis des quelques derniers irréductibles qui résistent encore, c’est peut-être parce que tout bonnement vous n’êtes pas sensible à l’ambiance décalée du titre, entre le « Pop Art » et le gribouillis d’enfants ! Une ambiance qui explique en partie le succès incroyable de ce titre dont le concept de base transcende en douceur le jeu de réflexion...

Pour les ignares qui viendraient de se réveiller ou qui feraient mine de ne pas connaître, un Katamari est une boule collante que l’on fait rouler sur un sol jonché d’objets et qui grossit au fur et à mesure que s’agglutine autour d’elle tout ce qui traîne ! Le but varie d’un tableau à l’autre mais généralement il s’agit d’arriver à confectionner un Katamari d’une taille imposée en un temps restreint. Ca peut paraître (trop) simple mais ça ne l’est pas ! On ne peut pas ramasser n’importe quel objet avec un katamari de n’importe quel taille et l’architecture complexe de certains niveaux peut vite vous faire perdre la boule, pour ne pas dire, le Katamari !

Sur Ps2, le confort de jeu était optimal et le plaisir, sans nul autre pareil ! Mais qu’en est-il de la version Psp ? D’abord, bon point pour Namco, ce « Katamari et Moi » est un nouveau jeu à part entière et non une banale transposition. Le jeu propose donc une nouvelle histoire ainsi que des environnements et des objets inédits.

Dans le jeu Ps2, il fallait confectionner des Katamaris pour en faire des planètes que l’omnipotent et omniscient Roi du Cosmos replaçait ensuite dans l’univers... Ici, le but est moins poétique mais tout aussi, sinon plus, délirant ! En vacancessur terre, le roi du cosmos (toujours lui) a la bonne idée de faire quelques brasses dans la mer, ce qui, vu son poids, provoque un raz de marée gigantesque digne du déluge de la Bible ! Autant dire que les dégâts sont considérables. Pour réparer cette tragédie, le Roi demande au petit Prince (mais on peut, comme sur Ps2, jouer un de ces potes) de confectionner des katamaris afin de « re-créer » les îles qui ont été malencontreusement englouties par le tsunami ! Une petite histoire totalement délirante qui donne le ton.

Et comme dans l’épisode Ps2, le jeu commence très fort, par un générique qui est, à lui seul, un véritable moment d’anthologie, peut-être même encore plus "ouf-gueudin" que sur console de salon ! Une sorte de petit clip complètement barré ou le Roi du cosmos fait son show, avec la Reine en guest star, au milieu d’oursons acrobates, d’enfants qui font la ronde, de fleurs de papier peint qui tombent du ciel et de gâteaux d’anniversaire qui clignotent ! Et naturellement en fond sonore une très jolie chanson rythme le tout- genre « la Croisière s’amuse » en version japonaise ! Autant dire que c’est la routine habituelle dans l’univers des katamaris !

Vous l’aurez compris, il n’y a pas de doute à avoir, cette version Psp respecte et reprend l’ambiance du jeu précédent. Ceux qui aiment, seront ravis et replongeront avec délice dans le trip psychédélique inhérent à la série ( je rappelle aux pas sages, qu’il existe deux épisodes sur Ps2 dont le premier n’est pas encore sortit chez nous et qui ne risque, apparemment pas de sortir)

Mais qu’en est-il du plaisir de jeu proprement dit ? L’un des points forts incontestables de « We Love Katamari » sur Ps2 était sa maniabilité. D’ailleurs, ceux qui suivent, savent que le concept des Katamaris n’était à la base qu’un exercice réalisé par des étudiants en jeux vidéo sensé utiliser au mieux la manette « Dual Shock » de la Ps2. Tout le gameplay de « We Love Katamari » s’articule donc autour des deux sticks analogiques de la « Dual Shock ». Enlevez un stick est le jeu ne fonctionne plus...

Sachant que la Psp n’en possède justement qu’un, la question est de savoir comment les développeurs ont-ils pu se débrouiller pour retranscrire toutes les sensations de jeu de « We Love Katamari » ? Et franchement, c’est là que le bas blesse.

Dés la mission d’entraînement on se rend compte que déplacer son katamari n’est pas une mince affaire. Pour avancer, au lieu des sticks analogiques, on utilise d’un côté la croix et de l’autre les quatre boutons. On peut aussi, si on préfère, à la place des boutons, se servir des boutons L et R... C’est, de toute façon, véritablement un coup à prendre. Mais là ou sur Ps2, il ne fallait que quelques minutes avant d’apprivoiser le système, dans cette version Psp, il faudra beaucoup, mais alors là beaucoup plus, de temps ! Sachant que même une fois les commandes bien en main, vous n’arriverez pas forcément à manier votre Katamari comme vous le souhaitez !

C’est un énorme problème qui fait que seuls les plus acharnés progresseront dans l’aventure. Les autres risquent fort d’abandonner très vite...

Pour ceux qui persisteront, ils doivent savoir que bien souvent, il leur arrivera de perdre simplement parce qu’ils n’auront pas su orienter leur Katamari dans la bonne zone, au bon moment et non à cause de la difficulté réelle du challenge !

Dans ces conditions, jouer peut rapidement devenir un calvaire... Pour vos nerfs, mais aussi pour vos doigts ! Prévoyez des pansements pour les cloques ! Et une masseuse ou un masseur professionnel de doigts ( ou encore ma sœur masseuse)

Je n’entends aucun rire. Ne serait-ce pas drôle ? Ou n’y-a-t-il personne devant la page ?

Il se peut aussi, tellement on se crispe sur notre pauvre Psp, que par mégarde, le clapet ou se loge les UMD, s’ouvre au milieu de la partie- ça m’est arrivé plus d’une fois !

Bref, c’est la gâlère ! Mais d’autres petits soucis viennent encore noircir le tableau.

D’abord la quête principale ne propose que cinq environnements différents. C’est peu et on a vite fait de se retrouver à refaire les mêmes tableaux simplement avec un objectif différent... De plus les challenges sont très classiques. La plupart du temps, il nous est demandé de confectionner un Katamari d’une taille précise en un temps restreint.

Sur Ps2, dans « We Love Katamari », il y avait des niveaux complètement fous aux objectifs surprenants, comme celui qui se passait dans un ciel ombragé, qu’il fallait dégager pour faire briller le soleil ou encore celui ou le Katamari était une boule de neige, etc....

Sur Psp, on se contentera de faire des Katamaris tous simples à base d’objets divers et variés.

D’ailleurs de ce point de vue là, le jeu propose un nombre assez impressionnant d’objets différents que les plus fêlés pourront s’amuser à collectionner... Et c’est sûr que si vous voulez trouver TOUS les objets du jeu, la durée de vie vous paraîtra immense (surtout vu la maniabilité) sinon, il ne faut pas compter plus d’une petite poignée d’heures avant d’en voir la fin.

Sachez tout de même qu’une fois les îles re-créées, vous pourrez aller y faire un tour en bateau afin de rencontrer les insectes qui y vivent. Ceux-ci vous proposeront des challenges bien plus corsés (et originaux) que ceux de la quête principale et qui plus est, dans de nouveaux environnements ! Dans l’un de ces niveaux spéciaux, le Katamari est un bonbon ! Une bonne idée, bien dans l’esprit du jeu Ps2, mais encore une fois gâchée par la maniabilité exécrable. De quoi, tout de même prolonger, un peu, la durée de vie.

Logiquement, les jeux Katamari sont des jeux que l’on aime refaire pour améliorer son score et découvrir tous les secrets... Si vous avez réussit à apprivoiser les commandes, c’est probablement ce que vous ferez, sinon, il est clair, à moins d’être maso, que vous l’oublierez vite fait dans un coin...

En résumé, ce « Katamari et moi » est magnifique, du point de vue des graphismes et de l’ambiance parfaitement retranscrite. On en prend plein les yeux et plein les oreilles. Une fois de plus la bande originale du jeu est plus qu’excellente entre la musique d’ascenseur et celle que l’on entend dans les restaurants branchés !

C’est aussi un plaisir de retrouver le Roi du cosmos, toujours aussi ignoble (son courroux est redoutable lorsque l’on perd...) et notre héros, le valeureux petit prince dans des décors bariolés remplis de détails cocasses et d’objets improbables...

Commencer à pousser son katamari rikiki sur le sol d’un jardin en englobant des feuilles et des fleurs et finir sur une autoroute avec un Katamari géant qui absorbe les voitures, les camions et même les immeubles qu’il croise, est toujours aussi tripant !

Malheureusement le challenge n’est pas très relevé et le jeu ne propose que cinq environnements différents dont on a vite fait le tour... Mais le vrai problème vient de la maniabilité qui devient LA vraie et seule difficulté du soft ! Les développeurs n’ont pas réussit à retranscrire le gameplay si particulier de « We Love Katamari » et l’absence du deuxième stick se fait cruellement sentir.

Ce qui était un pur plaisir de joueur, devient une torture pour les doigts. Mais si vous avez six doigts à chaque main (ou plus) et que par bonheur, vous arrivez à vous accommoder de cette nouvelle configuration, vous serez sûrement ravis de cet épisode Psp, malgré ses quelques défauts. A réserver avant tout aux fans purs et durs. Aux autres, un seul conseil : (re)jouez à « We Love Katamari » sur Ps2.


NOTE : 05/10


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