
Y en a qui ont la belle vie tout de même... Se reposer et bronzer au soleil ainsi...
Tout commence au cours d’une petite balade en voiture où le conducteur de taxi vous divulgue les fondements du scénario. Pourtant, que vous choisissiez un côté où un autre du régime, on pourrait vous assimiler à une sorte de mercenaires puisque la plupart de vos missions auront pour contre partie un gain de diamants. Vous pourrez même, si vous le souhaitez, retourner votre veste et libre à vous de choisir un objectif ou une autre opportunité pour une même mission. Ainsi, on peut dire que vous êtes maitre de votre destin et que le scénario comporte différents embranchements : cela devrait varier l’action et vous donner une motivation complémentaire pour recommencer le jeu une fois fini.

Quézako ? Et bien, c’est un suppositoire écologique géant !
Par où commencer ? Far Cry 2 est juste énorme à tous niveaux et tenter d’énumérer tous les éléments du jeu serait juste vain ! D’entrée de jeu, les paysages africains vous plongent dans une ambiance réaliste mais exotique. Malgré que l’ensemble de l’action se déroule en Afrique, vous remarquez des régions à la végétation bien distinctes : savane, forêt, jungle, rocheuses, désert,... La variété est de mise ! Il en va de même des villages qui ont chacune leur propre architecture. Le plus impressionnant reste la végétation ultra luxuriante couplée à la gestion de la luminosité (qui change constamment en fonction de l’heure de la journée en suivant la cadence jour/nuit).
La gestion de la mémoire vive est incroyable : il y a tellement d’éléments à l’écran ! Non seulement on a la blinde de végétaux en environnements ouverts dans de superbes paysages, mais en plus ces derniers s’étendent à perte de vue et l’arrivée tardive des textures en fond de décor est moins fréquente que dans bon nombre de jeux où il y en a 10 fois moins ! Il faut voir tous les types de végétaux présents. C’est hallucinant et pour vous en convaincre, l’exploration ou le simple essai du mode création de carte fera l’affaire. La qualité est là : on s’approche d’un Crysis : on est loin des arbres en croisions (en plus la végétation peut bouger au grès du vent). De plus, tout est destructible ou presque : les branchages, les herbes qui peuvent bruler au lance flammes, à la grenage ou cocktail molotov, lors d’un enchainement d’explosions (véhicules),...

Il fallait oser la R14 couleur sauce pickels... Remarquez ça ne s’est pas arrangé avec le temps..
Ce n’est pas tout : dans un village, les vases peuvent se casser, les assiettes, les barils ou les citernes explosent... L’interaction est très poussée avec le décor et même d’un simple point de vue physique : vous pouvez pousser les barils du haut d’une falaise (les voir tomber puis flotter sur l’eau en bas), tirer sur des caisses pour les faire tomber et découvrir une mallette dessous ou derrière (il y a une mini-quête pour retrouver un max de mallettes de diamants partout sur la carte -votre sorte de GPS vous signale lorsque vous êtes proche-). Aussi les véhicules terrestres utilisés ont bien la fonction 4 x 4 et il est rare qu’ils soient mis en défaut à moins d’être vraiment calé entre 2 rochers de l’avant et de l’arrière. L’animation est aussi très bonne avec des explosions sublimes, des effets de feu superbes (idem pour la finesse de l’eau sur les rivières).
Un truc marquant même si la série nous y a habitué est de voir plein de petites animations transitoires comme la main du héros qui prend un médoc, qui se soigne en directe avec les moyens du bord (vous serez même aidé par un partenaire en plein combat pour vous relever et vous prêter main forte), qui rentre dans un habitat ou un véhicule avec fluidité mais sans temps de latence (ça reste fluide et non ennuyeux -à ce propos, on appréciera qu’une fois le jeu chargé, il n’y ait presque jamais de loading (beaucoup moins que dans GTA Vice City par exemple)-).

Non, cette image n’est pas flou, c’est juste que vous avez le "malade" du pays.
Niveau réalisation, nous avons donc à faire à du costaud malgré l’étendue impressionnante des contrées visitables. Venons en maintenant, au gameplay, aux armes, à la difficulté et donc au coeur du jeu ! Une fois la petite scène d’introduction du jeu terminée, vous sortez de votre léthargie pour commencer le combat. Les premiers moments de jeux vous couperont le souffle de par les détails et la profusion d’objets 3D apportés au décor.
En revanche, si vous ne jouer que quelques dizaines de minutes à Far Cry 2, il y a risque de se tromper sur la critique du titre. Il faut s’investir et prendre patience un minimum mais ce n’est franchement pas difficile car l’emballage est tellement motivant qu’on surpasse aisément les premières difficultés concernant la façon d’appréhender les combats à l’arme à feu. Il faut souvent viser de loin et vos petits yeux auront à se faire à des ennemis parfois tout petits au fond d’un décor ! Après quelques heures, vous m’en direz des nouvelles par contre.

C’est ce qui s’appelle déclarer sa flamme...
Avec un tel amas d’éléments réalistes, on aurait pu penser que les développeurs nous fasse le coup du jeu impossible à terminer, d’une difficulté tonitruante. Pas du tout, même en mode de difficulté supérieure même si vous avez à vous infiltrer un peu plus, la mécanique Far Cry 2 vous permet de tirer votre épingle du jeu si vous êtes assez malin et expérimenté. Pour ceux qui sont moins patients, en facile, le rentre dedans peu suffire jusqu’à un certain point. Une fois dans le scénario, vous n’aurez pas de points de blocages, le gameplay digéré, vous airerez longuement et avec plaisir dans ce monde ensoleillé où mère nature est encore maitresse des lieux. Ainsi vous roulerez parfois à côté des animaux ou marcherez accompagné des cris des petites bêtes de la jungle. Dépaysant et prenant !!!

Ca, s’passe comme ça les vacances en Finlande... euh, en Afrique !
Conclusion
Far Cry 2 est certainement la meilleure surprise de 2008 ! A mon sens, il se place bien devant Assassin’s Creed par exemple (et ce n’est pas une mince référence) : que ce soit pour sa réalisation ou le déroulement du jeu. Il faut dire qu’avec une carte de 50 km², on joue dans la pure surenchère. C’est d’ailleurs l’un des plus gros environnement de jeu de tous les temps, voir la plus grosse carte (à voir mais cela reste difficilement vérifiable). Tout bon joueur se doit donc d’avoir terminé le jeu au moins une fois dans sa vie pour éviter de passer à côté de quelque chose d’ENORME !
Play It Your Way !

C’est la carte... mais oubliez celle de Dora !
Le GPS humain... Vous allez connaitre : je vous promets !
Les Plus :
- l’ambiance unique tout autant visuelle que sonore
- enfin un jeu qui fait la part belle à la végétation et non au milieu urbain en environnement ouvert dans une carte immense !
- de très nombreuses armes, des up-grades, des achats,...
- les véhicules
- des explosions hyper funs !
- un quasi-réalisme de tous les instants
- un mode création de cartes phénoménale !
Les Moins :
- quelques bugs d’effacement de polygones (rares)
- des graphismes poussés mais certains effets impressionnants comme la pluie qui longe les murs (vu dans Turok par exemple) manquent à l’appel
- quelques difficultés à déclencher des évènements scriptés (début de missions/appropriation d’un camp de surveillance)
- des allers retours de longue distance sur la carte.

C’est ce qui s’appelle afficher ses idées avec un point de vue coup de poing !
Graphismes/Animation : 9 /10
Très très fins ces graphismes, le plus impressionnant restant la vision d’immenses paysages vu de très loin avec un nombre incroyable de détails. Techniquement c’est un killer game !
Environnement sonore : 8,5 /10
Avec une durée de vie si longue, il ne fallait pas tomber dans les mélodies trop redondantes. Ubisoft l’a compris avec une musique nature qui s’adapte à l’action en cas d’échauffourées. Cela convient parfaitement. Côté ambiance, bruitages de jungle, c’est nickel chrome !
Maniabilité : 8 /10
Mise à part une prise en main au combat peu aisée les toutes premières heures, on pourra regretter que l’on n’ait pas plus de visibilité à cause d’une végétation tellement luxuriante qu’on ne sait pas d’où viennent certains tirs ennemis. Ce qui a parfois pour effet d’être la souris victime des tirs et de devoir tout de même chercher le chat pour se défendre. Un comble ?
Fun/Durée de Vie : 8,5 /10
Richesse des bonus, réalisation enivrante, jeu prenant dans un environnement à la taille gargantuesque... Il y en a pour des dizaines d’heures et côté difficulté, chacun trouvera son bonheur.
Intérêt : 9 /10
Far Cry 2 est un sacré investissement que l’on amortira très vite. Vous serez happé par l’histoire une fois que vous vous serez mis dans le bain. C’est tout simplement mon jeu préféré d’Ubisoft.