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08/09/2010

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Resident Evil 5
Mais qu’est-ce qu’il se passe dans cette ville ?
C’est blindé de résidents débiles !

La génération actuelle de consoles marque un grand tournant pour les jeux en coopération. Capcom l’a très bien compris et nous propose un nouveau Resident Evil, résolument tourné vers cette tendance. Army of Two m’ayant déjà bien aguerri pour pratiquer cette discipline, Hajin’ et moi avons rangé Salem et Rios dans une petite boite, afin de faire un état des lieux de Resident Evil 5.

Makouill’ !

Le premier niveau du jeu vous place dans une baraque, avec des hordes de zombies qui débarquent de tout les côtés. La fuite étant la seule solution, vous quitterez rapidement la casbah pour vous perdre dans les étals d’un vieux marché. Votre armement très réduit vous obligera à ruser pour survivre et éviter de vous faire surprendre de dos. Le temps d’adaptation au gameplay se fait, alors, dans un environnement peu propice, et je n’ai, d’ailleurs, pas tardé à pester tout ce que je savais. Rassurez-vous, ce n’est qu’un cap à passer ; ce qui suit est bien plus abordable, et votre arsenal vous permettra de vous défaire, bien plus facilement, de vos ennemis.

Un passage du jeu, complètement tourné \"action\".
Et je peux vous dire que les manjis sont déterminés à vous voir crever.

D’autres points litigieux viennent du virage pris par la série. Beaucoup reprochent à Capcom de l’avoir éloignée de ses racines survival-horror en la transformant en jeu d’action. Je pense sincèrement que ces personnes n’ont pas dû faire le jeu en difficile. Ce mode de difficulté ne rend pas le jeu infaisable, il s’adresse surtout aux habitués de la série ! Et croyez-moi, on retrouve bien les éléments de base : le manque de munitions, les herbes en quantité restreintes et le stress à l’arrivée de vos ennemis. Mais ce qui rend le jeu vraiment fabuleux, c’est la coopération. Et je ne vous parle pas de vous entraider avec une IA sans âme. Donnez un rendez-vous en enfer à un ami, et serrez-vous les coudes. Fan hardcore d’Army of Two, le fait de pouvoir se féliciter sur le champs de bataille m’a franchement manqué, mais le reste est juste divin !

Faut pas énerver Charles Hingals...
Sheeva doit intervenir pour sauver Chris, mais là elle trouve ça stylé...

Si vous voulez survivre, il vous faudra savoir communiquer avec votre partenaire, avoir une confiance aveugle en lui et lui offrir une couverture lorsque qu’il devra rusher. La répartition des munitions, des soins ou même du type d’armement se doit d’être équilibrée et cohérente, pour obtenir la meilleure alchimie possible, et progresser au mieux au sein de ce jeu violent et cruel. Chaque joueur doit être prêt à porter secours à son partenaire en cas de blessure mortelle, ou si l’un d’entre vous se fait chopper par une créature. Certaines situations vous demanderont de vous séparer, sans trop vous éloigner, afin de continuer votre exploration : Chris donnera à Sheeva une impulsion supplémentaire à un saut pour atteindre une corniche. Celle-ci devra atteindre un objectif pendant que Chris lui offrira une couverture à distance.

Pour économiser vos bastos, tirez dans les transformateurs ou les pots d’essence.
Que c’est beau un manji qui brûle...

Ce jeu doit être fait à deux, je n’ose même pas imaginer la frustration que m’aurait fait subir une IA qui n’en fait qu’à sa tête. Les situations difficiles vous obligeront à monter des stratégies, à tester différentes actions et à faire travailler vos méninges avant de faire parler la poudre. Cette émulation entre joueurs confère une expérience unique, qu’il ne faut absolument pas gâcher avec un niveau de difficulté trop bas. Partenaire humain + jeu en difficile = amusement total.

Les passages inquiétants sont légions dans RE5
La prudence est de rigueur.

Le fait de ne pas pouvoir tirer, ou attaquer, en se déplaçant est un choix assez curieux. A la rigueur, qu’on ne puisse pas tirer en se déplaçant, c’est un point qui se défend. Le soucis vient surtout du fait que l’on doive se mettre en joue avant de tirer, ce qui casse un peu le rythme de vos actions. Pareil pour les coups de couteau. Une touche sert à se mettre en position pour frapper, et une autre pour frapper. Cette mécanique crée un gros temps mort, offrant ainsi à votre ennemi le temps de vous chopper. Il vous faudra donc composer avec ces lourdeurs, qui deviennent anecdotiques tant le jeu compense par ses bonnes idées et son cheminement passionnant.

Une balle dans la jambe suivi d’un uppercut vous fera économiser vos munitions.
Et des fois, c’est juste pour le plaisir.

A aucun moment je ne me suis ennuyé en parcourant le jeu aux côté d’Hajin’. Les situations sont magistralement variées et l’on n’a jamais la sensation de faire, en permanence, la même chose. Autant proie que chasseur, vous passerez de l’euphorie de la victoire à la peur de l’inconnu. Chaque détour de couloir se doit d’être exploré avec prudence, et les nombreuses cut-scènes intègrent parfois des QTE finement disséminés dans le jeu. Certaines phases vous laissant spectateur, vous vous ferez souvent surprendre par une action à réaliser rapidement, vous entraînant inexorablement vers une exécution féroce.

Encore un qui s’est fait \"Tchi-Tchi\" à mort...

Le bestiaire de Résident Evil 5 est un exemple de diversité, tout comme l’armement qui, à chaque nouvelle acquisition, sera comme une bouffée d’air frais après une apnée de 5 minutes. Les richesses, que vous récolterez, sous forme d’or, de pierres précieuses ou de reliques, vous permettront d’optimiser votre arsenal ; modification de la puissance, vitesse de rechargement, capacité des chargeurs ou augmentation de coups critiques. La découverte d’une nouvelle arme est un événement qui vous poussera à réfléchir quant à votre capacité à vous en servir. Il est stupide, pour un bourrin comme moi, de ramasser un fusil sniper alors qu’ Hajin’ est le roi du Head shot à longue portée. Une fois qu’un joueur ramasse une arme, celle-ci est disponible à l’achat pour l’autre joueur : à vous de définir vos priorités...

RE5, un jeu ou les héros survivent, s’entraident, résolvent des énigmes...
Et après, ils pètent la gueule à un gros black...

Une fois le jeu fini, vous pourrez le recommencer en conservant votre armement, et cela quel que soit le mode de difficulté choisi. Certains passages, qui nécessitaient une fuite de votre part, vous permettront, cette fois, de régler vos comptes et de découvrir de nouveaux trésors. De plus, chaque sous-chapitre terminé vous récompensera d’un ranking vous donnant des points. Ceux-ci seront utilisables afin de débloquer de nouveaux costumes, des figurines de collection ou encore des munitions illimités. Des armes "légendaires" sont également déblocables en upgradant au maximum la première arme de sa catégorie. Par exemple, si vous améliorez la première mitrailleuse, vous débloquerez un minigun !

Si un prochain DLC permet de jouer ce perso, j’achète direct !

Le replay value est, à ce stade, déjà exemplaire. Mais Capcom ne s’arrête pas là, en nous proposant le mode "Mercenaire". Cette variante de jeu vous place sur une map, où vous devrez tuer un maximum de zombies en peu de temps. Pour augmenter vos points, vous devrez réaliser des chaînes de frags et trouver du temps additionnel au sein du niveau. Tuer un ennemi à mains nues vous offre également 5 seconde de temps supplémentaire. A vous de trouver le bon enchaînement pour obtenir le meilleur score, et débloquer de nouveaux personnages et armements pour ce mode.


Graphisme / Animation : 10/10
Le jeu m’a convaincu sur quasiment tous les points, le fait qu’il soit magnifique graphiquement mérite donc d’être souligné. On n’est absolument pas dans le type de jeu où tout est mis dans l’esthétique au détriment du reste : congratulations ! Les animations sont très bonnes et le jeu est d’une fluidité à toute épreuve. 0 saccades, 0 chutes de frame rate, 0 freeze = perfect !

Gameplay : 7/10
Un choix bizarre mais assumé, on a plus l’impression de piloter un véhicule que d’incarner un être humain. Le tout est loin d’être catastrophique, mais les premiers temps nécessitent une franche rééducation au gameplay d’il y a 5 ans... La touche permettant de ramasser un objet, de sauter en contrebas ou de frapper un ennemi stunné étant la même, il m’est parfois arrivé de faire une action involontaire, me mettant dans une position plus que délicate. Mais comme je l’ai dit plus haut, le reste du jeu rattrape largement ces maladresses.

Bande son : 9/10
L’ost colle parfaitement à l’action, les cris, les pleurs sont en accord parfait avec les différentes situations. Mention particulière à la qualité sonore des communications par le PSN.

Intérêt : 10/10
De la coopération, une aventure haletante qui donne soif de jouer. Le jeu se recommence avec la même envie que la première fois et la durée de vie est plus que satisfaisante. Il nous a fallut 15h pour terminer le jeu en difficile. Un incontournable de ma ludothèque, que je n’ai pourtant pas attendu. C’est, pour ma part, la meilleure surprise de ce début d’année. Je le répète une dernière fois : par pitié, faites le jeu à 2 en difficile. Kiff garanti !


NOTE : 09/10


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