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09/09/2010

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Mass Effect 2
j’aime sauver l’univers...
ça donne l’impression d’être quelqu’un

Depuis 15 ans et nombre de jeux cultes tels Baldur’s Gate ou Kotor pour ne citer qu’eux, Bioware s’est fait une réputation de maître du rpg PC puis plus généralement occidental. En 2007 la société sort l’immense et reconnu Mass Effect premier du nom, s’éloignant quelque peu des standards du rpg us.

En proposant des phases de combat ultra dynamiques et en temps réel (bien qu’il soit possible de mettre pause pour changer d’arme et sélectionner les pouvoirs), le jeu offre une vision différente de ses prédécesseurs. Certains n’hésiterons pas d’ailleurs à le considérer comme un jeu d’action, mais là je crie à l’ineptie, car si les combats sont proches de ce genre de jeu, la découverte, les dialogues et l’évolution du personnage sont inhérent au RPG. C’est pour ça que le terme action RPG existe. Enfin bon il en faut toujours pour trouver à redire. Si Mass Effect avait réussi à séduire son public c’est en grande partie grâce à la révolution du genre qu’il a effectué, sans doute dans le but de séduire les joueurs console (oui il paraît que nous avons des goûts différents des joueurs PC, si ils le disent...). Système d’évolution plus simple qu’à l’accoutumée tout en restant important, variété des pouvoirs, armures et armes ainsi que leurs améliorations, système de dialogue poussé et à la mise en scène enterrant tout ce qui a été fait jusqu’à lors. Enfin la création d’un univers original, au background ultra profond où chaque détail technique ou historique a été méticuleusement travaillé. Résultat le jeu était une immersion totale du joueur dans ce monde futuriste et convaincant.

Prenant suite de la fin du premier volet, l’histoire de Mass Effect 2 en est l’enchaînement logique (un peu comme Shenmue) et jouer à ce deuxième volet sans avoir fait le premier serait absurde. Je ne dirais rien de l’histoire, même pas les premières minutes pour ne pas spoiler ceux qui découvrent la série (je hais me faire spoiler). Je me contenterais de définir le scénario comme suivant logiquement l’histoire lancée précédemment, sans surprises mais sans déception non plus. Lors des premières heures de jeux une chose saute aux yeux, les (petits) défauts du premier se sont envolés. Fini le Mako et ses phases de combat et d’exploration (oui je sais que certains aimaient bien), maintenant il convient de scanner les planètes inconnues de leur orbite pour en tirer des ressources primordiales, mais aussi pour de temps en temps trouver des missions annexes cachées. Terminées les heures passées dans son inventaire à changer de mod et trier avant de tout changer en omnigel, ce point ayant été totalement repensé. Comme je le disais juste avant on obtient quatre type de ressources (en scannant ou en les trouvant), qui vont vous servir à payer des évolutions de vos armes et armures, celles-ci étant désormais très peu nombreuses. Pour cela il est nécessaire de trouver ou acheter des possibilités d’upgrades, qu’il faudra ensuite effectuer dans le labo scientifique de votre vaisseau, mais cela à un prix, les ressources précédemment trouvées. A vous donc d’écumer la galaxie.

Les débuts de Mass Effect sur la citadelle avaient leurs partisans et détracteurs. Les gens avaient plus ou moins apprécié les 6 ou 7h de discussion, mini missions et promenades qui précédaient la vraie baston. Personnellement j’avais adoré ce côté posé, l’éblouissement de cet endroit magnifique et discuter avec tous ces extra-terrestres pour découvrir leurs traditions et façon de penser. Par contre une fois cette place terminée rares étaient ces moments durant le reste de l’aventure. Dans ce second volet tout cela est mieux éparpillé, il n’y a plus un seul endroit posé, mais divers plus petits, l’alternance discussion combat est donc mieux gérée. Ce qui fait la force des dialogues de la série, c’est bien sur par des graphismes magnifiques mais aussi par une mise en scène et une implication du joueur impressionnante. Chaque personnage a sa façon de parler, sa voix (oui il y a encore des jeux avec seulement du texte), sa gestuelle et son caractère. Chaque dialogue a ses plans de caméra dynamiques (même s’il arrive que quelques fois ça bug), et ses divers choix de réponse proposés à l’avance afin de rendre le tout cinématographique. Ces diverses réponses sont toujours agrémentées des spéciales liées à vos niveaux de conciliation et pragmatisme, à savoir si vos action sont guidées par l’honnêteté et le respect, ou par le profit et l’autorité. Ces facultés jouent désormais un rôle plus important car sont implémentées dans certaines scènes vidéos. Ainsi il est possible d’immiscer sa personnalité dans certains moments cruciaux, et par conséquent influer encore plus sur le déroulement des événement, et rendant le joueur d’autant plus impliqué et passionné. Cet ajout est tout bonnement génial à jouer, et engendre de grands moments d’immersion.

Déjà en son temps Mass Effect était graphiquement très agréable voir impressionnant durant les dialogues, aujourd’hui cette suite est encore montée d’un cran. Régulièrement le joueur est ébloui par des décors au design splendide et à l’ambiance poétique, contribuant à lui donner un dépaysement jouissif. Ceci rend d’autant plus incompréhensibles les remarques de certains testeurs trouvant que le moteur a vieilli, mais le monde est fait de blasés pinailleurs ne sachant plus rêver, il faut s’y faire. D’ailleurs cela me fait aborder le sujet des loading. Quel est le rapport me direz-vous, et bien certains s’étaient plaints des chargements cachés derrière les ascenseurs, résultat maintenant on a droit à des écrans fixes. Oh oui c’était horrible de patienter en écoutant les nouvelles ou ses équipiers parler entre eux, il est beaucoup mieux de regarder une bon vieil écran de chargement. Je vous jure... Bon revenons-en à nos Volus. Les musiques sont toujours aussi majestueuses, de magnifiques thèmes orchestraux lors des vidéos ou moments scénaristiques, et des plus rythmés pour les combats. Notons enfin l’arrivée de quelques ajouts originaux de personnalisation de la chambre du commandant (oui la votre). Celle-ci vous offre la possibilité d’agrémenter votre aquarium de poissons, d’installer un rongeur ou de collectionner les répliques miniatures des vaisseaux les plus importants. Accessoire mais divertissant.

La durée de vie se fera logiquement en fonction de votre approfondissement du jeu. Autour de la quête principale, deux types de quêtes annexes sont proposées, celles qui vous sont données directement par les personnages que vous croisez ou bien par votre boîte de messagerie, et celles qu’il faudra aller trouver en scannant les planètes inconnues. Pour toutes les faire, épuiser tous les dialogues, explorer toutes les planètes et faire entièrement évoluer votre équipement, comptez une cinquantaine d’heures bien remplies. « Seulement 50h pour un rpg ? » entends-je crier du dernier rang. Et oui seulement, car le jeu est tellement bon qu’on en voudrait plus. Mais il faut savoir que les quêtes annexes sont rapides, lorsque l’on y explore un bâtiment ou un site de crash cela reste d’une durée logique, cela n’a pas été rallongé artificiellement par des couloirs à n’en plus finir comme il est fréquent dans nombre de jeux.

Cet action rpg hollywoodien (je copyright ce terme ^^) mérite donc toutes les éloges qu’il a pu recevoir. Aucun défaut majeur, une immersion totale, un plaisir de jeu garanti. L’épopée Mass Effect est en phase de devenir culte, et elle le mérite bien.


NOTE : 10/10


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