
L’ambiance est électrique, la salle du Zénith est plongée dans l’obscurité et les fumées enveloppent la scène. Les écrans laissent apparaître des couleurs violettes très simples mais plongeant le public dans une ambiance particulière. Les musiciens de Tool font tour à tour leur apparition pour entamer leur set avec Lost Keys. Dès les premières notes, la foule est hystérique et tout le monde attend James Keenan Maynard, le chanteur emblématique de Tool. Ce n’est qu’à la fin de l’intro que l’on aperçoit sa silhouette derrière l’un des quatre écrans. Maynard commence tout naturellement sa prestation par une courte séance d’ombres chinoises. Les premières paroles de Maynard laissent entendre que Rosetta Stoned est la suite logique du set. Les textes sont scandés par le biais du mégaphone du chanteur. Lorsque celui-ci entame un chant plus clair, il passe enfin de l’autre côté des écrans afin de faire face au public. Une énorme puissance se dégage de cette première chanson et le public semble ravi.

Après un speech très court, Stinkfist conquis les fans venus voir Tool. Sur les écrans sont projetés des extraits du clip et on a le droit (comme bien souvent en concert) à une version extended de la chanson. Maynard fait une petite boutade sur les coloris des t-shirts des personnes du 1er rang avant de s’engager dans un Forty Six & 2 d’une rage incroyable. Le chanteur pousse un coup de gueule d’une façon plutôt humoristique sur les « clopeurs de la salle » (bah oui, « cocksucker » c’est affectueux). Qui a dit que James Keenan Maynard n’était pas vraiment communicatif ? Le son lourd de guitare de Jambi écrase littéralement le Zénith. Cette chanson est déjà énorme sur l’album mais c’est en concert qu’elle prend toute son ampleur. Une version extended de Schism suivra puis un petit Right In Two pour calmer le jeu. Le chanteur invite ensuite un guest (le chanteur d’un autre groupe) pour lui donner la réplique sur Opiate, une chanson du premier album. C’est une véritable surprise pour tout le monde et l’introduction d’une chanson du 1er album fait de ce set une prestation presque unique puisque Opiate fut peu jouée pour ce warm-up tour.


Maynard laisse partir son invitée, enchaîne avec une petite blague puis conclus la 1ère partie du concert avec le magnifique Lateralus (quel pied !). Plutôt que de quitter la scène durant le rappel, les membres du groupe se posent sur une marche de la scène pour refaire le monde. A ce moment, je comprends qu’il ne reste que deux chansons et que le fait d’avoir introduit Opiate dans le set a certainement évincé des chansons comme The Pot et surtout Sober (*snif*).

Tool finit son set par Vicarious puis Aenima. Par ailleurs, les derniers mots de Maynard pour le public seront « See you in November » (en fait ils repasseront en décembre) avant de conclure en apothéose par Aenima. On aura eu le droit à environ 1h45 de show intense et sublime. Vivement décembre pour un concert certainement plus long et encore plus jouissif. En somme, je me suis pris un 1er effet « kiss » Tool, une grosse claque puis un 2nd en redescendant sur terre au bout de 2 jours. Quoi que l’on puisse dire, le groupe était en grande forme et le concert fut grandiose malgré un son très lourd et puissant (mais très bon pour un Zénith !). Si vous n’avez jamais vu le groupe sur scène il vous reste encore le mois de décembre pour effectuer une session de rattrapage qui reste de tout fracassée sur son passage. La machine Tool a su clairement me conquérir ! A bientôt messieurs ^^.

