Avec ce premier Zelda 3...D, vous aurez droit à quelques cinématiques. Ces dernières ne souffrent heureusement pas du syndrome Metal Gear avec une diffusion à outrance et une longueur parfois difficilement soutenable (Snake, arrête de traîner la patte, t’es un vrai soldat oui ou non ?). Si on laisse tourner le jeu à l’écran titre on peut voir 3 cinématiques différentes (calculées par la console comme presque toujours sur N64). Ma cinématique préférée est celle de l’enlèvement de la princesse : sublime ! On y voit un Ganondorf très charismatique, au design sérieux et assez agressif. Cela se retrouve dans tout le jeu : d’une façon générale le style graphique est plus agressif que dans un Wind Waker (style Wonder Boy pour ce dernier).
Le village du début (la forêt Kokiri) est fantastique avec ses petits cours d’eau, ses lucioles qui brillent et virevoltent autour de vous. Le château de Ganondorf est une attraction à lui tout seul : pour son entrée sublime, ses vitraux, ses effets de lumière de folie et la musique jouée par de grands orgues : épatant ! Les dernières actions de jeu comportent une mise en scène dantesque ! En revanche les graphismes sont de qualité inégale au cours du jeu : certains décors sont bucoliques, d’autres beaucoup trop vides (manque de polygones).

Il y a des détails sympas : on voit la lune passer d’un côté à l’autre du paysage et la luminosité changer au fur et à mesure de la journée. Les couleurs sont dans les tons pastel. La luminosité change avec les heures, idem on a un changement de monstres avec les heures (des squelettes aux allures de morts vivants la nuit). Les boutiques sont fermées au soir, le pont levis du château fermé. On peut même connaître l’heure.
Lorsqu’on ouvre un coffre vous découvrirez un super effet visuel : le petit Link se penche (et failli de tomber dans le coffre) pour chopper l’objet qui se trouve au fond du coffre. Quand il l’ouvre on voit des rayons lumineux qui sortent du coffre comme si l’objet était en or 24 carats !
Il y a beaucoup à dire sur la réalisation de ce Zelda, aussi les effets de flous et les graphismes parfois moyens permettent de laisser travailler l’imagination. La magie est bien là : une trop haute qualité visuelle donne difficilement l’illusion d’un monde irréel et magique. Un peu comme les bruitages de Zelda 1 sur NES : ça fait mythique à fond ... et le petit effet charmant si difficile à reproduire atteint son paroxysme malgré les imperfections sonores.

L’aspect musical est beaucoup plus réaliste qu’avant : il concorde parfaitement avec le graphisme et la nature qu’il dévoile. Certains passages sont composés de bruitages sans musique. Cela fait moins jeux vidéo héroïque à tout prix en toute situation. On peut considérer que c’est un signe (ou un passage transitoire) qui montre que Zelda devient plus sombre... ce qu’on vérifie avec sa suite.
Dans les musiques, vous découvrirez quelques chœurs fabuleux (temple du temps, cinématiques...). Mention spéciale pour la mélodie de la plaine d’Hyrule qui assure un maximum. Les bruitages sont également très bons. On entend par exemple Link crier à chaque coup d’épée qu’il donne : ça fait très combatif. Il y a même les bruitages des pas de Link lorsqu’il marche !!!!!!!! Définitivement Nintendo a mis le paquet pour nous offrire un environnement sonore de tout premier ordre.

Système de jeu
Pas mal de choses ont changé avec le passage en 3D. Pour ma part, je trouve que ces changements fonctionnent à merveille et diversifient le champ d’action de Link. Voici ce qui avait choqué les esprits au début : sauter sans bouton de façon automatique en avançant (idem pour escalader). Je ne vois pas en quoi cela gêne. Certains auraient peut être préféré jouer à Mario en sautillant avec l’aide d’un bouton, mais ce n’est pas le cas. Disons que le système utilisé se rapproche d’une assistance en course auto : je crois que ça simplifie pas mal les choses.
Tout les menus de sélection des objets, pour regarder la carte, l’équipement, sauvegarder se déroulent à l’intérieur d’un cube en 3D qui tourne sur lui même (le cube de la Game Cube ?). On voit apparaître les boutons principaux d’action de la manette sous forme de dessins en haut à droite de l’écran : on peut définir quel objet ou quelle arme sera à telle ou telle place pour les boutons jaunes. Quant au bouton bleu, il change d’action selon les situations : dessus un mot explique l’action qu’on peut effectuer en direct live : ex : Ranger (son épée).

Votre épée offre la possibilité de donner des coups sous la forme d’enchaînement horizontaux ou alors de coups dans le sens vertical. En se concentrant vous pouvez toujours performer un coup d’épée tournoyant. Grâce à un système de locking, on peut focaliser son attention sur un ennemi (bouton Z). Qu’il y ait ou non des ennemis lockés, vous aurez la possibilité d’effectuer des déplacements latéraux (sauts de côté et saut en arrière (très classe)). On peut aussi attaquer en roulade pour faire trembler un arbre et donc récupérer quelque chose qui était suspendu en hauteur. Le jeu fourmille de possibilités comme faire rebondir certains projectiles lancés par les ennemis contre le bouclier de Link afin d’attaquer au rebond. Grâce au lance-graines, faire tomber une échelle en tirant sur un oeil-bouton est désormais une chose faisable (parfois vous tirerez dans un oeil au dessus d’une porte pour la débloquer).
Une idée sympa de Nintendo pour m’aider à me diriger dans ce monde en 3D, c’est d’inclure une fée : la Fée Navy (=>la bonne fée de Dany1). Nintendo nous prend par la main pour nous donner des aides précieuses.
Quelques minis jeux ponctuent vos recherches, tandis qu’un semblant d’infiltration fait son apparition, ....... le gameplay est donc ultra riche, complet et varié !!! C’est béton !

Le déroulement de l’Aventure : avec un grand A !
On retrouve le vieux Hiboux de Link’s Awakening qui vient encore taper la discute trop longtemps pour nous ralentir dans le feu de l’action... et en plus à la fin de son long monologue il propose "Non" d’office au choix : "as tu bien compris ?" C’est honteux et inadmissible !
On progresse bien dans l’aventure, il y a peu de points de blocages et on savoure une Aventure palpitante aux grès de jolis décors bien différents qui se succèdent à la manière d’un James Bond quasiment : monde de la lave, de feu, nature, ville,...... il y en aura pour tout le monde !!!

Collectionner des Skulltula d’or comme sous quête, les masques... tout cela rallonge la durée de vie et permettra à ceux qui trouvent ce Zelda trop facile d’optimiser la durée de vie. Personnellement la difficulté m’a satisfaite : les temples et sous terrains sont d’une difficulté surmontable en s’accrochant un peu. C’est ce que j’attend d’un Action/RPG : un jeu qui soit assez long, dont la difficulté soit faisable sans être trop facile. D’ailleurs son successeur sur N64 abuse un peu au niveau difficulté : il faut bien s’accrocher pour le Legend of Zelda : Majora’s Mask !

The Legend of Zelda : Ocarina of Time est mon Zelda 3D préféré car il est très fidèle à l’esprit des premiers Zelda. C’est un jeu d’Action/RPG très accessible qui plaira à un maximum de personnes. Avec le recul je me dis que j’avais un peu de mal à l’époque à me faire à l’idée de la 3D par rapport à un Zelda 3 Snes par exemple mais globalement c’est dans cet épisode 3D que je me retrouve le plus, même si les autres restent aussi d’un excellent niveau. Ce LOZ recèle de tout un tas d’énigmes très ingénieuses et agréables à réaliser sans devenir abominablement difficiles ou vicieuses !
Bravo... Nintendo : ça rime !!! Yeah aaaaaaaah !
Les Plus :
- un jeu très long avec changement de taille et d’âge du héros ce qui concilie le côté mignon, au côté puissant et plus agressif du guerrier plus âgé (clap, clap pour Nintendo).
- la ballade de Navy à la première personne juste avant de pouvoir commencer à prendre les commandes du jeu
- le bruitage lorsque Link fait une chute vertigineuse : aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah aaaah aaah ! (vous voyez ce que je veux dire comme ça)
- grande liberté d’actions (grimper, sauter, nager, aller où l’on veut, pas mal d’objets à utiliser,...)
Ganondorf fait des attaques dignes d’un super héros : il vole, fait des coups de poings sur sol, des boules d’énergie, etc...
Les Moins :
- intro du début un peu longue avant de pouvoir manier Link
- quelques libertés prises avec la façon de bouger et d’attaquer des ennemis
- graphismes par moment, effets de brouillard dans les décors avec les perspectives les plus lointaines
- trop d’aides de Navy quand on commence l’aventure : ex : comment ouvrir une porte : c’est complètement superflu.

Graphismes/Animation : 8,5 /10Toujours ce foutu problème de flou pour camoufler les pixels : parfois ça passe niquel, tandis qu’à d’autres moments cela fait plus grossier... bon on va pas refaire la Nintendo 64, hein !?
Quelques essais courageux mais imparfaits. Lors d’autres passages, on s’étonne que les graphismes soient si aboutis. Certains plans en fausse 3D sont digitalisés et rendent superbement. Il y a une vue subjective quand le perso est arrêté pour regarder aux alentours

. Par contre il existe d’énormes clippings même si les objets sont assez proches.
Environnement sonore : 8 /10
Grande qualité sonore : beaucoup de sons ont dû être digitalisés. Ca marche fort. On a toujours des bruitages inoubliables pour l’obtention d’un nouvel objet.
Maniabilité : 9 /10
La maniabilité est assez démente : le passage en 3D se fait assez naturellement. Les programmeurs ont fait du bon boulot en pensant à soulager le joueur avec le rappel des touches en haut à droite de l’écran. Par rapport à Mario 64, on peut regretter qu’il n’y ait pas autant de nuances dans la vitesse de déplacement du héros par rapport au maniement du stick analogique.
Fun/Durée de Vie : 9 /10
Comme tout bon Zelda digne de ce nom, la durée de vie est HUGE ! Enormous quoi !
Intérêt : 9 /10
Avec ces 7 années qui nous séparent de la sortie de ce Legend of Zelda : Ocarina of Time, on a un sacré recul. Celui ci n’est pas en sa défaveur. En le refaisant j’ai été assez surpris de redécouvrir tant de bonnes choses. Le jeu semble ne pas trop subir les outrages du temps.