
Au départ prévu sur la machine de Nintendo, la N64, le jeu fut porté sur Playstation. Les cartouches de la N64 manquant de mémoire, il leur était très difficile d’incorporer les FMV du jeu. Gros coup dur pour Nintendo mais véritable aubaine pour Sony qui, avec ce jeu, fait enfin décollé les ventes de sa Playstation. Final Fantasy VII reste pour l’instant le FF le plus vendu avec plus de 10 millions de copies vendues dans le monde entier. Chapeau bas.

La Shinra Inc. est une multinational qui dirige le monde, elle fourni tout l’énergie et puise dans le Mako, une énergie pure extraite directement au coeur de la planète, à l’instar du pétrole.Le mako n’est pas qu’une simple matière première, c’est aussi l’énergie vitale de cette planète qui est l’esprit de la Terre. Un groupe écologiste du nom d’AVALANCHE décide de se mettre en travers de la route de la Shinra. Cloud Strife , le héros du jeu, est un mercenaire qui faisait partie du SOLDAT, un groupe d’élite de la Shinra. AVALANCHE décide alors de poser une bombe sur un des réacteurs Mako. C’est ainsi que commence l’aventure pour Cloud qui le mènera à la découverte de lui-même, de terribles secrets mais aussi à décider du sort de la planète (rien que ça).

Voici donc les premières grandes lignes du scénario qui est un des plus fouillés de tous les RPG et même de tous les jeux confondus. Ce qui fait la force de Final Fantasy VII c’est son background ultra complexe, réglé au millimètre. Chaque personnage a son propre passé que vous découvrirez au fur et à mesure de l’aventure. Rien n’est laissé au hasard dans cette aventure, tout trouve une explication jusqu’au nom même des personnages. De plus, c’est un des premiers jeux (ou bien RPG) où le héros est vraiment humain. Ce que je veux dire par là c’est que Link dans The legend of Zelda, par exemple, part sauver le monde sans se poser jamais de question ou bien même douter : il sauve le monde, un point c’est tout ! Alors que Cloud est un héros torturé qui se remet sans cesse en question, doute de lui-même, se demande si ce qu’il fait est bien ou pas. Bref, il est humain. Cela fait partie des grandes force de FF VII.

L’aventure se déroule comme dans la plupart des RPG. Il y a une énorme world map où vous pouvez voyager dessus, bien que certains endroits vous seront refusés au début. Toutes les zones vous seront accessibles à la fin du jeu. Il y a aussi des villes, en grosse quantité, qui ont leur charme et parfois leur culture (par exemple Wutai, la ville chinoise). Dans ces villes, vous pourrez y faire des choses habituelles comme vous ravitailler en potions, ether... Acheter de nouvelles armures, armes ou matéria (je reviendrai sur ce sujet juste après). Et puis, on fini par les donjons habituels qui parsèment chaque jeu d’aventure entrecoupés de scènes de combats aléatoires.

En parlant des combats, venons en donc au système de ce Final Fantasy. Il se base sur un système nommé Matéria. Les matérias sont de petites boules renfermant des magies que le héros peut mettre sur son arme. Plus l’arme a d’orifices plus vous pourrez mettre des matérias. Les matérias se divisent en plusieurs catégories :
Les matérias vertes qui vous servent a utilisé de la magie.
Les matérias rouges correspondent aux invocations (Odin, Bahamut,...).
Les matérias bleues sont là comme soutien et améliorent les matérias qui leur sont associées.
Les matérias jaunes sont des matérias de commande (ex : voler, lancer, mimer,...).
Les matérias violettes ont un effet direct sur le héros (hp ou mp supplémentaire,...).
Le système est en fait très simple mais en même temps très profond, tant les possibilités son nombreuses. Prenons un exemple, pour vous montrez la simplicité de la chose : imaginons que vous avez deux orifices sur votre arme qui sont liés, si vous mettez la matéria verte Foudre + une matéria bleu « tout », quand vous allez utilisez la magie foudre sur tous les ennemis visés, et c’est aussi simple que ça, mais ça permet aussi un nombre très élevé de combinaisons.
Voilà à peu près tout ce qu’il faut savoir sur le système de FF VII.

En ce qui concerne le déroulement des combat, là aussi, rien de plus simple. On est encore au bon vieux système d’ATB (Active Time Battle). En clair, une barre d’action se remplit et vous donne droit à plusieurs actions possibles (attaquer, magie, invoquer, objets,....). Vous pouvez aussi fuir les combats et le système de limite est très simple, à chaque fois que votre perso se prend des coups, une barre de limite augmente. Une fois celle-ci remplie, il vous est alors possible d’utiliser votre limite. Une fois utilisée un certain nombre de fois, votre personnage en apprendra des nouvelles. Comme on peut le constater, le système est très simple et fusionné avec le système de matéria, cela donne un système profond et, par moment, des combats assez techniques.

Venons en maintenant à la faiblesse indirecte de Final Fantasy VII : les graphismes ont pris un sacré coup de vieux, même comparé a FF VIII ou FF IX. Autant lors des combats les graphismes sont encore assez potables mais, lors des déplacements, on sent les ravages du temps. Les personnages sont hypers carrés, sans mains et leurs visages sont uniquement constitués de leur yeux. Replacé dans le contexte de 1997, le jeu est très beau. Aujourd’hui, il commence vraiment à se faire vieux.

Après avoir fait le tour de l’histoire et du jeu en lui-même, parlons de la musique. Nobuo Uematsu nous gratifie d’un travail remarquable, avec des thèmes qui resteront à jamais gravés dans les mémoires des joueurs comme le Aerith Thème et le One Winged Angel qui enterre sévère la plupart des musiques de RPG.

Voilà, j’aurais encore bien d’autres points à aborder mais malheureusement, il est bien difficile de le faire sans vous spoiler le jeu. J’en aurai peut être l’occasion, si l’envie me prend de faire un dossier, mais ce n’est pas pour tout de suite. De toute manière, même sans ce dossier, vous aurez sans doute compris que FF VII est un très grand RPG.