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Castlevania : Symphony of the Night

"I am the Wind..."

jeudi 10 novembre 2005, par Teiseken

Sorti

Les vampires n’aiment pas l’été,
c’est pour ça que je l’ai fini en hiver.

L’aire de la 3D était déjà bien entamée avec des dizaines de sorties PS 1, que Konami effectue enfin la sortie d’un jeu prévu depuis très longtemps : Castlevania Symphony Of The Night (SOTN pour les intimes). Quel soulagement de voir débarquer comme ça un jeu 2D du meilleur goût ! SOTN est un jeu ultime. Peu de jeux 2D de la génération après 16 bits m’ont autant impressionné : non pas uniquement par sa réalisation, mais également par la richesse du jeu en lui-même. Il y a également Legacy of Kain (un autre jeu de vampires) qui le concurrence lointainement avec une vue en 2D (cette fois de dessus), pourtant LOK n’égale pas ni la multitude d’aires secrètes du jeu de Konami ni l’équipement du héros principal du jeu : le fils de Dracula en personne : j’ai nommé : Alucard Vlad ! Parlons justement de ces secrets. Une des choses qui fait toute la différence avec d’autres titres plus ou moins du même genre, c’est que SOTN ne se finit pas "juste" jusqu’au boss final. Que néni ! Vous allez devoir vous dépatouiller avec la carte pour visiter toutes les zones et découvrir tous les bonus afin de finir le jeu à 200 %. La chose peut paraître insurmontable de prime à bord, tant les tableaux de jeu sont géants, et pourtant j’y suis arrivé. Il est vrai que la difficulté de ce SOTN n’est pas si mordante que celle des versions Nes ou Snes. C’est le mélange des genres qui veut ça. En fait, c’est une erreur de comparer la difficulté des premiers Castle’ avec SOTN car on n’a plus à faire à un jeu s’orientant presque uniquement sur l’action/plateformes (Castlevania 2 débordait pas mal mais pas autant que SOTN). Dans cet épisode PS 1, Konami a choisi de ne pas vous cloisonner dans des niveaux fermés relativement courts, mais à l’intérieur d’un énorme château (assez long à traverser entièrement). On peut faire un parallèle entre l’équipement d’Alucard et l’équipement de base des RPGs, idem pour les points de vie : mise à niveau de la puissance de vos armes, de votre vie, en fonction de votre expérience, armes de jet, armes à une ou deux mains, magies, coups spéciaux, objets de restaurations, armures, boucliers et tout le tatsouin.... Ce titre est très complet : on va même jusqu’à activer des facultés supplémentaires en fonction de ses choix d’équipements : cela vous rend plus fort en attaque ou en défense ou peut vous immuniser contre certains éléments, etc... De plus le menu par lequel vous gérez tout cela est assez formidable. Konami n’a pas voulu faire des menus ultracomplexes aux allures flateuses : non, le tout est orienté de façon à ce que ce soit clair et pratique. Un bon choix, assurément. Il se peut que vous soyez désorienté comme je l’ai été à la première vision de ces menus remplis de chiffres et d’indications en tous genres. Il faut dire que je n’étais pas très habitué à ce type de menu à la sauce RPGesque. Cet aspect gestion s’avère être vraiment plaisant. Il faut savoir faire des essais, faire preuve de tact avec l’évolution de ses capacités et le renforcement de celles-ci puisque certains objets peuvent à la fois augmenter une capacité tout en baissant une autre. Je ne suis pas le plus grand amateur de RPGs au monde : j’aime avant tout l’action. Je dois dire que ce mixe de plateformes, de recherche et de combats avec en prime tout cet aspect aventure d’une richesse affolante m’a donné des frissons. SOTN est culte. A peine commencé vous pouvez vous attendre à de nombreuses surprises quand au déroulement des choses. On en prend plein les mirettes et les oreillettes ! Comme dans tout Castlevania on ne s’ennuie jamais : l’intensité est là et les plus pressés d’entre vous pourront même s’amuser durant les loadings en déformant les mots tant haïs (NOW LOADING) avec la croix directionnelle. Pourvu d’une réalisation prestigieuse pour un jeu 2D, SOTN a plus d’un tour dans son sac. Les graphismes très fins ne jettent pas de la poudre aux yeux, ils sont synonymes d’élégance. On s’étonne de voir autant de petites animations dans le décor comme avec les sprites. Ce n’est pas un jeu comme les autres : il est au dessus des autres. L’ambiance vampirique, enivrante au possible vous emmènera au septième ciel, surtout avec ces voix digitalisées à la perfection et ces musiques scandaleusement ravageuses. En alternant les musiques ultra pêchues et les musiques d’ambiance, Konami réussit le pari fou de garder une intensité remarquable durant l’intégralité des couloirs du château. Conclusion :
Avec la création de cet épisode de Castlevania, Konami a tenté de mettre tout le monde d’accord. Certains hésitent encore avec la version PC Engine souvent citée comme référence jusqu’alors... Nous ne pourrons pas établir aujourd’hui quel est la meilleur des 2 (surtout que je préfère le Castlevania 4 Snes à la version PC Engine), mais après tout : tous les goûts sont dans la nature. J’ai fait mon choix : ma version préférée de Castlevania est sur Playchtatchion un. Konami nous sort un coup spécial magistral avec ce jeu. Il fallait oser s’écarter ainsi de la lignée toute faite de ces jeux d’arcade. En plus de changer le genre du jeu, Konami y a insérer pas mal de nouveautés comme l’utilisation de différents alliés qui tournoient autour du héros. Le fait de pouvoir se transformer en animaux ou en brouillard s’ajoute à la longue liste des possibilités, sans compter que ces transformations ont également différents niveaux de puissance et des coups à activer. Konami assure : rien à redire ! Les plus :
- une durée de vie phénoménale : les portes des enfers vous sont ouvertes et ce n’est pas en 2 semaines que vous allez le finir !
- difficulté féerique de part sa progressivité
- une bande musicale qui fait référence
- de vrais boss comme on les aime : ils font peur, ils sont bien charnus et de bonne taille !
- un équipement offensif et défensif digne des RPGs
- le mythe Castlevania et le monde des vampires à son meilleur.

Les moins :
- non livré avec le dentier de vampire. Graphismes : 9 /10
OkTestContrôle délivre un 9 sur 10 sur son génialogeométre : wowh ! Vous êtes des petits veinards : avec un tel jeu vous aurez la blinde de détails graphiques et une finesse des plus remarquables.

Animation : 9 /10
De la belle 2D qui se détache des productions 16 bits par des effets spéciaux inédits.

Environnement sonore : 10 /10
Vos voisins vont pleurer : impossible de s’empêcher d’exploser le nombre de décibels.

Maniabilité : 9 /10
Quelques coups spéciaux demandent une certaine dose de pratique et d’entraînement, à part ça, c’est le top du top !

Fun/Durée de Vie : 10 /10
C SOTN a tout pour lui ! Il est immense, on savoure chaque moment passé, son univers est des plus envoûtant... Que du bon en perspective. Vous ne vous ferez pas prié pour le recommencer.

Intérêt : 10 /10
Castlevania : Symphony of the Night reste pour moi la pièce maîtresse dans la série des Castlevania et même peut être dans toute la ludothèque signée Konami. A ne rater sous aucun prétexte donc !!!

P.-S.

Sortie en Novembre 1997 en Europe
Nom japonais : Akumajo Dracula X : Gekka no Yasoukyoku
Editeur/D

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4 Messages de forum


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