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Castlevania "Dawn of Sorrow"

Adeptes de Dracula.....

jeudi 10 novembre 2005, par Kao_san

Castlevania : Dawn of Sorrow. Quel bonheur pour les fans, quelle chance pour les autres. Un nouveau Castlevania, en 2D qui plus est, et sur la Dual Screen de Nintendo, que demander de plus si ce n’est un petit test...au dents longues !

En ce qui me concerne, j’ai toujours trouvé que les épisodes en 3D de Castlevania étaient bien en dessous des versions 2D. Le magnifique "Symphony of the night", le très roots "Chronicles", ou encore "Harmony of dissonance" et "Aria of Sorrow" sur GBA prouvent à eux seul mes dires (sans compter bien sûr les épisodes Snes ou le "Chi no rondo" de la Nec). Ce n’est pas tant que la 3D ne convient pas à la série, mais il sera toujours difficile de rendre l’âme de ses magnifiques châteaux 2D aux pièces colorées et détaillées sur une architecture 3D. L’essai sur Play2 ne fût pas une catastrophe, mais l’importance de son scénario pour la série méritant un jeu de meilleure qualité (surtout au niveau graphique et sur la modélisation et l’animation des personnage).

Cet épisode DS est donc le digne héritier des deux avant derniers épisodes GBA pour la ligne artistique, et probablement que dans son âme il se rapproche un peu plus de "Symphony of the night" en ce qui concerne la maîtrise du concept par IGA et son équipe.

Chronologiquement l’histoire se déroule en 2036, une année après l’aventure du "Aria of Sorrow". La plupart des protagonistes sont donc directement issus de ce dernier, dont le héro principal : Soma Cruz. Au début de l’histoire, Soma est rattrapé par ses ennemis qui désirent le ramener au château. Car Soma était censé régner sur les terres de Dracula à la place de ce dernier. Ayant choisi la voie du bien, c’est tout naturellement qu’il prends les devants et décide de se rendre de lui même au château pour éradiquer les partisans du mal, qui voudraient faire de lui leur seigneur.

La fourre, qui comporte les illustrations des personnages principaux de cet opus est magnifique. Le design détaillé des précédent épisodes laissent place à un trait plus dépouillé et simple mais toujours dans l’esprit de la série (un style plus manga, que proposait déjà "Chi no rondo") . Si vous laissez tourner le menu principal quelques instants (appuyez sur B, ça ira plus vite), un anime hallucinant se met en route, accompagné du thème récurent de la série, première claque !

Les menu principaux sont en anglais, tout le reste du jeu est en japonais. La présentation générale est très soignée et les codes de couleurs utilisés sont parfait. Pendant que l’écran du bas affiche les sélections possible pour les options, celui du haut est occupé par une représentation du château, de nuit, au milieu des arbres, avec la lune légèrement rougie en fond. C’est beau à pleurer, comme l’ensemble du jeu d’ailleur !

C’est simplement le plus bel épisode sur portable et probablement le plus aboutit également. La 2D est somptueuse, colorée et pleine de détails, jusqu’au fonds d’écran animés pour la pluparts, que laissent apparaître les vitres ou les passages en extérieurs (certains fond sont en 3D). L’architecture est texturée de manière très convaincante, profitant au mieux des possibilités de la DS. Vous aurez également droit à quelques effets spéciaux que la PSone fût la première à proposer en son temps (effets de négatif sur l’image par exemple) ou encore des effets de distorsion de l’image (qui eux sont présent depuis la super famicom). Le design est superbe, et chaque nouvel environnement viendra vous apporter une vision du château gotique et romanesque, dont l’évolution au fil du scénario vous donnera accès à des niveaux chaque fois plus beaux les uns que les autres. Les fans inconditionnel de la série et des épisodes en 2D ne seront pas déçu par ce que propose ce "Dawn of Sorrow".

Michiru Yamane est toujours aux commandes des compositions musicales. Vous retrouverez quelques thèmes mythiques de la série, remixés pour l’occasion (dont le thème du premier stage de "Akumajo Dracula" sortit sur plusieurs supports à des moments différents) , mais le reste des compositions du jeu sont des morceaux exclusifs au titre. Si vous appréciez l’ambiance et la musique des autres épisodes, vous allez ètre largement conquis par les thèmes musicaux présent dans le jeu, qui collent parfaitement à l’ambiance du château et qui apportent un dynamisme supplémentaire. Au même titre que les graphismes, chaque partie du château est accompagnée par des musiques différentes et divines (et je pèse mes mots). Je vous conseille de jouer avec un casque de bonne qualité pour profiter au maximum de la bande son, qui complète magnifiquement le titre et qui va vous scotcher à la console.

Au niveau du gameplay, on garde les principales innovations apportée pour la première fois par IGA et son équipe sur la réalisation du "Harmony of Dissonance", à savoir le coté RPG et Les orbs (souls) laissée par les ennemis qui vous permettent de récupérer leurs pouvoirs. Classée en quatre catégories, rouge, bleu, orange ou argent (celles ci s’utilisent automatiquement), elles apportent, si l’on s’en équipe, de nouvelles attaques et des sorts vous facilitant la progression dans l’aventure, ou des invocations vous accompagnant dans l’élimination des ennemis,et vous aide à accéder à certains points du château, inaccessible au départ de l’aventure (dont la récurente "flying armor" vous permettant de planer dans les airs). Plus vous récupérerez d’orbs du même ennemis, plus l’attaque ou le sort qui y est associé sera puissant. Vous pourrez aussi utilisez ces orbs pour confectionner des armes spéciales et magiques. La catégorie orange des orbs, vous donne accès à des sorts de soutien (voir des murs qui cachent des passages secret ou améliorer sa frappe ou sa défense). Le jeu en japonais n’est pas difficile si l’on ne comprends pas la langue, mais si vous ne prenez pas le temps de tester chacune des nouvelles orbs acquises pour voir son effet, il se pourrait que vous passiez à coté de celle qui vous permettra à un moment ou un autre de vous débloquer dans l’aventure. Un conseil, noter les au fur et à mesure sur une feuille avec leur nom japonais en leur joignant la description de ce qu’elles provoquent, ceci vous éviteras bien des tracas quand il s’agira de vous équiper avec celle dont vous aurez besoins, car il y en a des dizaines de différentes.

Au niveau des bouttons ça ce passe commme suit:les orbs s’utilisent avec "R" pour les bleues et avec haut+"Y" pour les rouges. Les oranges et les silver s’utilisant automatiquement. "X" sert à changer d’équipement (voir plus bas)et "A" à déclencher une attaque spéciale, en rapport avec les différentes catégories d’armes dont vous pouvez vous équiper. "B" sert à faire les sauts, et "L" vous permet de faire une pas rapide en arrière pour évite des pièges ou des attaques.

Les développeurs ont inclus deux styles d’équipement que vous pourrez customiser à loisir avec les dizaines d’objets, d’armes et de protection à votre disposition (d’une simple pression sur "X" passer de l’un à l’autre). Vous pourrez ensuite switcher entre les deux selon vos besoins (exemple : le premier pourra ètre un équipement léger, propice à l’attaque rapide et à l’exploration, alors que vous pourrez configurez le deuxième avec des armes lourdes, des orbs d’attaques dévastatrices et une armure de protection efficace, propice à des combats contre des ennemis puissant ou des boss, le must !).

Soma Cruz est très maniable, idéal pour faire des actions rapides ou des esquives suivis de contres. La progression dans l’antre du démon et ses multitudes de plates formes seront un jeu d’enfant. Les ennemis quand à eux sont très nombreux et souvent repris des anciens épisodes (avec quelques nouveaux venus). Leurs animations à l’écran et la finesse des graphismes leur donnent un niveau visuel exceptionnel. Les boss sont gigantesques et "monstrueusement" beaux. Si certains sont facile à battre, d’autres vous donneront du fil à retordre jusqu’à ce que vous trouviez leurs points faibles, ou l’équipement le mieux adapté pour les terrasser.

DS oblige

Ben oui, deux écran et un petit stylet en plastique, c’est pas pour faire joli (pas chez Nintendo en tout cas...). L’écran tactile affiche l’aventure principale, l’écran du haut vous permet de switcher entre la carte que l’on peut laisser en permanence pour la consulter, et l’écran de stats de Soma, comportant également l’image et les faiblesses de l’ennemi que vous combattez sur l’écran tactile. Le stylet vous permettra quand à lui d’effectuer des lignes cabalistique sur des sceaux s’affichant sur l’écran tactile, vous permettant d’enfermer les souls des boss une fois battu. Vous trouverez les différents sceaux dans les salles du château et vous pourrez accéder au boss correspondant en étant en possession du sceau nécessaire à son enfermement (les portes resteront closes dans le cas contraire). Un menu vous permettra de vous familiariser avec les lignes à tracer sur les différents sceaux (un par boss), car quand il s’agira de refaire la même chose devant le boss vous n’aurez pas tout votre temps. Si vous vous loupez, il faudra reprendre la bataille et retenter une nouvelle fois le sceau plus tard. Inutile de vous dire que devant certain gardien de l’enfer cela vous coûtera cher si vous loupez la première occasion. Le stylet, une fois la compétence acquise, vous donnera également le pouvoir de briser des murs de glace vous empêchant de passer, ou de sculpter cette même glace pour créer un escalier ou diriger une boule d’énergie vers un point précis (pour ouvrir une porte par exemple...). Petit gadget supplémentaire, vous pourrez en début d’aventure signer votre sauvegarde avec le stylet, inutile donc indispensable bien sûr.

Le château est vaste et l’aventure prenante. Vous pouvez compter sur plus d’une dizaines d’heures de jeu, avec plusieurs fins différentes à la clef. Les bonus débloqués en fin de partie seront différents suivant la fin que vous obtiendrez, et ils sont tout aussi bien que le jeu principal (les fans vont prendre un max de plaisir). Plusieurs alliés vous viendront en aide dans le château (shop / customisation des armes avec les souls), ou vous rejoindront pour vous donnez des infos dans certaines salles. Les points de sauvegardes et les salles de téléportations sont disséminés de manière intelligente sur l’ensemble de l’aire de jeu. Tout à été fait et pensé pour un plaisir optimal.

"Dawn of Sorrow" excelle dans son domaine. C’est un Castlevania de premier ordre, qui affine et pousse encore plus loin le concept de la série pour lui donner un aspect de maîtrise évident. Sur tout les points il dépasse l’épisode PSone, qui a toujours été considéré comme le meilleur de la saga. IGA nous offre son Castlevania le plus aboutit et le plus travaillé, un petit bijou sur tout les points, qui en font LE meilleur de la série. "Dawn of Sorrow" sublime littéralement le genre, il sera difficile pour les fans pur et dur de le lâcher de sitôt !

Graphismes : 9/10

Rien à redire, tout est fait pour coller à la série. Les décors sont magnifiques et l’architecture à pleurer. Une 2D impeccable et colorée, qui fera frémir de bonheur à chaque nouvel environnement. La classe ultime ! Le jeu est bourré de détails dans tout les sens (tapisseries élimées, tableaux, différentes textures de pierre, luminosité changeante suivant les stages etc, etc), de surprises et de clins d’œil visuels à la série. Le mélange 2D-3D initié par "Symphony of the night" est de retour également. Prenez le temps de contempler le jeu en profondeur, les fonds d’écran sont magnifiques et ce n’est pas tout les jour que vous pourrez admirer un travail pareil.

Animation : 9/10

Tout est animé à la perfection. Certaines animations se déclencheront à votre passage, ce sont des détails, mais ils font toujours plaisir à voir et prouvent que les développeurs ont peaufiné leur titre. Les différentes animation des ennemis et des boss impressionne également. Chaque ennemis bénéficie d’une anim spéciale lors de sa mort, certaines sont carrément renversantes.

Jouabilité : 9/10

Soma répond au doigt et à l’œil. Esquives, contres attaques, ou mouvements spéciaux se font avec aisances. Si vous voulez jouer "propre" et utiliser la palette de mouvements à votre disposition pour faire de ce jeu un ballet gothique et sanglant, ce sera possible. La maniabilité est exemplaire et ne viendra jamais entacher un jeu qui ne l’est pas moins. Ne perdez toutefois pas de vue que ce style de gameplay 2D gardera toujours un petit coté rigide.

Bande Son : 10/10

Michiru Yamane au sommet de son art. Découvrir son travail sur le "Vampire killer" de la Mégadrive fut une claque à l’époque. La redécouvrir sur l’épisode PSone, ceux de la GBA ou encore le "Lament of innocence" PS2 en fût une autre. Et ce n’est pas fini, elle nous livre ici ce que je considère comme les meilleures musiques de la série, bien au delà de ce que l’on était en droit d’espérer. Les compositions sont travaillées et les boucle longues. Un régal pour les oreilles, à savourer avec un bon casque audio.

Intérêt : 9/10

Si cet opus ne propose pas des tonnes de nouveautés (et alors !), il pousse plus loin tout ce qui avait fait le charme de la série, il garde le meilleur de chaques épisodes pour en faire un concentré de pure gaming. Il est long, intéressant, et vous accroche du début à la fin sans vous laisser souffler. Plein de surprise et de références à d’anciens épisodes, des graphismes hallucinants et une musique à tomber par terre font de ce jeu l’un des plus intéressant de la ludothèque DS. Seul petite déception, l’utilisation du stylet et de l’écran tactile reste à un niveau très simple, mais donne quand même un surplus de dynamisme lorsque l’on doit sceller l’âme d’un boss ou se frayer un chemin sur un mur de glace, ce qui fait indéniablement regretter le manque de développement à ce niveau.

Note Globale : 9/10

Je m’attendais à un bon Castlevania, mais pas à ça ! L’équipe de IGA relève tellement le niveau de jeu en jeu, qu’il va leur être difficile de continuer comme cela. Une raison de plus pour préférer Dracula en 2D. Un jeu globalement magnifique, qui pousserai presque à dormir avec un pieux les soir sans lune....

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