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Castlevania : Portrait of Ruin

Deux nouveaux h

dimanche 15 juillet 2007, par Shitan

Il faut croire que la Nintendo DS est devenue le dernier bastion pour les jeux en 2D, comme le pr

Welcome to my Castle

L’action prend place en pleine Seconde Guerre Mondiale. Vous incarnez deux héros, Jonathan Morris, fils de John Morris (les fans de la saga apprécieront la référence) et possesseur du Vampire Killer, et Charlotte Orlean, membre du clan Fernandez/Belnades. Castlevania ayant refait son apparition, c’est à vous qu’il appartient d’envoyer le propriétaire des lieux ad patres. Mais une surprise attend nos deux compères : ce n’est pas Dracula le maître du château, mais un certain Brauner, accompagné de ses deux filles. Pourquoi Dracula est-il absent, si sa forteresse est réapparue ? Comment se fait-il que le Vampire Killer, l’arme légendaire de la famille Belmont soit entre les mains d’un Morris ? Autant de questions auxquelles vous ne trouverez la réponse qu’en fin de partie.

Soyons réaliste : le scénario n’a jamais été et ne sera probablement jamais le point fort de la saga. Les dialogues sont d’un niveau assez bas, la narration manque d’intérêt, et l’on accroche seulement à l’histoire à cause de l’excellent background de la saga et les deux, trois éléments supplémentaires que l’on peut glaner ça et là. Heureusement, le gameplay en béton armé est toujours aussi réussi.

Tu l’as vu, mon fouet ?

Le héros étant en possession du Vampire Killer, le fouet mythique, on a donc accès à toutes les commandes liées à ce dernier et présente dans les anciens Castlevania, comme le laisser pendre et l’agiter dans toutes les directions afin de toucher les ennemis plusieurs fois de suite. Mais ce n’est pas tout. N’étant pas un Belmont, Jonathan peut se servir d’une multitude d’armes différentes : épées, haches, lances, armes de jets et de corps à corps. Une combinaison idéale pour les fans, qui retrouvent l’arsenal d’Alucard couplé à celui d’un chasseur de vampires. Charlotte, quant à elle, se bat avec des ouvrages de magies bien particuliers d’où surgissent toutes sortes de bizarreries (Don Quichotte, armes, monstres, voir rien du tout). On retrouve également les items classiques de la série (eau bénite, couteau, hache, etc.) à lancer sur les ennemis.

Mais le jeu apporte un lot non négligeable d’innovations. Premièrement, le second personnage peut servir de soutient. En maintenant la gâchette appropriée, ce dernier peut charger une attaque spéciale, découlant d’un pouvoir récupéré auparavant, pour détruire vos ennemis. On note aussi l’apparition d’une furie à deux, dévastatrice, mais qui nécessite un long temps de préparation. Parfait pour faire le ménage lorsque le rapport de force tourne en votre défaveur. Charlotte peut également vous transformer en animal (crapaud ou hiboux) pour vous faire emprunter des passages très étroits ou difficile d’accès. Très utile, mais attention, le personnage se retrouve alors sans défense et ne dispose d’aucun moyen pour attaquer. Il faudra donc veiller à se tenir hors d’atteinte des adversaires.

Un autre point à aborder est celui des aptitudes spéciales des personnages. Elles se gagnent principalement lors du déroulement de l’aventure, mais il se peut aussi que vous ayez à accomplir quelques quêtes annexes pour pouvoir les obtenir. Comment faire ? Rien de plus simple. Il suffit de parler à Wind, un mystérieux individu présent près de l’entrée du château et qui vous demandera d’accomplir divers objectifs dans les niveaux. Une excellente idée, qui permet non seulement de varier l’action, de briser la monotonie de la progression mais aussi de satisfaire les fans qui aiment tout finir à 100 %.

La dernière question qui taraude l’adepte de Castlevania tel le vers dans un vieux meuble (oui, cette blague est nulle) est la suivante : est-ce que l’habillage graphique sublime un gameplay si bien rodé ? La réponse se trouve dans le paragraphe suivant.

2D FTW

Les graphistes de Konami sont décidément des pros du « pixel art ». Le découpage du jeu en sous-niveaux, articulés autour d’un château central leur a permis de laisser aller leur imagination. Attendez-vous à contempler de somptueux décors comme celui de la première ville ou encore le Donjon du Maître. Les nouveaux sprites font forte impression, avec un niveau de détail hallucinant, et une animation excellente. On note aussi l’apparition d’ennemis et de décors en 3D, qui s’intègrent bien à l’ensemble. Du tout bon.

La désormais habituelle compositrice Michiru Yamane est également de retour, pour flatter nos sens auditifs. Mais elle est cette fois accompagnée du mythique Yuzo Koshiro, le génial compositeur des musiques de Ys I&II, Actraiser, Bare Knuckle ou encore Shenmue. Leurs deux styles se marient à merveille, les musiques très rythmées de l’un complétant parfaitement les pistes plus grandiloquentes de l’autre. Le duo gagnant.

Du neuf avec du vieux

Castlevania Portrait of Ruin est le fruit d’un paradoxe : il reprend une formule usée jusqu’à l’os, mais les nouveaux ajouts sont tellement bien pensés qu’ils font passer la pilule en douceur. Une preuve supplémentaire du talent des équipes d’IGA, qui signe ici le second meilleur épisode, juste derrière l’indétrônable Symphony of the Night. Chapeau.

P.-S.


- D

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