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Castlevania : The Dracula X Chronicles

Rocco of Blood

lundi 17 décembre 2007, par Edge

D

Pour ceux qui ne l’auraient pas deviné, le jeu n’est en fait qu’un remake de Castlevania : Rondo of Blood sorti Super CD-ROM² NEC mais quel remake tout de même ! Et ce n’est pas tout, Castlevania : The Dracula X Chronicles propose aussi les versions originales de Rondo of Blood et de Castlevania : Symphony of the Night. La jeune Maria est aussi jouable. Mais attention, tout cela est à débloquer au fil des niveaux, vous ne croyez pas qu’on allait vous donner tout ça sur un joli plateau d’argent !?

L’histoire est assez simple à résumer, on incarne Richter Belmont, un descendant direct de Simon Belmont. Et on y déroge pas, il vous faudra tuer le tant fameux que terrible Dracula qui a pris possession de votre chère Anette. Votre tâche sera dure car une fois dans les ténèbres, seul vaincre pourra vous sauver.

Au niveau des graphismes, Castlevania : The Dracula X Chronicles propose un rendu assez satisfaisant, ce n’est pas la grosse claque comme avec Metal Gear mais c’est plus qu’honnête. Les textures sont jolies, les effets sont biens calibrés et le perso ainsi que le bestiaire ont eu une attention toute particulière afin d’être les mieux modélisés possibles. On compte plus de détails à l’écran que dans la version originale. Si plus haut est évoqué une 2,5D c’est parce que, comme vous le voyez, le jeu défile sur un plan horizontal comme un traditionnel jeu de plates-formes 2D mais le personnage et l’arrière plan sont eux en 3D. Ce n’est donc pas de la full 3D comme dans Lament of Innocence et Curse of Darkness mais une transition assez réussie. On notera aussi quelques jolies animations dans le décor, comme les effets de flammes par exemple. Du coté des cinématiques, celle d’introduction est très bien réalisée (voir ci-dessous), mais quant aux cut-scenes, c’est une autre histoire puisqu’elles utilisent le moteur du jeu et ce n’est pas toujours des plus agréable à regarder.

L’animation du titre ne souffre pas trop de problèmes. C’est évidemment très fluide malgré les ennemis et les animations à l’écran. C’est donc très sympathique à jouer. On peut quand même faire remarquer que Richter est assez raide à contrôler et qu’il est ainsi assez frustrant sur quelques obstacles du jeu. Votre fouet souffre du même mal et devient presque inutile contre les projectiles qui vous arrivent dessus en décrivant des arcs de cercles. Il vous faut alors récolter un maximum de cœurs et choisir un bon sort (jet d’hache, croix-boomerang, montre qui arrête le temps, etc.) pour venir vous épauler. Heureusement, Maria semble moins souffrir de ce symptôme, et il faut d’ailleurs un petit temps d’adaptation pour rejouer avec Richter lorsque l’on a bouclé plusieurs niveaux avec celle-ci. On peut aussi reprocher quelques problèmes minimes dus à la 2,5D puisqu’à certains moments (à la fin du niveau 5 par exemple) il est presque impossible de savoir si les ennemis volants sont sur la même ligne que notre héro, ce qui entraîne irrémédiablement de dispensables pertes de vie.

Le titre vous propose 7 stages tous aussi beaux et recherchés les uns que les autres. Tous nous offrent quelques sympathiques surprises et genres différents. 7 niveaux seulement ? Pas vraiment, en plus des deux jeux originaux, il existe quelques stages bonus et presque chaque stage propose deux chemins pour arriver à des boss différents. De plus, on peut tout se refaire avec Maria. Ce n’est donc pas si mal que ça quand on fait le compte. Surtout qu’il vous faudra débloquer tous les items (Maria, stages, musiques et délivrer certains personnages) pour finir le jeu à 100%, ça n’est pas aussi facile que ça en a l’air. Mais ce n’est pas tout ! Il y a aussi le Boss Rush Mode qui vous permet d’affronter tous les boss et de chronométrer vos exploits.

Une remarque, plus subjective qu’objective, que l’on peut faire est que la difficulté est assez élevée. A la limite, arriver à la fin des niveaux n’est pas le plus difficile, avec de l’entraînement on les boucle en peu de temps. Mais en ce qui concerne les boss, c’est moins simple étant donné qu’ils sont aussi remarquables que laborieux à vaincre. Cette difficulté exacerbée vient surtout du fait que l’on a droit à seulement 3 vies pour traverser le niveau et battre le boss. Un saut raté ou un petit moment d’inattention et c’est déjà une vie de perdue. En cas d’échec, c’est tout le niveau qu’il vous faut refaire. Il y a bien des checkpoints mais c’est assez maigre néanmoins. Pour remédier à ça, il est toujours possible d’acheter des vidéos qui vous montrent les techniques les plus efficaces pour sortir vainqueur de ces duels épiques.

Pour l’ambiance sonore, c’est du bon. Les mélodies originales ont été remasterisées sans pour autant perdre de leur charme. Elles ne sont pas toutes disponibles dès le début, comme indiqué plus haut dans le test, il vous faut débloquer la majeure partie de celles-ci. Il vous est même possible d’assigner les chansons qui vous correspondent le mieux aux niveaux de votre choix. Au niveau du doublage c’est moins glorieux puisque l’on a même droit à des passages en japonais mais non sous-titré. Cela n’arrive pas tout le temps mais il fallait quand même le dire. Il est aussi drôle de voir que la cinématique d’introduction est en allemand sous-titré, bizarre.

Au final, c’est un bon titre que nous sert Konami. Le genre n’était pas vraiment des plus représentés sur PSP et ce Castlevania : The Dracula X Chronicles s’impose ainsi facilement comme une référence sur la console portable. On regrettera cependant quelques passages difficiles à cause de la 2,5D et un doublage perfectible. Si vous possédez une PSP alors n’hésitez vraiment pas !

Les plus :
-Des mécanismes très old-school.
-Bon dans l’ensemble.
-Des bonus de taille.

Les moins :
-Difficulté old-school justement, pas accessible à tous.
-Le doublage.
-Rondo of Blood et Symphony of the Night pas accessibles dès le début.

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