Consoles-Fan

Accueil du site > Action > Rambo > Rambo III

Rambo III

15 tonnes de nitro, 180 chargeurs,

mardi 7 mars 2006, par Teiseken

Rambo 3 est un titre sign

J’ai beau trouvé Stallone excellent dans la plupart des choses qu’il entreprend, je ne suis pas un fan complétement aveugle. C’est pourquoi, je dois avouer que Sega n’a pas fait dans la dentelle avec cet action/shoot vu principalement dessus qui reste finalement assez bourrin.
Encore un titre à la croisée des genres en fait. On y joue quelques niveaux, trop courts en début d’aventure (réellement very short) puis 2-3 stages labyrinthiques avec parfois une mission un peu plus précise que de se débarrasser des soldats ou de se faufiler simplement entre les ennemis pour trouver une voie de sortie. Il faut donc quelques fois récupérer des prisonniers (la spécialité de Rambo dans les films) ou saboter les stocks d’armement. On vous présente ça sous un angle positivement motivant et optimiste en vous annonçant un moment que vous allez infiltrer une base. Il n’est pourtant pas question de se cacher derrière les murs pour réapparaître avec un effet de surprise face à l’adversité.

"J’suis tout seul ils sont 10 000 mais c’est pas grave,
car j’ai une tactique de guerre imparable :
j’vais les encercler mon colonel !!!"

Malgré le concept assez simple du jeu, c’est moins bourrin qu’il n’y paraît comparativement à de nombreux autres jeux. Les derniers niveaux demandent qu’on s’y reprenne à de multiples reprises pour les finir. Vos vie sont limitées mais il y a aussi l’aspect recherche de prisonniers qui vous fera perdre du temps dans ces niveaux labyrinthiques. Ces passages vu dessus qui vous occuperont plus des trois quarts du temps dans le jeu, sont malheureusement pourvus d’une piteuse réalisation. On ne reconnaît pas plus que ça la patte Sega habituellement synonyme de qualité. Les desseins des personnages sont sommaires et les décors bien trop vides à mon goût. Visuellement ce n’est pas intéressant. Musicalement ça n’a rien d’extraordinaire non plus que ce soit au niveau des mélodies ou de la qualité des pistes audio.

On peut presque se faire tout le jeu en utilisant uniquement la mitraillette, mais pour votre plaisir personnel je vous recommande vivement d’attacher de l’importance au choix des armes secondaires que sont le couteau, les flèches ou les bombes. Avec un peu d’imagination, vous pourrez même vous lancer des défis comme vous atteler à finir certains niveaux en utilisant que le couteau. Rambo ne se résume pas à un jeu d’action vu de dessus. La bonne surprise du soft de Sega et ce qui nous a fait rêver dans les magazines de l’époque, ce sont ces phases où il faut abattre hélicoptères et tanks dans une vue proche d’un NAM 75 (Neo Geo). Vous baladez votre John Rambo de gauche à droite en évitant les tirs ennemis et un bouton sert, une fois qu’on laisse appuyé dessus, à viser les méchants. L’effet destructeur (le lancement des flèches explosives) s’enclenche alors que vous relâcher la pression du bouton. Il est même possible de se protéger des tirs en se cachant derrière des rochers. C’est assez fun je dois dire et le caractère de rareté de ces passages dans le jeu fait de ces combats des moments prisés des joueurs. De plus, la réalisation y est relativement impressionnante de part la taille de ce qui y est animé et le réalisme des dessins. Ces passages ont un caché Arcade indéniable et en fin de compte on se demande si Sega n’aurait pas mieux fait de ne remplir son jeu qu’avec ce type de combats... Graphismes : 7 /10
Un petit 7 grâce aux phases de combat rapprochées à l’arc. Ca relève un peu le tout.

Environnement sonore : 6 /10
En un mot comme en cent : c’est lamentable.

Maniabilité : 6,5 /10
On est loin d’être aux anges.

Fun/Durée de Vie : 6 /10
La Megadrive a 200 meilleurs jeux que celui ci.

Intérêt : 6,5 /10
Stallone, tu n’as pas rempli ta mission. Pour une fois, tu n’as pas réussi à nous divertir.

P.-S.

Sortie en 1989
Editeur/D

Répondre à cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette