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Just Cause 4

L’épisode en trop

mardi 19 février 2019, par Davy1

Après l’excellent Just Cause 3, j’étais plutôt impatient de retrouver Rico Rodriguez et ses gadgets de fou. Le moteur physique est toujours aussi fou mais il faut reconnaître une chose, utiliser le moteur de Just Cause 3 pour nous faire rêver dans ce nouvel opus n’est pas une mince affaire.

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C’est vieillot, aliasé, bien buggé et les textures poppent de partout. Pour sûr, après avoir joué à Tomb Raider, Assassin’s Creed Odissey ou encore Red Dead Redemption 2, on est en droit de se demander s’il s’agit toujours bien de la même console. On dirait un jeu Xbox One pas bien jolie et surtout pas optimisé pour la Xbox One X. Rien de plus. Bref, sur le plan technique, ce n’est pas fou même si on sent que quelques efforts ont été apportés pour rendre les environnements plus vivants. Il y a par exemple plus de circulation, plus de faune...

Mais ce qu’il faut retenir de ce Just Cause 4 c’est une fois de plus l’efficacité du gameplay très Arcade au service du fun. Le jeu propose des sensations en parachute et en wingsuit plutôt uniques et que dire de l’aspect vertigineux des paysages. Just Cause 4 est très étendu en surface mais aussi en hauteur. Après, la gestion de la physique est discutable mais ô combien amusante. On est dans un jeu vidéo et on assume jusqu’au bout les nombreuses incohérences bien rigolotes du titre. C’est l’anti-thèse du très sérieux Red Dead Redemption 2.

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Si le design character assez douteux et l’écriture plus que vaseuse, Just Cause 4 mérite quand même bien son nom puisqu’il s’inscrit vraiment (un peu trop ?) dans la continuité de la licence. Attendez-vous donc à un maximum d’action et des explosions dans tous les sens. Paradoxalement, les développeurs ont voulu intensifier les missions en proposant de nombreuses mise-à-jour en cours de mission mais les rebondissements tombent souvent à plat parce qu’ils suivent un canevas qu’ils répètent jusqu’à l’user jusqu’à la corde. En revanche, la partie bac à sable semble moins fournie malgré un sentiment de conquête de territoires gratifiant mais moins passionnant que dans le 3. Le démantèlement des installation a été un peu oublié et c’était, je trouve, un des points amusants bien que répétitifs de l’opus précédent.

La scénarisation à l’extrême nous prive de cette notion de liberté appréciable sans apporter un véritable intérêt. En revanche, la mise-en-œuvre est bien cadenassée. Le jeu comprend vos intentions, de par votre emplacement géographique, tel un gps qui vous suit à la trace et balance des dialogues toujours très à propos.

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Le gameplay très dynamique du 3 est de retour avec ces folles cabrioles et la possibilité d’enchaîner des mouvements de manière impressionnante et efficace. On déploie son parachute, on fait du wingsuit, on utilise le grappin pour se rediriger ou se repropulser avant de tenter une attaque plongeante. Tout est possible ou presque même au-delà, serais-je tenté de dire, des limites de la physique. Certes, Just Cause 4 ne respecte rien comme ses prédécesseurs, ce n’est pas réaliste pour un sou, juste Arcade et c’est donc très fun. Mais si il est possible de faire effectivement presque tout et n’importe quoi, le jeu n’en est pas moins exigeant et demandera parfois une grande dextérité dans les missions chronométrées. Sur d’autres aspects, en particulier la conduite des véhicules, le jeu manque le coche. Les véhicules sont si légers qu’ils se comportent parfois vraiment n’importe comment. Cela en devient presque frustrant.

Just Cause 4 est un brin décevant car il ne propose au final rien d’étonnant, d’émoustillant, d’impressionant. Il remplit cependant son rôle et on y joue sans déplaisir, tel un gigantesque dlc du 3ème opus : un statu quo assumé certainement annonciateur d’une refonte nécessaire pour le prochain opus.

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Graphismes : 63%
Des décors très corrects vu leur étendue mais sans nous donner une claque dans la figure. En revanche, que s’est-il passé avec le character design qui date d’une autre époque ?

Animation : 86%
Une bonne stabilité générale malgré de nombreuses sollicitations.

Jouabilité : 90%
Un gameplay endiablé !

Bande Son : 76%
Une ambiance musicale réussie, des dialogues écrits par des scénaristes un peu fatigués. Cela manque d’entrain.

Intérêt : 81%
Un titre sans surprise qui débarque au centimètre carré près là où on l’attendait mais qui fait le job quand vous aimez la série.

Note Globale : 83%
Bien pensé, bien goupillé, exigeant sur certains aspects et permissibles sous d’autres mais en tous cas bien fun.

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