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WipEout Fusion

Ca fuuuse !

samedi 5 avril 2003, par CFan

Wipeout Fusion, une des arl

Série culte aux yeux de nombreuses personnes (pas aux miens je l’avoue), Wipeout avait impressionné nombre de joueurs à la sortie de la Playstation première du nom. Mais patienter encore et toujours provoque bien souvent de grandes déceptions. Alors ce cinquième épisode (ou quatrième si on éclipse Wipeout 64) profite-t-il des possibilités techniques offertes par l’émotion engine ou est-ce au final un ratage comme The Getaway ? Honnêtement je n’étais pas du tout empressé de jouer à ce jeu.

Dès l’apparition des premiers menus et de la cinématique d’intro (en DD 5.1 s’il vous plait) on se rend bien compte que l’on se trouve devant un Wipeout. Menus très stylisés et futuristes avec des symboles qui sembleront étrangement familiers aux habitués de cette série. Je lance alors instinctivement le mode arcade pour pouvoir goûter le plus rapidement possible au gameplay. Huit écuries sont disponibles, dont certaines proviennent des anciens opus comme les Auricom, les Feisar et les Piranha. Petite nouveauté on peut choisir son pilote, ceux-ci n’ont pas les mêmes aptitudes et certains devront être débloqués. Vient ensuite le choix des courses, disséminées dans sept environnements (Jungle, bord de mer, ville futuriste, canyon...) qui comprennent chacun trois circuits jouables aussi en inverse. Ils ne sont pas tous disponibles dès le départ, comme d’habitude il faudra finir les plus simples pour obtenir les plus complexes.

Et la je le dis haut et fort, les tracés de ces courses sont extraordinaires !!! Des descentes à faire remonter l’estomac, des loopings renversants, des virages fortement inclinés et des sauts monstrueux. Certaines courses proposent même des zones originales avec des portes qui s’ouvrent, des passages secrets ainsi que la possibilité de piloter à l’envers, le vaisseau agrippé au plafond ! Les sensations sont vraiment grisantes, j’ai beau ne pas être fan de ce genre de jeux mais là on sent vraiment que les développeurs étaient inspirés.

La maniabilité est aussi d’un très bon acabit, bien mieux pensée que dans le premier Wipeout, elle procure beaucoup de plaisir. Les néophytes seront par contre déboussolés tant les dénivelés des derniers tracés sont nombreux et complexes à prendre, il faut absolument jouer des aérofreins pour s’en sortir indemne et ce n’est pas chose aisée. Indemne un mot au sens presque improbable dans ce quatrième volet où les armes sont un gage de bon positionnement dans le classement. Elles sont malheureusement pour moi trop prédominantes. Alors que l’on pilote comme un dieu il arrive que l’on se prenne une roquette qui parfois anéantit toute chance d’arriver en tête de liste. Mais bon elles provoquent souvent des effets assez fun comme le générateur de séisme qui provoque une impressionnante et dévastatrice onde sismique.

Au nombre de dix sept (sans compter l’armement différent du mode multijoueur) on retrouve grossièrement, des roquettes, grenades, mines, boucliers, turbos, lances flammes, essaims de petits drones et j’en passe. Ca reste du Wipeout, on adhère ou pas à ce système d’arme. Lors des premières parties on essaye déjà de finir une course sans dommages, car on finit bien souvent carbonisé avant de franchir la ligne d’arrivée. Surtout que les adversaires n’hésitent pas une seconde à tirer, il me semble même que parfois ils complotent ensemble pour nous nuire. Une intelligence artificielle surdéveloppée, voir même dangereuse pour nos petits derrières quand on sait que les courses se disputent à seize. Le passage au stand devient vite obligatoire quitte à perdre de précieuses secondes.

Ce dont je suis certain c’est que vous en aurez vraiment pour votre argent, plus de trente heures de jeux vous seront demandées pour finir le titre. Malgré cette longue durée de vie on ne se lasse pourtant pas, il y a sans cesse des vaisseaux , circuits ou personnages à débloquer, voire même de nouveaux modes de jeu comme le surprenant mode « zone » où la vitesse augmente petit à petit avant de devenir totalement ahurissante. Il faut en fait retarder l’explosion de son véhicule en évitant les murs alors que l’accélération devient de plus en plus importante. A la fin il vous sera délivré un code qu’il faudra insérer sur le site officiel du soft pour vous voir apparaître dans le classement mondial.
Le plus gros morceau reste le mode championnat où l’on peut upgrader les performances de son véhicule au fil des victoires, le challenge est rude et long. Un mode challenge est aussi disponible où il faut remplir plusieurs types d’épreuves avec des médailles à la clef. L’indispensable mode deux joueurs est aussi présent, les ralentissements y sont malheureusement légion. Pour compenser ce défaut vous pourrez vous consoler avec la possibilité de concourir à deux simultanément aux championnats.

Graphiquement c’est encore une fois impressionnant, du 60fps quasiment constant, des polygones à gogo, de belles textures, pas de clipping ni de pop up et des effets spéciaux spectaculaires. Il y a de grand nuages de fumée quand on passe sur le sable, on est parfois aveuglé par le soleil, le design des tracés est dépaysant... du tout bon, enfin presque. Car certaines portions de circuit scintillent énormément, j’en ai les yeux qui piquent. Il arrive aussi, après avoir bien progressé, que des chutes de framerate surviennent lors d’affrontements, des saccades parfois gênantes.
La musique électronique est l’un des éléments fondamentaux d’un Wipeout, certains d’entre vous ont pu découvrir dans cette série des groupes comme Prodigy (Firestarter) ou les Chemical Brothers. Cette fois nous retrouvons des artistes comme Orbital, Future Sound of London, Luke Slater ou encore Timo Maas. On a encore le droit à une bande son décoiffante et de très bonne qualité, sans égaler celle des précédents opus.

Wipeout Fusion est donc un jeu qui se savoure au fil du temps, plus on progresse plus les sensations deviennent extrêmes. Je ne pense pas que ce jeu soit destiné aux débutants, même avec sa difficulté progressive il devient à un moment difficile d’accès. Et moi qui n’attendais pas du tout ce jeu, j’ai été agréablement surpris !

Vertigo

P.-S.

Une fois n’est pas coutume, ce soft dispose d’une option qui le rend compl

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