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No Country for Old Men

On ne fait pas de vieux os...

lundi 17 mars 2008, par Shitan

R

Impitoyable

Llewelyn Moss est un soudeur qui habite dans le sud du Texas. Sa passion, la chasse, l’emmène souvent dans le désert, à la recherche de gibier. Mais ce jour-là, il tombe sur un véritable charnier : plusieurs voitures avec leurs occupants morts, vraisemblablement tués par une arme de gros calibre. En fouillant quelque peu, et en utilisant ses talents, Llewelyn retrouve l’objet que cherchaient les agresseurs. Une mallette noire contenant deux millions de dollar en grosses coupures. Après avoir pris la décision de ramener l’argent, notre ouvrier se retrouve confronté à une situation qui va complètement lui échapper, un déluge de violence orchestré par un tueur impitoyable, Anton Chigurch.

No Country for Old Men est surprenant à plus d’un titre. Tout d’abord, par sa réalisation complètement hallucinante. On peut passer de très vastes étendues désertiques, simplement filmé sans musique avec des plans d’une profondeur incroyable à des scènes d’intérieurs extrêmement intimistes et stylisées (je pense notamment à la scène dans l’hôtel, avec le plan incroyable laissant passer la lumière dans le trou de la serrure). Les deux réalisateurs arrivent à transmettre la tension palpable de l’affrontement graduel entre les deux frères ennemis, et on est littéralement scotché au fond du siège. Le rythme est également très particulier, puisque l’on peut passer de la tension la plus extrême à une scène des plus banales. Et c’est précisément cette alternance qui fait la force du film et qui aide à parfaitement passer les quelques petites longueurs. Le tout associé à une ambiance musicale et sonore en parfaite adéquation avec le visuel.

Un petit mot également sur le jeu d’acteur. Javier Bardem, qui incarne Chigurch, nous livre une performance dès plus remarquable. Avec son look tout droit sorti des années 70, son regard impassible, sa voix rauque et sa démarche désabusée, il se détache clairement de la masse. On citera également Josh Brolin qui campe un Llewelyn à la fois déterminé et impuissant et un Tommy Lee Jones toujours aussi charismatique.

Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

No Country for Old Men mérite bien son oscar. Parfaitement réalisé, c’est un film violent, sans concession, sombre, sublimé par des acteurs inspirés et qui propose une fin abrupte très bien trouvé. Un excellent moment de cinéma.

P.-S.


- R

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