Consoles-Fan

Accueil du site > Action > Hitman > Hitman : Contracts

Hitman : Contracts

Kojak et Woo dans un m

dimanche 9 mai 2004, par Teiseken

A la croisée des genres Hitman : Contracts joue la carte de l’inutrition. Avec une base

Agent 47, si vous l’acceptez vous devrez accomplir divers missions aux quatre coins du globe et éliminer différents gros poissons qui deviennent trop gênant. Hitman Contracts est un jeu qui de prime à bord est original de par son design : cela constitue un point fort du jeu. Avec ses artworks superbement et finement dessinés Hitman Contracts fait de l’agent 47 (le héros du jeu) une star. Il pose pour l’occasion les 2 flingues croisés (merci John Woo), une seringue à la main, avec des traits de visage particulièrement durs et les yeux plissés. Pas de doute c’est un tueur. On peut retrouver ces artworks de haute qualité en guise d’écrans de loading. IO Interactive cultive cette image d’assassin froide et qu’on arrête pas jusque sur le site officiel du jeu par quelques phrases tirées du guide bon petit mercenaire telles que : "Lorsque l’on tue pour l’argent, il n’y a plus de règle", "Abandonnez toutes les formes de compassion", ... Atmosphère, atmosphère : est ce que j’ai une tête d’atmosphère ?
Toute cette atmosphère est intensifiée avec des cinématiques faites d’images de synthèse (avec de beaux effets flous pour créer la psychose mais certaines parties manquent de finesse et semblent mal compressées) et une bande sonore qui vous glacera jusqu’aux os. Les conditions météos dans lesquelles l’agent 47 opère sont pluvieuses de surcroît et il aime travailler la plupart du temps dans la pénombre. Pour le côté gore on trouve des flaques de sang dans un entrepôt de boucherie, des traces rouges sur les murs et puis les ennemis s’étalent dans leur hémoglobine. L’autre spécificité qui fait l’identité du jeu c’est la liberté d’action offerte.
¤ Tout d’abord le jeu est tout en 3D et les niveaux sont à l’échelle d’un quartier de ville, de grandes résidences ou d’entrepôts. Ces niveaux sont immenses et lorsqu’on les fait la première fois, il n’est pas rare de se perdre, encore que par rapport à certains jeu, les détails graphiques aidant, on prend quelques repaires dès les premiers game-times. Et puis pour s’aider, la carte donne un grand nombre d’informations très précises sur l’activité environnante : les civiles, les ennemis, les cibles, la police, les véhicules, les escaliers et les points importants y sont positionnés. ¤ Ensuite on peut choisir 2 vues : la classique vue à la troisième personne où l’on dirige le héros au crâne rasé et au code barre de la même façon que dans Max Payne, ou alors on peut switcher via la touche R3 vers une vue subjective qui permet d’avoir des sensations proches de Medal Of Honor. C’est très appréciable de pouvoir changer de vue : le style FPS permet d’avoir un maximum de contrôle pour les combats alors que la vue à la troisième personne donne de bons résultats pour découvrir et explorer les lieux (la vue offre une perception plus large). Intelligemment les programmeurs ont pensé à changer automatiquement la vue dans certains cas appropriés  : si l’on traîne un corps ou qu’on monte une échelle alors que la vue est subjective, elle passe directement derrière le dos de notre cher fan de Kojak. ¤ Enfin le panel d’actions réalisables est plus que complet :
- le héros utilise une seringue ou un fin fil de fer pour immobiliser un ennemi vue de dos approché discrètement afin de ne pas se faire repérer.
- il a les lunettes de nuit, les jumelles, il empoisonne dès qu’il le peut quelques bouteilles de whisky.
- et puis il a tout le parfait attirail du tueur connaisseur en armement : des calibres plus ou moins importants et rapides passeront entre vos mains expertes. Attention tout de même à ne pas se faire repérer car même si vous utiliser votre précieux silencieux, des civiles (peut être complices) pourraient prévenir la police ou des membres de l’organisation adverse. A noter la présence d’un fusil de précision que le héros balade dans une mallette et qu’il monte avant de s’en servir. Mais ce n’est pas tout : et oui en plus d’être un fin tireur notre crâne lisse peut se déguiser en prenant les habits de n’importe quel autre personne pourvu que ce soit également un individu mâle. Ainsi le héros réussit parfois à avancer dans certaines parties de niveaux sans se faire repérer. Il doit savoir se faufiler dans le silence et faire preuve de stratégie comme dans Metal Gear ou Splinter Cell (mode rasage des murs on). Ce qui est bien également avec Hitman  : c’est que certains niveaux ne nous laissent pas d’alternative quant au choix de la stratégie à aborder : il y a parfois tellement d’ennemis dans les derniers niveaux qu’on est obligé de ruser et de se la jouer furtivité. Non stratégie, puis stratégie.
Pour avancer dans les niveaux : grossomodo il y a 2 méthodes : l’assaut ou bien alors l’attaque par derrière voir de côté dîte stratégique en utilisant les murs et la carte à bon escient. Les premiers niveaux n’étant pas trop difficiles il est possible d’utiliser l’assaut comme la ruse, mais les niveaux suivants nous obligent à utiliser quelques stratagèmes. C’est d’ailleurs une très bonne chose car étant un joueur bourrin de nature, ça m’a permis de savourer toute l’ampleur du jeu qui puise une grande partie de sa force dans la furtivité et l’utilisation de la carte. Mais alors ? La recette fonctionne à la perfection ?
J’émettrai tout de même quelques réserves :
Il n’y a pas vraiment de grosses surprises : pas assez scènes-choque, pas de boss qu’on doit tuer lors de combats qui durent plusieurs minutes (Là Hitman souffre de la comparaison avec Max Payne). Par contre de temps en temps il y a quelques textures de sprites qui sortent de l’ordinaire comme celles du deuxième niveau avec le repère sado-maso : ouhaha  : je vois déjà Davy qui bave de voir ça.
Mais revenons à nos propos au sujet des quelques imperfections du jeu  : il existe quelques passages où la résolution semble assez grosse et on est parfois en présence de quelques enchevêtrements de sprites.
Moins passable : les quelques moments du jeu où l’on bloque pour des bêtises et la prise en main trop longue pour devenir un as de la gâchette.

Les plus :
- l’image publicitaire du jeu, les artworks, l’ambiance assassine
- de longs niveaux labyrinthiques pensés pour jouer de façon stratégique
- le nombre d’actions réalisables
- les effets de lumière
- des cartes exhaustives
- une difficulté qui oblige à contrer l’ennemi de façon stratégique
- le manuel du jeu tout en couleurs et tâché de sang

Les moins :
- même si la grande majorité des niveaux sont de très bonne facture quelques uns sont un peu fades
- qualité graphique inégale
- quelques soucis avec les collisions
- on bloque sur des futilités

Graphismes / Animation : 7 /10
Quelques bugs d’affichage et une résolution faiblarde dans certains environnement entachent un joli tableau composé d’effets de lumières. Ces derniers sont d’ailleurs du plus bel effet et donnent un ton à mi-chemin entre le pastel et l’aquarelle. Il en résulte une ambiance graphique faite d’halos de lumière flous qui rendent particulièrement bien les ambiances en extérieur lorsqu’il pleut. Le nombre de sprites simultanés à l’écran peut être phénoménal.

Environnement sonore : 6 /10
Les musiques se font souvent discrètes et cela renforce l’ambiance singulière du titre. Quelques musiques plus dynamiques ponctuent également parfois l’action.

Maniabilité : 7 /10
Il faut clairement un temps d’adaptation pour utiliser la maniabilité de façon optimale avec précision et efficacité.

Durée de vie : 7 /10
On y revient avec plaisir car les niveaux sont immenses et qu’il est intéressant de les prendre d’assaut de différentes manières. On peut en outre envisager une approche plus ou moins stratégique avec l’expérience ou bien faire front à l’adversité en utilisant au mieux son habileté.
Les niveaux ont des décors peu festifs (très sombres) mais qui ont comme avantage d’être dans des pays très éloignés  : on a même le droit à la french’touche du jeu avec un niveau français. (Applause : clap clap)

Intérêt : 7 /10
Même si la réalisation n’est pas toujours homogène Hitman Contracts saura vous faire passer de bons moments : c’est un titre très complet : la furtivité côtoie aussi une vue à la première personne qui autorise une approche de forcené.

P.-S.

Eidos Interactive/Io Interactive
www.hitmancontracts.com
Voir le Trailer
Sortie : 20 Avril 2004 aux USA, 30 Avril 2004 en Europe
Genre : Action/Aventure, vue principale à la troisième personne, vue secondaire

Répondre à cet article

1 Message


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette