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The Getaway

Fils ! O

samedi 29 novembre 2003, par DoK

The Getaway est,

La fuite, l’échappatoire pour les anglophobes

Maintenant, tout le monde connaît la significaion du titre du jeu. The Getaway fait partie d’un nouveau genre dont Grand Theft Auto fut le précurseur en 1998 : un genre qui nous met dans la peau d’un bandit (GTA) ou d’un flic infiltré (Tanner dans la série Driver). On se retrouve à cotoyer des mafieux, à remplir des missions périlleuses, etc... Là où GTA III s’inspirait clairement de Scarface et de l’Impasse (Calito’s Way), The Getaway, lui, emprunte des éléments de Heat et de The Killer (complicité/confrontation entre flic et ex-mafieux fugitif), de Snatch (...on est en Angleterre) et de la trilogie Le Parrain (pour la guerre sanglante que se livrent les chefs de quartiers).

Explications

L’histoire de The Getaway prend place en Angleterre, plus précisément dans sa capitale : Londres. Dans une Rover bordeaux, trois hommes observent une femme, leur complice, aux aguets. Cette dernière s’approche d’une autre femme qui vient de sortir de son immeuble avec son rejeton. Deux des trois hommes rejoignent leur collègue qui commence à interroger la femme. La discussion s’envenime, un coup de feu, une balle perdue. La mère tombe tandis que l’enfant est enlevé par ces meutriers. Le coup de feu réveille le mari : Mark Hammond qui dormait en costume. Il prend son arme qui traînait et court voir qui a osé le réveiller ! Ainsi commence votre aventure...

Mark Hammond...derrière ce nom qui fait marque de boisson alcoolisée voire de cigarettes se cache...vous, pardi ! Vous incarnez un ex-mafieux qui a décidé de se ranger et de commencer une nouvelle vie. Il a une femme, un costume en guise de pyjama, un pistolet qui traîne et un fils. Mais, parce qu’il y a toujours un "mais", Charlie Jolson, un vieux gangster, est intrigué par la tournure que prennent les affaires à Londres et décide de prendre en otage le fils d’Hammond afin de s’assurer que ce dernier assouvisse ses fantasmes...de gangsta ! Bon, pour Madame qui s’est pris une bastos gratuit, on va dire que c’était un accident. Voilà, voilà. Vous vous retrouvez accusé du meutre de votre tendre et chère épouse et de l’enlèvement du fiston.

In da caca !

Vous l’aurez compris, vous devez accepter les caprices de Charlie sous peine de voir votre fils subir le même sort que sa mère. Vos missions se suivent et se ressemblent : brûler un restaurant, voler une statuette (fourrée à la came), libérer un prisonnier dans un convoi, etc, etc... Toutes les missions se passent dans la capitale et ce qui frappe dans un premier temps c’est le travail effectué au niveau de la modélisation de la ville : la plupart des quartiers sont représentés dans le respect de l’original mais le point noir vient du fait que les textures sont dépourvues de reliefs ce qui donne un aspect "PlayStation" dans le sens où les batiments sont plats...pas terrible pour une console comme la PlayStation 2. Rajoutez à cela un antialiasing inexistant et vous obtenez un jeu à l’aspect vieillot voire dépassé par rapport aux productions actuelles.

La carte de la provoc’

C’est dans la provocation que The Getaway compte faire parler de lui. Le jeu est d’une violence extrême dans tous les domaines : cela va de la manière de parler aux scènes de violences où l’on assiste parfois à des scènes de tortures dignes de Scarface...c’est efficace dans le sens où tous ces éléments vous plongent directement dans l’univers de la mafia londonienne mais lorsque tant d’efforts d’immersion côtoient des défauts flagrants comme la raideur du personnage, cela devient très vite ridicule, risible ! En effet, on est surpris par tant de problèmes qui auraient pu être résolus compte tenu du fait que le jeu a nécessité plus de 3 ans de développement. Le frame-rate est ridicule : animation saccadée ce qui gène pendant toute l’aventure ! C’est insoutenable. Le personnage marche comme un robot et (chante comme un nase) se prend cinq balles avant de pouvoir dégainer son arme sans parler du fait que les voitures sont extrêment fragiles et la police un poil nerveuse : un sens interdit et les passants vous maudissent. Bref, le jeu est bourré d’incohérences : détaillé mais pas assez...cherchez l’erreur !

Un comble !

En conclusion, je dirais que la Team Soho a fourni un travail colossal en ce qui concerne la ville de Londres, la mise en scène, le scénario mais elle a oublié l’essentiel : la jouabilité. Les contrôles sont mauvais ce qui ne facilite vraiment pas la prise en main et ce n’est pas une question de temps, croyez moi. Pour terminer, je dirais juste que The Getaway aurait pu être un bon jeu avec des aspects cinématographiques mais la Team Soho a incontestablement perdu son pari en ayant privilégié le fond plutôt que la forme...

Les plus :
 la mise en scène ;
 les deux scénar’ (enfin, si on veut) ;
 bah...c’est à dire que...enfin...bah rien d’autre !

Les moins :
 la prise en main ;
 l’animation ;
 tout le reste !

Graphismes :
6/10 Aliasing de partout, textures ternes, manque de relief. L’aspect graphique de The Getaway est tout bonnement dépassé.

Scénario :
8/10 C’est probablement le seul point positif dans The Getaway. Le scénario emprunte des éléments de films sur la mafia londonienne comme Snatch. La mise en scène a été travaillée.

Bande son :
5/10 C’est limité : les bruitages sont faiblards et les voix limite. Les dialogues tendent vers la parodie !

Jouabilité :
5/10 Scandale national ! Catastrophe naturelle ! La prise en main est trop mauvaise, tellement qu’il faut se forcer pour jouer. On se demande comment ils ont pu passer à côté. Les gars de la Team Soho seraient-ils manchos ?

Durée de vie :
8/10 Un aspect intéressant du jeu : vous allez devoir jouer deux personnages : Mark Hammond, l’ex-mafieux, et Frank Carter, un flic qui en veut. Une bonne idée que l’on se doit de saluer.

Note d’intérêt :
6/10 The Getaway est une très mauvaise surprise. Pour la petite info, lors de la sortie de GTA3, les gars de la Team Soho ont tellement été surpris (peur) qu’ils avaient tout bonnement décidé de retarder la sortie de The Getaway. Néanmoins, deux questions me taraudent : à quoi devait bien ressembler The Getaway avant que la Team Soho ne décide de le repousser suite à la sortie de GTA3 ? et ont-ils eu raison de le sortir au lieu de se fier à leur surprise (peur) face à GTA3 ? A l’une de ces deux questions, je peux vous fournir une réponse : oui, car on a toujours besoin d’un truc pour caler une table bancale...

Site officiel de The Getaway.

DoK

P.-S.

Site officiel de The Getaway.

- Editeur : Sony
- D

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