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Rygar : The Legendary Adventure

Argot sans sushis...

mardi 18 avril 2006, par Teiseken

Quand Tecmo s’adonne

La version qui m’a le plus marqué est incontestablement la version NES de Rygar. Celle ci a été créée durant l’année 1986 pour une sortie japonaise en Avril 1987. S’en suit une sortie américaine en Juillet de la même année, et puis (tousse, tousse, désolé) une sortie euro en 1990 (soupir). A l’époque, le jeu est concurrencé par des titres comme Castlevania, Karnov ou Wizards & Warriors. Sans égaler à travers les âges la renommée de la série vampirique Castlevania, Rygar a su garder son fan club. Le propos n’est pas ici d’en faire le test rétro mais bien de montrer mon attachement à cette version NES si agréable au pad et à l’oreille. De là, il était convenable de présager qu’on allait avoir affaire à un hit quant on nous a annoncé la sortie du jeu Rygar : The Legendary Adventure. Les screens étaient assez attirants à l’époque où le jeu devait sortir et les vidéos promotionnelles alternant séquences digitalisées du plus bel apparat et parties in-game aux allures héroïques sentaient bon la réussite... Rêver d’acheter et de vivre un jeu autour de quelques magazines ou de quelques pages internet dédiées au jeu est une chose, mais se rendre compte par soi même de ce que vaut réellement un titre en est une autre. Cet aspect a d’ailleurs été assez reflété et transmis par la presse vidéoludique avec des avis assez tranchés vacillant entre le bon et le mauvais. Messieurs les spécialistes testeurs ne sont pas d’accords pour crier à l’unisson que le jeu est une petite merveille. Et vous allez voir que je confirme les craintes et déceptions de certains. Malgré une certaine mise en confiance du à une belle intro en images de synthèses on se sent vite dupé dès les premières heures de jeu. L’ennui s’installe à une vitesse incroyable à cause d’un classicisme navrant qui paralyse un jeu déjà peu flatteur sur certains aspects. Je ne vous renverrai pas une vision monochrome du jeu car celui ci, par quelques points ne démérite pas complètement. Je pense qu’on peut encenser l’esthétique de certains niveaux même si leur saveur n’égale pas celle du fabuleux God of War sorti 2 ans après il est vrai. J’ai aussi aimé voir des décors dont les blocs ne se ressemblent pas toutes les 2 pierres d’un mur. La végétation aide pas mal à ce niveau. Ils ont bossé beaucoup sur les paysages alors que sur certains aspects on est en droit de se demander si le jeu n’a pas été terminé à l’arrache. Tout n’est pas rose non plus au pays des graphismes de Rygar : on a parfois un scintillement sur-excessif et quelques paysages restent assez fades ou du moins ne déchaîneront pas les passions... Ca c’était le point fort du jeu : les graphismes. Viennent ensuite les musiques qui semblent de prime abord avoir quelques vertus thérapeutiques... malheureusement celles ci s’estompent promptement. Comme dirait Jean Jacques : la musique est bonne, certes, pourtant je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle donne. Les musiques sont plus portées sur l’ambiance que sur une mécanique héroïque comme ce fut le cas avec Rygar sur NES. Au niveau du gameplay celui ci est assez agréable : il y a différentes armes s’apparentant à des fouets, quelques magies et des health-ups, etc... Il est dommage que tous ces éléments ne soient pas mis en valeurs. Les mouvements du héros sont mal épaulés par des décors super vides. Certains passages font penser à un nomansland géant où la taille des niveaux n’a d’égale que l’ennui que vous ressentez. C’est vide, les levels sont dépeuplés d’ennemis, l’adversité manque vraiment cruellement et comble du malheur : certains écrits vous conseillent de tout casser pour progresser. Les statues et colonnes d’antan seraient en fait une symbolique magique par rapport aux Dieux antiques... Beaucoup de parties du décor sont en effet démolissables, mais pour une fois ça ne m’a pas amusé plus que ça... peut être parce que le jeu est trop politiquement correcte. Les premiers niveaux sont assez lamentables. Vous trouverez cela surprenant mais on commence à s’amuser un peu plus passé les premiers niveaux : l’aspect plateformes y est plus développé et le héros a enfin un peu plus de mouvements exploitables. Par ailleurs, les boss sont en général assez imposants et on les découvre avec une certaine joie. Graphismes/Animation : 7,5 /10
Jolis mais dépassés et puis l’animation n’est pas exaltante. Le chara-design des simples ennemis est ridicule.

Environnement sonore : 8 /10
C’est mieux que "bon" mais pas tant que je l’aurai souhaité. Le jeu manque d’intensité et ne donne pas envie de faire preuve de combativité de par ses musiques... il faut dire que de toutes façons vous croiserez assez peu d’ennemis.

Maniabilité : 7 /10
La partie plateformes aurait du être un peu plus prononcée dès le début du jeu. Le héros manque de précision.

Fun/Durée de Vie : 6,5 /10
Rygar’s players au pays des désillusions... :(

Intérêt : 7 /10
Il n’y a pas de quoi s’apitoyer mais on reste à faire la moue sur un produit relativement médiocre. Rygar manque cruellement d’intensité.

P.-S.

Sortie le 9 Mai 2003
Editeur/D

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