Consoles-Fan

Accueil du site > Action > Yakuza > Yakuza

Yakuza

Nouveau Shenmue ou GTA-like ?

mercredi 13 décembre 2006, par Van Fanel

Lors de l’annonce par notre ch

Certains (et c’est bien compréhensible) ne seront pas vraiment d’accord avec la classification que j’ai décidée pour ce jeu. Il est clair que Yakuza mélange plusieurs genres avec plus ou moins de succès mais pour ma part, c’est celui du beat them all qui ressort principalement. Il est bien certain que le jeu est très scénarisé (et quel scénario !). Il est clair aussi que l’espace de jeu, même s’il n’est pas gigantesque, possède une taille amplement suffisante pour donner une réelle sensation de liberté. Il va de soi que les missions annexes et les mini jeux sont nombreux et presque toujours sympathiques à jouer. Cependant, tous ces éléments ne contribuent qu’à améliorer l’expérience fournie par le titre. En effet, le but principal du jeu est de latter un maximum de « sales tronches » à la force de ses petits poings. Donc, selon moi, nous sommes clairement dans la catégorie du beat them all. CQFD !

Le jeu nous met dans la peau de Shiryu Kazuma alias le « dragon des Dojima ». Kazuma est un yakuza très respecté. D’une part, parce qu’il fait preuve d’un grand sens de l’honneur et d’autre part, parce qu’il est super balèze (qui s’y frotte s’y pique). Au début de l’aventure, notre héros a de quoi être heureux car il est sur le point de créer sa propre famille (pas faire des bébés, hein ! Ici ce n’est pas l’île aux enfants) et parce qu’il vit le parfait amour avec sa fiancée Yumi. Malheureusement pour lui (mais heureusement pour nous), une sombre histoire de meurtre va briser ce tableau idyllique. Nishiki, l’ami d’enfance de Kazuma, tue l’oyabun de la famille Dojima pour sauver Yumi des griffes de ce dernier. N’écoutant que son honneur, Kazuma décide de prendre la responsabilité de cet homicide pour couvrir Nishiki et écope, donc, de 10 ans de prison. A sa sortie, beaucoup de choses ont changés. Nishiki a fondé sa propre famille, Yumi a disparu ainsi qu’une très grosse somme d’argent (pas très net tout ça). Il est temps pour Kazuma de mettre les points sur les « i » et de découvrir l’obscure vérité.

A côté de l’histoire principale, le soft nous permet d’accomplir différentes petites missions originales et variées. Par exemple, durant le jeu, Kazuma rencontre un ivrogne lui demandant du saké pour combler son envie d’alcool. Notre héros peut alors décider de laisser tomber la mission ou bien, il peut aller chercher le saké pour notre brave ivrogne qui se fera un plaisir de lui donner un peu d’argent. Le soft regorge de missions en tout genre permettant surtout d’obtenir de l’argent mais aussi quelques objets utiles pour le bon déroulement de l’aventure. Grâce à la présence de ces missions secondaires, Yakuza peut se jouer de différentes manières et permet à chacun d’y trouver son compte et son plaisir de jeu.

Une des missions facultatives les plus amusantes est assurément celle du jeu de drague avec les hôtesses des bars à hôtesses (six au total). Le but de cette mission est assez anecdotique car si Kazuma arrive à ses fins, il pourra profiter pleinement de la chair de l’hôtesse fraîchement conquise (la baiser, quoi !). Je dois tout de même vous prévenir que vous ne verrez rien mis à part un bel écran rose agrémenté de quelques petits cris explicites.

Bien que la mission des hôtesses soit totalement dispensable, il me parait nécessaire de vous en expliquer le déroulement. Pour réussir à séduire votre belle, il faudra faire quelques efforts ! Tout d’abord, il faut beaucoup d’argent car n’oubliez jamais que le métier de ces charmantes hôtesses est de vous faire dépenser un maximum de fric. Ensuite, il convient de glaner plusieurs renseignements sur les filles afin de répondre correctement à leurs questions. Et pour finir, il faut faire preuve d’un peu de jugeote pour cerner le caractère des filles car certaines sont tout à fait franches tandis que d’autres jouent un double jeu (par exemple, si l’hôtesse dit qu’elle aime les hommes sensibles, il faut plutôt là jouer macho). Chaque bonne action ou bonne réponse est récompensée par au minimum ½ cœur et au bout de 10, la belle vous appartiendra totalement.

Avant de terminer ce test, il convient de parler du système de combat car comme expliqué plus haut, Yakuza est principalement un beat them all. A ce sujet, Sega a bien travaillé. La maniabilité est simple et instinctive et la prise en main est immédiate. Le système est principalement composé de trois boutons, un pour les poings, un autre pour les pieds et un dernier pour les choppes. A côté de ces trois actions, il y a aussi la possibilité de se protéger, de locker (pas très pratique mais obligatoire pour utiliser l’esquive) et de provoquer (pour faire le malin). Le soft comprend également un système d’expérience permettant à Kazuma d’augmenter ses capacités et d’apprendre de nouveau coups. Classique mais efficace !

Pour conclure, Yakuza est un très bon jeu car il propose au joueur de vivre une expérience unique dans l’univers de la mafia japonaise. De plus, le ton mature du soft (logo 18+ sur la jaquette) est très agréable car il correspond bien à une certaine réalité. Il est vrai que le titre risque d’en décevoir plus d’un car la liberté de jeu, en définitive, n’est pas énorme (ce n’est pas Shenmue) et parce que finalement, le soft ne permet pas au joueur de faire tout ce qu’il veut comme dans un GTA (impossible d’agresser un passant ou d’aller n’importe où). Quoiqu’il en soit, ce Yakuza fait partie des jeux incontournables de cette année 2006.

Graphisme : 07/10
- Contrairement à certains de mes camarades testeurs, je ne trouve pas la réalisation fantastique mais juste bonne. Les différents protagonistes sont modélisés correctement sans toutefois atteindre des sommets (plus de détails aurait été le bienvenu). La ville et la foule sont assez bien rendues malgré quelques redondances graphiques (heureusement pas trop gênantes). Le nombre de « loading » est un chouia trop élevé ce qui a pour conséquence d’un peu casser le rythme du jeu.

Maniabilité : 07/10
- Il n’y a pas grand-chose à redire sur la maniabilité sauf peut être sur le manque de précision des déplacements de Kazuma durant les (très) nombreux combats que propose le soft.

Bande son : 08/10
- La musique, les bruitages ainsi que le doublage sont de qualités parce qu’ils permettent aux joueurs de s’immiscer en toute aisance dans l’univers de la mafia japonaise. Pour ma part, je trouve que le doublage américain est de qualité et que celui-ci participe grandement à l’excellente ambiance du titre (même si parfois le ton utilisé ne correspond pas toujours à celui d’un vrai yakuza).

Note finale : 08/10
- Ce Yakuza est un très bon jeu ! Un très bon jeu made in Sega qui plus est ! Pour les amoureux de la firme au hérisson bleu, ce jeu est fait pour vous. Pour les autres, le titre devrait vous séduire notamment grâce à son ambiance particulière, à son ton assurément adulte et à ses modes de jeu variés.

P.-S.


- Titre : Yakuza
- Editeur : Sega
- Date de sortie : 15/09/2006
- Machine : Playstation 2

Répondre à cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette