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Saint Seiya - Had

’Des quatre coins de l’univers quand triomphe le mal,

dimanche 12 novembre 2006, par Van Fanel

En 2005, la saga Saint Seiya nous est revenue sur consoles de salon, apr

Ne faisons pas perdurer le suspens plus longtemps, cette nouvelle mouture est meilleure que l’ancienne. Cependant pas mal de défauts subsistent. Le jeu n’est pas encore la tuerie que nous rêvions mais il commence à s’en rapprocher.

Le premier épisode retraçait le chapitre du Sanctuaire tandis que ce second opus reprend la première partie du chapitre Hadès. Pour rappel, la saga Hadès est la toute dernière partie du manga et certainement la plus intéressante. D’une part, parce que Kuramada (pour les distraits, c’est l’auteur du manga) nous montre enfin tout le potentiel des chevaliers d’or (Mu et Dohko sont super impressionnants) et d’autre part, parce que les véritables raisons de la trahison de Saga sont finalement expliquées. Je n’en dirais pas plus sur l’histoire pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui ne connaissent pas encore ce dernier chapitre.

Le déroulement du soft est extrêmement fidèle à l’aventure contée par le manga. Tout se passe quasiment de la même façon. La toute première partie de jeu vous scotchera à l’écran pour la simple et bonne raison qu’elle vous invite à revivre toute l’épopée d’Hadès par le biais de cinématiques réalisées par le moteur du jeu et de dessins directement tirés de l’anime. Bref l’immersion est totale ! Les développeurs ont également eu la bonne idée de permettre de zapper ces fameuses cinématiques qui, il faut bien le reconnaître, sont un peu trop longues (le premier visionnage est cool mais dès la deuxième, ça devient limite pénible).

Le casting de ce nouvel opus risque de décevoir de nombreux fans car par rapport au premier épisode, il n’y a pas beaucoup de « nouveaux » chevaliers. Nous retrouvons bien sûr nos Bronze Saint préférés dans leurs trois versions d’armure (la sauvegarde de Sanctuaire donne droit directement aux armures v1 des chevaliers de Bronze), ainsi que les Gold Saint mais dans des versions un peu particulières. En effet, les chevaliers morts durant la bataille du Sanctuaire reviennent à la vie revêtus de Surplis (sorte de version mauve et noir de leur armure d’or). Voilà d’où vient la déception, les Bronze et Gold Saint sont exactement les mêmes que dans le précédent épisode, seul l’aspect graphique change (et encore !). Bon, je dois quand même admettre qu’il y a quand même quelques nouveaux comme Radhamante, Eaque et Minos (les trois juges des enfers) ou comme Sion (l’ancien grand Pope et maître de Mu) et Orphée (chevalier d’argent de la lyre).

Le système de combat a été grandement amélioré et corrige presque toutes les erreurs du précédent opus. Les déplacements des persos sont maintenant rapides et dynamiques. Les coups spéciaux s’exécutent généralement par un système de demis et de quarts de tour. Les supers attaques se lancent désormais à la manière d’un Budokai Tenkaichi (c’est-à-dire appuyer en même temps sur le bouton de charge et un des trois boutons de coups). Chaque perso dispose de trois niveaux de puissance correspondant généralement à une super particulière (Par exemple pour Seiya, niveau 1 = les météores de Pégase, niveau 2 = l’envol de Pégase et niveau 3 = la comète de Pégase). Le jeu introduit le mode « septième sens » (triangle+rond) permettant, durant un temps limité, de réaliser n’importe quel pouvoir sans devoir respecter les niveaux de puissance. Soyons clairs, tout n’est pas encore parfait car il y a encore quelques soucis de gameplay mais les modifications apportées améliorent grandement le plaisir de jeu et augure du meilleur pour un éventuel troisième épisode.

Je me souviens que beaucoup avaient râlé sur la réalisation graphique du premier opus. Pour ma part, je n’avais pas été déçu. Certes, la réalisation n’était pas fantastique mais, selon moi, elle collait parfaitement à l’univers de Saint Seiya. Pour ce nouvel épisode, la charte graphique a encore été améliorée et je dois bien dire que le résultat est plus que satisfaisant (on est loin des derniers Budokai, c’est un fait mais le titre reste quand même agréable à l’oeil).

En conclusion, je dirais que malgré encore quelques défauts, ce nouveau Saint Seiya répond exactement à son objectif : contenter les fans. Certains crieront, une fois de plus au scandale mais je tiens tout de même à signaler qu’un tel jeu est loin d’avoir le budget d’un Tekken ou d’un Vitua Fighter voir d’un DBZ.

Graphisme : 07/10
- Personnellement, je trouve que l’esthétique du jeu est très réussie. Les graphismes retranscrivent de manière fidèle l’univers de Saint Seiya. Je suis tout à fait d’accord qu’au niveau de la réalisation, les développeurs auraient pu (dû !?) faire beaucoup mieux mais ce n’est malheureusement pas le cas. Toutefois, après quelques minutes de jeu, on se rend compte que même si les graphismes ne sont pas fantastiques, ils sont loin d’être laids.

Maniabilité : 06/10
- Bien que le jeu soit plus technique que son illustre aîné, la maniabilité est encore perfectible sur bien des points.

Bande son : 07/10
- Il est regrettable que la musique du soft ne soit pas celle du dessin animé. Cependant après quelques heures de jeu, on se rend finalement compte que la musique ne dénote pas et que celle-ci est même plaisante à écouter. Par contre, la présence des voix japonaises est une véritable bénédiction car ces dernières contribuent énormément à l’immersion proposée par le soft (la vf du chapitre du Sanctuaire était très drôle mais vite lassante).

Note finale : 06/10
- Le titre est finalement très sympathique à jouer mais doit encore parcourir pas mal de chemin pour sortir de son statut de soft uniquement destiné aux fans (souvent plus indulgents) afin de devenir un véritable jeu universel.

P.-S.


- Titre : Saint Seiya - Had

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