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Bakumatsu Roman Gekka no Kenshi

ou The Last Blade

vendredi 14 octobre 2005, par Sets

SNK ne trouvant personne pour concurrencer leur s

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L’illustration de la cover AES, sign

Le jeu prend place à une époque quelque peu moins sombre que celle de Samurai Spirits. Période de grands changements, le Bakumatsu se situe entre l’ère Edo et Meiji.
Le Japon ouvre ses ports aux étrangers, de nouveaux échanges commerciaux et cuturels naissent alors. Le Japon découvre le monde occidental et inversement.
Le jeu imaginé par SNK est donc imprégné de cette époque de l’histoire du Japon.
Quatre Dieux gardent la Porte des Enfers : Genbu, Byako, Suzaku et Seiryu. Kagami le cinquième qui représente le centre est le protecteur de l’humanité jusqu’au jour où son amour pour le genre humain se tranforme en haine et dégout, il va alors entrer en conflit avec les Dieux Gardiens et entreprendre d’ouvrir la Porte des Enfers ... Kagami est donc le grand méchant boss du jeu.

Le jeu propose 12 personnages, sans compter les deux bosses jouables via une manip’ (dans le roster faire : C,C,C,C,C,C, B,B,B, C,C,C,C ).
Les personnages sont variés, les deux héros ennemis Kaede et Moriya font penser à Kyo et Iori ou bien Haohmaru et Genjuro. Lee Rekka ressemble à Jet Li dans Once upon a time in China ... excellent personnage. Zantetsu, l’ancêtre de Eiji de Art of Fighting ! Amano Hyo est un perso assez classe, il se trimballe en kimono rose et ne se sert presque jamais de sa lame, ni de son bras droit ... assez humiliant pour l’adversaire ... de plus il ne pense qu’aux femmes, à boire et fumer. Yuki et Akari sont les deux seules protagonistes féminines du jeu. Yuki est très forte et utilise la glace en plus de son baton pour se battre, c’est la beauté froide du jeu. Akari est très jeune, sorte de prêtresse shinto, elle use de toutes sortes d’esprits au combat. Musashi et Kagami sont les deux bosses du jeu, dans la même lignée que Grant et Kain dans Garou MotW ... la grosse brute puis le mec classe quoi ... ^^ ce qui est bien c’est qu’ils ne sont pas complétement crackés, on peut donc en venir à bout sans trop de difficulté.

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Paarty iku-kai !?

Le système de jeu est très riche et permet de nombreuses actions.
Les boutons A et B servent pour les coups d’épée, respectivement "weak slash" et "strong slash", le bouton C est utilisé pour les kicks puis le bouton D est le "repel", sorte de "parry" comme dans SFIII 3rd Strike qui sert à contrer le coup de l’adversaire, ce qui laisse une ouverture pour contre-attaquer. Ce bouton sert aussi de "recovery", après avoir encaissé un coup, se remettre sur ses pattes dans les airs ou en touchant le sol.

Les directions du joystick combinées à tous ces boutons permettent de réaliser de nombreux coups différents y compris pour les "repels" tous les coups ne se bloquent pas de la même façon ... Comme dans tout bon jeu de baston on peut courir ou dasher en avant selon le perso, également fuir vers l’arrière.
Lorsque l’adversaire est au sol on peut lui asséner un petit coup si l’on se trouve à côté ou bien tenter de lui sauter dessus avant qu’il ne se relève !
On dispose également d’une garde dans les airs mais attention seulement contre certains coups.

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La super furie d’Akari, elle invoque une arm

Ensuite, comme dans Samurai Spirits III et IV, juste après avoir séléctionné son personnage, il faut choisr entre "Power" ou "Speed".
Ceci changera la façon de jouer le personnage et les possibilités seront toutes autres :

Power mode :
 Dommages causés à l’adversaire plus importants.
 L’adversaire perd un peu de vie losqu’il bloque vos coups.
 On peut canceller un coup special pour placer une furie derrière. (Super Cancel)
 Une deuxième furie exclusive à ce mode disponible losque la jauge à furie est pleine ainsi que la jauge de vie clignotante.
 Le "Combo Special" n’est pas disponible.

 Possibilités de combo amoindries.

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"Power" en rouge et "Speed" en bleu.

Speed mode :
 De nombreux coups normaux et spéciaux peuvent s’enchainer entre eux.
 Moins de dommages causés à l’adversaire.
 Pas de dommages dans la garde de l’adversaire en utilisant des coups normaux.
 Pas de deuxième furie.
 Lorsque la jauge de furie est pleine et la jauge de vie clignotante, on peut alors réaliser le "Combo Special", à l’image de Street Fighter, votre perso devient alors très rapide et l’on dispose d’un lapse de temps (jusqu’à ce que la jauge soit vide) pour infliger à l’adversaire un maximum de coups.

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Kaede peut se transformer tel un supa saian.

Le jeu s’ouvre sur une intro assez longue, une voix nous résume le scénario puis on a droit à une succession de petites animations représentant les personnages pour finir sur l’écran titre.
Le chara-design est soigné, on peut admirer les artworks avant et à l’issue des combats. Les sprites des personnages sont superbes, on peut apercevoir l’animation de chaque doigt, chaque bout de tissu ... pixel power ! c’est vraiment du travail d’orfèvre ... les stances des personnages sont alors très réussies. Tous les coups des personnages sont aussi bien détaillés, du bon boulot d’animation.
Comme Samurai Spirits le jeu zoome en arrière lorsque les personnages s’éloignent.
Les décors sont incroyablement travaillés, dans Samurai Spirits III et IV on peut voir de magnifiques décors mais ils restent assez statiques, ici la plupart des décors fourmillent d’animations et de détails ... on a donc des foules de spectateurs entièrement animées, on peut apercevoir des rats dans les cales du stage du bateau, de la lave de partout animée dans le stage du premier boss, dans le stage du Yuki lorsqu’un perso est projetté au sol il laisse une trace dans la neige puis la trace est recouverte petit à petit par la neige qui tombe, des paquets de neige tombent aussi des arbres ... la classe !

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Le stage de Moriya, le vent souffle et secoue la v

La composition et les couleurs des décors est tout aussi à tomber par terre.
Le sol du stage de Kaede est recouvet de feuilles d’érable rouges, on peut apercevoir l’océan à travers une large porte puis les ombres portées des arbres sur les murs sont saisissantes de réalisme ... chaque stage est incroyablement bien réalisé et l’on se surprend à découvrir de nouveaux détails.

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Chaque nouveau stage est introduit par une petite pr

Les musiques sont de toute beauté, mélancoliques, alors oui on fait saigner son adversaire comme un porc sur des musiques la pluart du temps toutes douces. Mais comme les gens de chez SNK ne faisaient pas les choses à moitié, chaque stage bénéficie d’une musique ou bien de son ambiance sonore ! (ça devait etre la mode en 1997 ... cf KoF’97). On peut alors entendre les copines d’Akari qui l’encouragent "Akari ! Akari ! ganbare, Akari !", un chien aboie dans le sombre stage de Washizuka, craquements de bateau pour le stage de Zantetsu, gouttes qui tombent dans l’eau et résonnance dans la grotte de Shigen ... ces ambiances ajoutent du réalisme aux combats et il est vraiment plaisant d’alterner des stages avec et sans musique.

Les plus :

 Un gameplay solide et élaboré ... de nombreuses heures d’entraînement en perspective.
 Des personnages tous plus intéressants et attachants les uns que les autres.
 Un travail artistique hallucinant pour un jeu de ce genre.
 La présence de nombreux modes de jeu sur la cartouche AES : Story Mode, Short Mode, VS Mode, Time Attack Mode, Training Mode, Option.
 le finish "tranchage en deux" de l’adversaire, bien sanglant ... bé quoi ?

Les moins :

 A part quelques rares ralentissements ...

En conclusion :
SNK signe un nouveau chef d’œuvre, vous pensiez avoir tout vu du combat à l’arme blanche dans Samurai Spirits, eh bien pas du tout, SNK nous pond un jeu qui joue sur le même terrain mais qui est complétement différent que ce soit dans le gameplay, le design et l’univers. Les décors sont tout simplement hallucinants et il se dégage du jeu une certaine légèreté et poésie. Un premier opus qui n’a rien à envier à sa suite, à part peut-etre des persos comme Setsuna et Hibiki ... cheers.

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