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ActRaiser

Act I : action !

jeudi 10 janvier 2008, par Teiseken

C’est en 1991, qu’Enix nous sort un jeu développé par Quintet. Ce jeu est assez particulier car non seulement c’est un des premiers jeux sortis sur Super Nintendo et en plus, ce jeu comporte 2 phases différentes. L’originalité ne réside sûrement pas dans les phases d’Arcade (des plus classiques) mêlant des niveaux d’action bourrés d’ennemis (+ un boss) à la plateforme. Pour trouver ce qui particularise réellement Actraiser, il faut se tourner vers les phases de simulation.

Chaque partie d’Actraiser est intéressante. Vu d’ensemble vous vous dirigerez sur la carte du monde. Vous irez de région en région en passant préalablement par une interface s’apparentant simplement à un gros menu. De là, vous déciderez d’attaquer les points sensibles de la carte où se nichent les esprits maléfiques du territoire. Pour chaque région il existe 2 niveaux d’action : un pour entrer dans cette région et un pour en sortir. Evidemment pour que la sauce se lie correctement au reste du contenu, le scénario et de nombreux dialogues vous éviteront de vous perdre entre les menus. Par exemple en phase simu (vu de dessus) des boîtes de dialogue apparaîtront automatiquement pour que le peuple qui est sous vos ordre puisse communiquer avec vous. Ainsi 1 ou 2 représentants vous feront part des problèmes que le peuple rencontre ou alors ils vous donneront des dons (gains d’objets, de magie ou de connaissances, etc... ) en signe de reconnaissance des bienfaits que vous leurs apportez. Ces phases de simulation sont excessivement agréables à jouer. En fait vous contrôlez à l’écran un petit ange qui tire des flèches sans cesse pour éviter au peuple d’être la proie des attaques de monstres. Donc même dans les phases de simulation, il y a de l’action. Vous aurez à anéantir des dizaines d’ennemis pour augmenter vos points de magie. Ceux ci permettent d’utiliser vos pouvoirs : pluie, vent, soleil, ... Les conditions climatiques sont un problème qu’on résout facilement quant on a des pouvoirs divins. D’autres problèmes temporaires se résolvent tout aussi aisément : si des arbres ou des rochers gênent le passage, sortez un coup d’éclair pour faire place nette ! Résultat immédiat.
Vous utiliserez également à bon escient les dons qui vous ont été donné. Les dons permettent de faire face à des ennuis spécifiques comme la famine, la perte de proches, une baisse de moral des familles, j’en passe et des meilleures. Dans ces phases vous jonglerez habilement entre un menu assez complet et le fait de tuer vos ennemis où choisir certains emplacements sur le terrain pour appliquer vos magies ou indiquer la direction dans laquelle les habitants doivent construire leur ville. Finalement comme dans un Populous tout tourne autour de la construction de maisons (et du peuple qu’il faut faire prospérer, seulement ici on attaque pas un autre camps : seul l’utilisation de la défense est requise). Ces constructions ci n’évoluent pas, mais lorsque vous aurez atteint un certain niveau (déterminé par la population de la ville ou par une découverte) vos disciples commenceront à créer des logis beaucoup plus robustes et ayant une capacité supérieure à ceux de base. Tout comme dans les phases d’action, les musiques sont signées Yuzo Koshiro (Streets of Rage, Revenge of Shinobi, etc...). Le roi des compositeurs de musiques de jeux vidéo n’a pas raté son coup et nous livre une bande son divine de bout en bout. Le thème principal des phases en simu a beau être répétitif, on s’étonne pourtant de ne pas s’en lasser. On finit même pas le siffloter en jouant.
Les bruitages sont d’une qualité supérieure et les seuls regrets qu’on puisse émettre ne sont que d’hypothétiques souhaits qu’on pourrait imaginer pour améliorer encore le tout (avoir la blinde de voix digitalisées m’aurait bien plu, mais on n’est pas sur Neo Geo et puis les cartouches 16, 24, 32, .... Mega ne sont apparu que plusieurs années après la sortie d’Actraiser sur Snes).

Beau comme un Dieu, fun comme un jeu.

Les phases d’action sont beaucoup plus classiques. On s’y amuse tout autant grâce à une réalisation top moumoute ! Prenez le premier niveau : la forêt. Dans ce niveau on admire en arrière plan de nombreux arbres dessinés de façon à donner une dimension supplémentaire au visuel : comme dans les Metal Slug on aperçoit un effet de profondeur totalement dessiné... en 2D. D’ailleurs, les journalistes de l’époque n’ont pas manqué de comparer la Super Nes avec la Neo Geo, notamment avec Actraiser qui utilise très correctement la palette de couleurs de la Nintendo 16 bits. Avec le recul on se dit que malgré qu’Actraiser soit sorti dans les tous premiers jeux, il compte encore parmi les plus beaux de la Snes. Les plus :
- des graphismes très élaborés
- belle utilisation du mode 7 (surtout pour la carte où l’on peut zoomer manuellement)
- une durée de vie plus qu’honorable
- une difficulté de choix
- Yuzo Koshiro au sommet de son art ? Egale à lui même en tous cas : donc parfait !
- la gestion de gentils peuples.

Les moins :
- rien de flagrant. Graphismes : 9 /10
Les décors sont bourrés de détails dans les phases Arcade.
La vue de dessus est attendrissante : vous voyez vos sujets évoluer au travers des plaines pour construire petit à petit leur chez soit ! Trop mignon.

Environnement sonore : 9 /10
La musique des phases de simu possède des propriétés relaxantes qui vous permettront de vous ressourcer (le Shenmue sound’ de l’époque !).

Maniabilité : 8 /10
Correcte. Il faut ajuster ses tirs pour faire mouche. Les ennemis les plus rapides vous donneront du fil à retordre.

Fun/Durée de Vie : 9 /10
Quelle magie que d’affronter de pareils boss. Un cheval avec une tête humaine (un minotaure armé d’une lance), une sorte de lion, un géant,... c’est Conan le Barbare version 16 bits en vue de côté ! Ces boss sont techniques au possible : que du bonheur donc !

Intérêt : 9 /10
Actraiser n’est certes pas le meilleur jeu de la console si l’on considère que certains jeux ont une durée de vie encore bien supérieure grâce au multijoueur. Par contre dans la ludothèque solo, le jeu d’Enix est carrément bien placé !

P.-S.

Sortie en 1991 aux Etats Unis
Editeur/Développeur : Enix America, Inc./Quintet
Difficulté : moyen/dur
2 genres dans un même jeu : ou plutôt 2 types de phases : de l’action/plateformes chevaleresque et de la simulation de Dieu (action/aventure).

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