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Cocoto Platform Jumper

L’histoire d’un petit diablotin

jeudi 29 septembre 2005, par Lorki

Il y a parfois des jeux qui semblent sortir de nulle part, des jeux dont l’existence nous est purement inconnue jusqu’au moment o

Cocoto est en fait un gentil petit diablotin vivant avec trois amis dans les Abyss. Ces quatre compères avaient pour particularité la capacité de manier le magma. Animé par la jalousie, le dieu de la foudre Zaron décida de kidnapper avec l’aide de ses frères et soeurs nos amis diablotins. Cependant, Cocoto a réussi à échapper à cet enlèvement puisqu’il était parti chez l’épicier du coin chercher un pack de Kro pour ses potes...Ah non, en fait on sait même pas ce qu’il faisait. Notre petit diablotin aura alors pour tâche de partir à la rescousse de ses camarades lors d’un long périple l’entrainant jusqu’à l’antre de Zaron. Dans le mode de jeu principal, notre héros doit alors parcourir de nombreux niveaux truffés d’ennemis avant de pouvoir sauver ses amis. Niveaux qui a chaque fois consistent à atteindre un point situé en hauteur tout en sautant de plate-forme en plate-forme. En fait, les niveaux sont organisés en un assemblement d’étages circulaires de plate-formes. Cette organisation circulaire restreint les déplacements du personnage : ici Cocoto ne peut donc en marchant que se déplacer vers la gauche ou la droite lorsqu’il est sur une plate-forme. Lorsque certains endroits sont difficilement accessible, Cocoto peut alors former un petit pont de magma sur lequel il peut marcher. Bien entendu, la difficulté se corse au fil des niveaux avec l’apparition d’obstacles et l’augmentation du nombre d’ennemis (qui ne rime pas avec diversification du type d’ennemis hélas). Il vous faudra alors un peu plus d’adresse pour vous faire face à tout les dangers qui se présenteront. Si les premières minutes de jeu sont relativement agréables notamment grace à la prise en main intuitive et facilité par les possibilités restreintes de déplacement du personnage, la lassitude prend peu à peu le dessus par la suite. Le jeu semble en effet au bout d’un certain temps très répétitif. Malheureusement, beaucoup d’éléments renforcent cette impression : des niveaux qui se révèlent à force sans réelles surprises, monotones avec des ennemis amorphes et qui sont certainement fabriqués en masse dans des unités de clonage dans leur bourgade tant ils se ressemblent. De plus, avec un peu d’expérience on peut constater qu’il est en fait aisé de contourner les différents obstacles qui se présentent à nous. Mais comment diantre relever un peu l’intérêt, la motivation du joueur avec ce titre. Avec la barre des scores peut-être vous permettant de vous classer dans le Hall of Fame si jamais vous avez effectué une belle prestation...pas vraiment. Si vous terminez en fait les niveaux rapidement, ce n’est certainement pas parce que vous pensez au bonus alloué pour le temps mais probablement parce que les niveaux deviennent de plus en plus lassant. À moins que ce ne soit l’envie de la confrontation avec les boss qui nous guide. Cela paraît également douteux puisque ceux-ci n’ont en réalité rien d’effrayant. Il vous suffit de quelques dizaines de secondes pour leur régler leur compte. Outre le mode principal, vous pouvez également trouver un mode course et un mode bataille. Dans le mode Course, il faut naturellement arriver en premier au bout d’un parcours délimité. Et dans le mode Bataille, vous devez combattre avec d’autres joueurs dans un des niveaux du mode principal. Ces deux modes ne sont toutefois disponibles qu’en multijoueurs. Si vous êtes seul, vous ne pourrez donc pas vous affronter à un personnage contrôlé par l’ordinateur. Dommage ? A vrai dire si ces modes apportent un plus au jeu, il faut reconnaitre que l’on aurait pu retrouver ce genre de modes en guise de mini-jeux dans d’autres productions. De plus, ils ne proposent que des choix limités : seulement quatre personnages jouables, manque de diversité des niveaux si ce n’est pas que le décor de fond qui change.

Enfin parlons de la réalisation, les graphismes sont mignons et colorés. On peut regretter le manque de détails des textures, la modélisation grossière des personnages et le manque d’originalité dans la construction des niveaux. La jouabilité ne pose pas de gros problèmes...si la chute est possible, elle reste rare et le plus souvent due à une étourderie de la part du joueur. Pour ce qui est la musique, Cocoto Platform Jumper vous place dans une ambiance type conte de fées avec de douces (et discrètes) mélodies constrastant avec les bruitages de piètre qualité.

Graphismes : 6/10 Si le jeu est très fluide, il ne faut pas toutefois nier la simplicité des graphismes (textures, modélisation, character design, etc...)

Jouabilité : 7/10 Pas vraiment de problème de ce côté : les personnages répondent au doigt et à l’oeil et la prise en main se révèle très intuitive.

Bande Son : 5/10 Des musiques toutes mignonettes mais qui sont bien trop discrètes face aux bruitages style "dessins animés" qui deviennent vite désagréables.

Intérêt : 3/10 Cocoto est certes répétitif et sans fioritures, mais le principal problème est certainement le fait que ce jeu fasse difficilement le poids avec des productions telles Super Mario Sunshine, Starfox Adventures, Rayman que l’on peut trouver pour un prix proche. Cocoto a encore de quoi se rattraper puisque de nouveaux jeux vont débarquer d’ici la fin 2005.

P.-S.


- Classification PEGI : 3+
- D

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