Consoles-Fan

Accueil du site > Rock > Mucc > Mucc, les enfants terribles du rock japonais.

Mucc, les enfants terribles du rock japonais.

On ne cherche pas

mardi 18 octobre 2005, par CFan


Interview + Compte rendu du concert à Paris.

Le 09 Août 2005 « la Locomotive » accueille le groupe japonais MUCC.
Formé de Tatsurou au chant, Miya à la guitare, Yukke à la basse et Satochi à la batterie.
Le groupe arrive avec la simplicité qui les caractérise, suivi de près par la représentante du label soundlicious pour parler de la sortie française d Homura Uta et pour traduire cette conférence.
Nous apprenons grâce a cette conférence que le groupe a l’air motivé en cas de succès en France à faire et ce dans le courant de l’année prochaine une tournée européenne qui a de fortes chances de passer par la Belgique.
Voici sans doute pour nous, la meilleure nouvelle de cette conférence...

Conférence de presse



Pourquoi est ce en France que sort cette édition d’Homura Uta ?
Miya : C’est une demande de la France.

Quel effet cela vous fait il ?
Tatsurou : on est très content.
Miya : Oui, nous sommes heureux.

Comment allez vous diriger votre évolution dans le monde ?
Miya : Nous allons quand même centrer notre carrière sur le Japon, mais on est prêt à s’investir ailleurs, si on nous demande et nous espérons bien sur revenir en France.

De qui vient la demande du concert ?
Tatsurou : Encore de la France. Mais c’est pour nous une bonne occasion, et nous avons envie de faire bonne impression.

Quel est votre implication dans l’édition française d’Homura Uta ?
Miya : Nous tenions à ce que le design d’origine soit respecté, et que les traductions soient justes. Nous avons également regardé le DVD, et il est à la hauteur d’un produit qui serait sorti au Japon.

Pourquoi la présence d’harmonica ou d’acoustique dans quelques unes de vos chansons ?
Tatsurou : j’aime la musique traditionnelle japonaise, c’était donc tout naturel.
Miya : je ne désire pas une musique trop électrique.

Pour un groupe dont les paroles sont toujours en japonais, quel effet cela vous fait que des fans occidentaux connaissent vos chansons par coeur, et même les paroles ?
Tatsurou : (rire) J’espère que personne ne se trompe dans les paroles.

Ame no orchestra ajoute un côté symphonique à votre musique. Votre prochain album sera t il entièrement comme cela ?
Miya : Non, cela en est qu’une partie, l’album sera plus large et présentera de nouvelles choses.

Est ce que vos paroles sont un message personnel ou alors sont elle destinées à tout le monde ?
Tatsurou : C’est introspectif, mais si ça peut trouver un écho aux gens qui nous écoute, alors ça nous fait plaisir.

Comment s’est passé le Wacken ? Et quel effet cela vous a t’il fait de jouer avec d’autres groupes étrangers ?
Tatsurou : C’etait vachement bien ! (Lève le pouce). C’était la 1ere fois que l’on jouait à l’étranger.
Miya : ce n’est pas la première fois que nous jouions avec des groupes étrangers ça ne nous a pas mis la pression particulièrement ça c’est fait naturellement et ça c’est super bien passé.



Etiez vous invité par le Wacken ?
Miya : oui, nous avons été invité, car certains de nos albums sont déjà sortis en Allemagne.

A propos de vos influences occidentales...
(Tout le monde se tourne vers Satochi. Il prend la pose avec son fameux air idiot, lève les deux pouces, et dit "Helloween !".
L’interprète nous explique que c’était surtout lui qui écoutait des groupes occidentaux, avec aussi entre autres Metallica et Megadeth elle nous explique aussi qu’il a eu une période ou il écoutais beaucoup de métal occidental.)

Quelle bière est la meilleure ? Japonaise ou Allemande ?
Satochi : Japonaise, car elle est plus fraîche.
Miya : J’ai découvert la Desperados en Europe, et j’aime beaucoup, alors que je ne bois pas de bière au Japon. Maintenant j’aime la Despé.

Quel sera la setlist en France ? Identique à celle en Allemagne ou un concert bien différent ?
Miya : Elle sera presque identique, mais avec un peu plus d’Homura Uta etant donné que l’album sort en France.

Par rapport au groupe de Visual Kei, en live le son est souvent calqué sur le son des albums et cela est parfois très machinal. Faite vous de même ?
Miya : Nous ne nous revendiquons pas comme groupe de Visual Kei mais comme groupe de Shock Rock, nous sommes assez différents des groupes autres groupes de Visual Kei.
Les morceaux d’Homura Uta sont sortit il y’a maintenant 3 ans au japon et sont bien rôdés maintenant nous essayons donc d’être fidèle a l’album mais parfois nous nous lançons dans des petits délires et nous jouons plus vite tout dépends de l’ambiance.



Avec le Shock Rock, comptez vous créer un nouveau mouvement qui regrouperait des groupes du même style tel que la « Vie en rose », ou le groupe de Miya « GeKiGaKutai » ?
(Miya, surpris en entendant « GeKiGaKutai », se met à rire. Puis calmement, il répond que ce n’est pas vraiment un genre. L’interprète nous explique que c’est surtout une appellation marketing.)

Le Shock Rock c’est Alice Couper, Kiss c’est un héritage qui à été aussi repris par Marilyn Manson est ce pour se distinguer de l’étiquette Visual Kei qui reste très péjorative même au japon ?
Tatsurou : On ne s’en occupe pas.
Miya : En fait, c’est un héritage présent depuis longtemps au Japon, mais on ne cherche pas à faire comme tous les groupes occidentaux connus sous cette appellation. On ne cherche pas à faire comme Marilyn Manson.

Comptez vous venir un jour en Belgique ?
Tatsurou : Les belges seraient contents ?
Miya : La prochaine fois, nous ferons une plus grande tournée en Europe dans plus de pays.
Yukke : A condition que vous nous emmeniez dans de bons restaurants (rire).

D’un point de vue de musiciens, que pensez vous du succès de la culture japonaise en Europe ?
Tatsurou : On en avait juste déjà entendu parler.

Qu’est ce qui vous a marqué en France, si vous avez déjà eu le temps de visiter ?
(L’interprète nous explique qu’ils sont arrivés la veille du concert au soir. cependant ils ont déjà vu des choses.)
Miya : L’Arc de Triomphe, surtout lorsque je suis tombé dessus en sortant du métro.
Tatsurou : J’ai vu Full Metal Alchemist à la télé (rire).
Yukke : (rire) En passant à côté d’un sex shop, un gros baraqué m’a attrapé par le bras pour me faire entrer.
(L’interprète lui demande s’il y est entré)
Yukke : Non, je ne voulais pas ! (rire)
Satochi : Sushi, sashimi, tempura ! (rire) Nous sommes allés dans un restaurant japonais tenu par des chinois, on a pu manger comme chez nous ! (lève les 2 pouces)
Miya : Aussi, sur l’escalier du Sacré-Coeur, j’ai vu avec tout le groupe un guitariste jouer sur les marches, c’était sympa.
Tatsurou : Hier, j’ai écrit les paroles pour une chanson qui sera dans le prochain album.

Avez vous un mot à dire aux fans français ?
Tatsurou : (en français) La France, mettez le feu !
Miya : le français est trop difficile.
Yukke dit à la caméra quelque chose d’incompréhensible et tout le monde rit.
Satochi : (en français) Merci ! Excuse moi ! (rire)

(Puis le groupe se lève, Satochi s’avance vers nous en disant en français "Merci !" et en riant, nous serre la main, et le reste du groupe fait de même avant de rejoindre les loges pour les derniers préparatifs.)

Le concert


Incroyable sera sûrement le mot qui convient le mieux pour ce concert, le groupe arrive sur scène sous les cris de la foule avec l’intro d’Homura Uta. Ensuite un silence étrange règne pendant quelques secondes, se sont les premiers accords de « Rancyuu » qui viennent réveiller ce silence, et tout le groupe accompagné de la foule qui se met à bouger dans tous les sens.
Remarquons également l’incroyable présence de chaque membre du groupe sur scène qui a brisé les barrières de la langue.
Rendez vous quelques minutes plus tard pour la séance de dédicaces au carré VIP, le groupe signais tout en discutant avec les fans (pour ceux qui comprenais le japonais) et en serrant leurs mains pour leur dire au revoir.

De façon simple Mucc a donné ce qu il avait de meilleur.
Voila bien longtemps que l’on avait pu assister a un si bon concert.

Set list

Homura uta
daremo inai ie
zetsubou
Roji ura boku to kimi e
dakukuu
gentou sanka
Mama
ero (titre inédit)
Aka tsuki
Zutazuta
Monochro no keshiki
Mae e
Bouzenjishitsu
Suimin
Daikirai

Rappel : 9Gatsu 3ka no kokuin


Retranscrit par So-Fu avec l’aide de Kyujin www.visualstyle.yi.org et « le gritche » www.zetsubou.fr.tc,
Interprète : Sae (Soundlicious)
Merci à MUCC, Soundlicious, le staff japonais, et NoSphere.
Photos Soundlicious.

Sofu Suu

Répondre à cet article

1 Message


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette