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Devilish : Ball Bounder

Ou comment faire une casse-briques...

mardi 28 mars 2006, par poisoned

Le casse-brique est typiquement un genre de jeu que j’appr

Devilish propose sur le papier un casse-briques disposant d’un scénario et d’un concept de jeu différent des autres casse-briques. Cependant, tout cela n’est visible que sur le papier car si scénario il y a, celui-ci n’est qu’un prétexte pour nous sortir un jeu fait à la va vite ! Avant de ruiner le soft, je préfère m’intéresser aux points semblant positifs.

Vous allez en fait diriger une double barre et une bille afin de progresser dans des niveaux dans lesquels les ennemis et les briques sont votre priorité de destruction. Si je parle de barre double, de deux barres ou d’un duo de raquettes, c’est pour le simple et bonne raison que Devilish ne s’apparente pas à un casse-briques basique. En effet, le soft fait plutôt figure de jeu d’action dans lequel vos héros sont deux raquettes. Votre raquette se scinde en deux pour une meilleure appréhension des niveaux et pour compliquer le concept du casse-briques original. La partie inférieure de votre raquette est rouge, elle ne pourra bouger que latéralement et ne sera visible que sur l’écran du bas de votre DS. A contrario, la partie supérieure est matérialisée par une barre bleue, qu’il est possible de diriger sur l’écran du haut ou inférieur. En plus de pouvoir monter et descendre, la raquette bleue peut aussi pivoter dans tous les sens afin que votre bille aille dans la direction que vous avez choisie. Ce choix de mouvements trouve son intérêt dans les niveaux composants le jeu. En effet, l’orientation action se fait sentir lorsque vient le moment de parcourir les stages appréhendables uniquement si vous faîtes bouger votre raquette bleue. Il faudra en fait guider votre bille en détruisant des briques, murs ou encore des ennemis. Les niveaux disposent donc d’axes horizontaux et verticaux afin que votre raquette en mouvement serve à quelque chose.

Afin de ne pas laisser le joueur sur sa faim, Devilish permet même de customiser sa bille. Ainsi il vous sera possible de casser des coffres pour obtenir des items aux effets divers. Cependant, il faudra prendre garde aux effets de chaque objet. Certains ont pour but de transformer votre bille en roquette, de la faire traverser les murs, d’agrandir votre raquette ou encore d’exterminer les ennemis présents à l’écran. D’un autre côté les items aux effets négatifs existent aussi. Ainsi, il ne sera pas rare de tomber sur des objets rétrécissant vos raquettes, diminuant votre force et biens d’autres. Pour que la customisation soit complète, les développeurs ont aussi pensé à introduire une jauge de vitesse et de force. Ainsi, votre bille pourra devenir plus puissante pour détruire des briques ou des ennemis en moins de coups mais sa vitesse pourra aussi sensiblement s’accroître ou ralentir. Voilà sur quoi reposent les véritables forces de Devilish.

Maintenant, laissons place aux éléments qui font de Devilish un jeu tout bonnement mauvais et sans saveur. Premièrement, les ennemis et même les boss ne sont qu’un prétexte pour rendre le jeu attractif. En soit, l’idée est plutôt bonne mais presque tous les ennemis sont statiques et trop simples à abattre. Je ne parle même pas des boss qui sont d’une facilité déconcertante et ne viendront pas entraver votre promenade de santé. Pour enchaîner rapidement, sachez que le jeu se torche en une petite heure et demie. Le jeu ne vous propose que 5 ou 6 stages (je ne me rappelle même plus le nombre exacte tellement le jeu n’a pas marqué mon esprit), découpés eux même en trois ou quatre sous niveaux. C’est le minimum syndical pour avoir dépenser une quarantaine d’euros dans votre cartouche !! Le pire, ce n’est pas vraiment le nombre de niveaux mais l’intérêt qu’on porte à ceux-ci. Dans Devilish il est difficile de mourir et on fait souvent tourner son plateau supérieur au pif pour avancer et cela fonctionne à la perfection. Cela revient à dire que la raquette en mouvement ne sert pas à grand-chose ? Exactement, quelque soit la direction de celle-ci, vous arriverez toujours à parcourir les niveaux.

Afin de se foutre de vous jusqu’au bout, les développeurs proposent un mode de jeu : le mode story. Cependant, il y a 3 niveaux de difficulté disponibles au cas où vous trouviez le courage de refaire le jeu dans une difficulté plus ou moins élevée. Pour couronner le tout, le jeu n’est pas amusant pour un sou. C’est une lutte constante qui se met en place pour ne pas fermer les yeux et s’endormir. Il faut bien le dire, le jeu est mou et très lent. De plus, vous pouvez balancer votre stylet à la poubelle car le jeu n’est même pas configurer pour être jouable avec l’écran tactile de la console. On récapitule, pour faire simple Devilish est un casse-briques action-game avec un concept révolutionnaire mais avec des défauts à ne plus savoir quoi en faire. C’est mou comme pas permis, facile, court, les ennemis ne servent à rien, on n’a le droit de s’éclater que sur un mode de jeu, les musiques font penser à du métal d’ascenseur en midi, le stylet n’est pas utilisé et enfin il n’y a pas de mode deux joueurs. Ce soft est à éviter comme la peste et si vous avez fait l’erreur de dépenser de l’argent dedans, donnez le à votre chien qui l’enterra au fond de votre jardin. Si vous n’avez pas de chien, achetez plutôt une pelle, cela vous coûtera moins cher.

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