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LND (Le Noyau Dur) - Renaissance

El

lundi 29 mai 2006, par poisoned

Derri

Rien ne sert de vous faire un historique d’une durée interminable afin de présenter un peu plus longuement le groupe. Pour faire simple, LND est né fin 2003 sous la houlette de notre bon vieux Djag, qui n’est plus à présenter maintenant. Faites le calcul vous-même, le groupe aura mis plus de deux années pour sortir le fameux et prodigieux Renaissance ! Djag avait envie d’écrire des textes en français (il est certain que ça doit lui changer de “Black Bomb A”) et surtout ne pas spécialement retourner dans un groupe à double chant (encore une fois, il a déjà donné avec “BBA” et “Sarkazein”). Bref, tout le process pour sortir un album prendra du temps surtout quand l’on sait que Renaissance accueille pas mal de featuring que ce soit vocalement ou instrumentalement. Voici une liste non exhaustive du bon monde que l’on trouve sur l’album : Reuno (Lofofora), K-Shoo (Noxious Enjoyment), Poun (Black Bomb A), Mikaël (Oneyed Jack), etc. L’attente fut longue mais la surprise est de taille.

Djag a toujours proposé de la musique plutôt tournée vers le hardcore ou le métal. LND renouvelle clairement le genre. Sans pour autant être un disque de comptines, ou le rival d’Henri Dès, Renaissance est un disque hybride mélangeant des styles musicaux pourtant différents mais s’accordant parfaitement au sein du disque ! Le groupe mélange habilement l’éléctronique, le hardcore, le métal, le punk et même... la chanson française. On trouve principalement du chant de vénère à travers tout le disque mais ce n’est pas pour autant que les divers chansons plus posées viennent gâcher notre écoute. Nous avons donc affaire à un groupe qui n’est pas, ancré vers une influence particulière ou plus simplement, figé.

C’est à travers 16 titres que l’on découvrira et jugera Le Noyau Dur. On sent clairement que Djag a soigné son bébé et ce n’est pas un peu plus de 74 minutes de bonheur qui me feront dire le contraire. Djag revient en pleine forme avec son timbre de voix unique et son énergie incomparable. Outre son titre qui laisse comprendre que c’est le grand retour de notre fameux chanteur, Renaissance prend aussi tout son sens dans la musique qu’il propose. En fait, en écoutant bien l’album et en connaissant les groupes participant à la galette, on comprend vite que le titre fait aussi référence à la musique d’il y a quelques années qui s’apparentait moins à un “copier coller”. J’entends par là qu’il n’est pas rare de trouver de nos jours des groupes métal allant tous dans la même direction ou se copiant les uns les autres de par leurs textes ou les messages qu’ils laissent transparaître. Bref, LND est au contraire un groupe brut de décoffrage et n’hésite pas à faire passer un message clair, scandé par la voix criarde de Djag.

Après, comme tous les groupes ou tous les disques, on accroche ou non. Si ce que raconte Djag dans ses chansons vous passe complètement au dessus de la tête, vous passerez un moment peu agréable. Cependant, on ne peut pas reprocher à Djag de peser ses mots ou d’être peu sincère. Bref, ça dénonce sec et ça critique sévère. Le monsieur n’hésite pas à aborder des sujets comme la pollution, à critiquer un peu notre société de merde, ou encore à faire passer sa haine purement et simplement. Bon je rétrécie clairement les thèmes pour ne pas m’étaler. Comme cité précédemment, on retrouve beaucoup d’influences musicales. “Le Noyau Dur” ou “Quel est le sens” sont des morceaux plutôt tournés vers l’indus/métal/hardcore mais il ne sera pas rare de frôler la chanson française pure et dure avec “A la mémoire” (véritable réussite pour le coup) ou encore l’agrémenter avec un côté plus métal avec “Miroir”.

En d’autres termes, LND a réussi avec Renaissance un véritable coup de maître. Autant vous le dire tout de suite, en live, cela dépote encore plus que sur l’album. Djag est un homme sans concession et on sent clairement que la scène est pour lui un véritable exutoire ou encore son ring pour se défouler et donner tout ce qu’il a. C’est la sincérité qui se dégage du groupe et encore plus de Djag qui n’hésite pas à remercier son public un nombre de fois incalculable. Pour conclure sur l’album et ce groupe tout neuf, courez vite l’acheter si vous aimez le genre. On retrouve de nombreuses influences musicales et les morceaux, même si ils conservent une certaine linéarité et une construction similaire, laissent passer un moment excellent de pure défouloir. En somme, c’est le genre d’album à écouter dans le métro quand tout le monde tire une tronche de 4 mètres de long. Pour ma part, j’adore, j’approuve et suis 100% conquis !

P.-S.

LND (Le Noyau Dur) - Renaissance

- 01.Instrospection
- 02.Le Noyau Dur
- 03.Miroir
- 04.Sage de S’Vener
- 05.En Ville
- 06.Vivre Libre
- 07.Mes L

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