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Mission : impossible III

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dimanche 7 mai 2006, par DoK


Les Mission : impossible ont bercé mon enfance. Qu’il s’agisse de la première génération ou de la deuxième ("20 ans après"), j’ai toujours accroché aux intrigues et à la classe émanant des personnages. Peter Graves incarnait l’essence même de l’espion organisé et charismatique. En 1996, Brian De Palma rend une copie très intéressante : scénario bien ficelé, nombreux coups de théâtre judicieusement placés, brochette d’acteurs talentueux et décors propices au genre du film d’espionnage. Tom Cruise fait cavalier seul, rompant avec une caractéristique de la série : la coopération. La critique foudroiera cette transposition jugée fade...

La suite ne viendra que quatre ans plus tard. John Woo est aux commandes. Le réalisateur n’en est pas à son premier essai, loin de là. Cet hong-kongais a réalisé The Killer (1989) et Volte-face (1997). Le premier a marqué/inspiré une génération de jeunes réalisateurs dont les frères Wachowski, rien que ça. Les ingrédients de Mission : impossible 2 en font un film à grand spectacle. Woo affectionne les chorégraphies millimétrées et ça se voit ! Cruise a la classe, reste décontracté, même sur une roue où au bord d’une falaise. Cet agrégat de scènes d’action minimise le côté espionnage. Les scènes d’infiltration finissent souvent par une explosion, des tirs, le scénario n’offre aucune place à la finesse et le cerveau du spectateur n’est à aucun moment sollicité. La critique, déjà peu enthousiaste à voir ce réalisateur s’occuper de la séquelle, descendra M:i-2.

Les péripéties continueront avec ce troisième volet des aventures d’Ethan Hunt, (presque) ex-agent de la FMI (Force Mission Impossible) fiancé à une banale brunette de bonne famille. Il fait la cuisine, tape la discut’ avec tout le monde jusqu’à ce que son passé le rattrape. Une mission d’urgence impliquant une recrue qu’il a lui même formée. Un gros poisson au bout de la ligne et l’espoir que le bureau lui lâche la grappe une fois pour toutes mais comme vous l’imaginez, le plan ne se déroulera pas sans accroc !

S’en suit une série de scènes d’action entrecoupées de temps morts où Hunt entretient sa relation, histoire de rendre le tableau plus attachant, en vain. Pendant un peu plus de deux heures, s’enchaînent complots bas de gamme, sauvetages foireux, câlins et autres banalités crucifiant la série au plus bas niveau des films d’espionnage. Le gros méchant, Philip Seymour Hoffman récemment vu dans Truman Capote, n’est décidément pas à l’aise dans le rôle d’un personnage au potentiel sous-exploité. Le film vous transporte de Washington à l’Allemagne de l’Est en passant par le Vatican et Shanghai sans aucune justification plausible. Les lieux sont censés impressionner. Le héros traverse des kilomètres, difficile de suivre une intrigue lorsque chacun de ses éléments irrite par son absence de cohérence. Dès le début du film, J.J. Abrams se montre peu convainquant ; vous êtes censé croire à la mort de la fiancée tout en sachant que vous vous doutez bien que le film vous réserve un simili-coup de théâtre que vous aurez vite fait de deviner.

Autre point : la caméra folle. Elle ne cesse de bouger dans le but de créer un stress, un sentiment de tension...typique de 24h Chrono où, pour mieux vous plonger dans l’action, VOUS êtes la caméra : pas de changement de plan, juste des rotations rapides et des zooms sans oublier...de beaucoup bouger !

Bref, ce n’est pas avec ce troisième film que Mission : impossible marquera puisqu’en trois réalisateurs, nous avons eu droit à : une intrigue (1996), beaucoup d’action (2000) et un épisode télé (2006).

Et quand je pense que David Fincher devait le réaliser. Il s’est retiré pour un différent artistique. Joe Carnahan suit et jetera l’éponge pour...les mêmes raisons.







DoK

P.-S.

Site officiel : M:i:III
De : Jeffrey Jacob Abrams

Cast :

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1 Message

  • > Mission : impossible III

    9 mai 2006 23:57, par Bo_gilet
    T’es dur, dans 24 je trouve que justement c’est la trame totalement rocambolesque, l’avalanche de coups de theatre et le personnage de Bauer qui court sans arret contre la montre qui tiennent le telespectateur en haleine. Je trouve pas qu’il y a tant d’explosions et de tourbillonage de camera que ca dans cette serie.

    Répondre à ce message


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