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Ninja Gaiden

Il est gai le ninja

samedi 17 avril 2004, par CFan

Je dois vous avouez qu’il ma

Rappelez vous les frustrations que vous aviez pu avoir en 1989 avec Ninja Gaiden premier du nom sur Nes, remémorez vous cet état de tension psychologique engendrée par une difficulté inhumaine. Vous rêviez de redevenir tendu, contracté, nerveux et à nouveau insomniaque ? Tecmo a réitéré cet exploit avec ... Ninja Gaiden, mais cette fois ci sur Xbox !
Ryo Hayabusa nous revient plus fébrile et vigoureux que jamais, et vous allez en baver. Il émane de la dernière création du studio de la Team Ninja une vivacité incroyable, difficile de décrire des combats aussi prestes, brutaux et gracieux à la fois. On va enfin pouvoir se prendre pour de véritables Ninjas, sortez les Shaken, Ninja-to, Shouriken, Yumi et compagnie, ça va saigner. Et hop je balance Shinobi et Tenchu dans le placard, on va enfin pouvoir passer à un jeu qui propose des arguments un tantinet plus sérieux et convaincant.

Même en ayant prit du recul, j’ai encore la conviction que Ninja Gaiden est le meilleur jeu d’action conçu à ce jour. Il n’a sincèrement rien d’original, le contenu du jeu ne provient pas d’une idée neuve et on ne sort pas de l’ordinaire. Pourtant on se retrouve face à un soft exceptionnel et inhabituel malgré qu’il fasse dans le classicisme. Le dernier né de la Team Ninja présente toutes les caractéristiques propres à sa catégorie, mais elles ont été étudiées avec un tel perfectionnisme qu’il en devient presque parfait dans son genre. Et de toute façon s’il ne vous plait pas vous pourrez toujours vous délecter des trois premiers volets de la série qui ont été gracieusement inclus dans le DVD (Mais dans ce cas je vous conseille un petit moment de quiétude ou vous pencherez sur une question fondamentale : Appréciez vous toujours les jeux vidéo actuels ?).

Nous nous retrouvons donc une nouvelle fois aux commandes du jeune ninja Ryû Hayabusa, détenteur de la Dragon Sword, une épée mythique qui fut forgé dans une dent de dragon. Cette arme qui se transmet de génération en génération dans le clan Hayabusa, à pour destin d’aider son possesseur à éradiquer les démons de la surface du globe. Elle a été conçue en complémentarité de la Dark Dragon Sword pour conserver un certain équilibre sur notre bonne vieille terre. Ces deux armes furent provisoirement confiées à Ryû, le gardien des épées (et accessoirement père de Ryû) étant partit en voyage. Un jour funèbre ou le petit dernier des Hayabusa s’entraînait avec son maître Murai, le clan de Ryû fut massacré et la Dark Dragon Sword volée. Notre héros, assoiffé de vengeance, se mit en tête de faire chuter l’empire Vigoor, à l’origine de l’exécution de son unité sociologique.

Une histoire banale pour un jeu dépourvu d’originalité mais doté de multiples qualités. Ninja Gaiden est un Beat Them All orienté aventure avec vue à la troisième personne, il s’apparente sur de multiples facettes à Devil May Cry de chez Capcom. Action survoltée, maniabilité instinctive, apparence qui suscite un plaisir admiratif, personnages qui présentent des caractéristiques esthétiques originales en particulier dans leurs manières de se mouvoir. Car Ryû défi la gravité comme personne, on peut le faire courir sur les murs, rebondir de parois en parois, il peut réaliser un salto sur un plan vertical avant de s’élancer sur un ennemi et lui trancher la tête. Les possibilités sont affolantes et s’étoffent au fur et à mesure de l’aventure. Ces nombreuses combinaisons procurent au joueur une liberté d’action rare. Il y’a maintes façons de se débarrasser d’un ennemi, en particulier grâce aux nombreux enchaînements qui semblent tout droit issus de Dead or Alive dans leur manière de s’exécuter.

Les armes de bases sont les Shurikens illimités et la Dragon Sword, vous pouvez combiner ses deux instruments de morts dans des valses ensanglantées avec vos ennemis. Par exemple vous pouvez projeter un démon dans les airs avec votre arme blanche, le rejoindre dans les cieux en le criblant de projectiles puis le ramener sur le plancher des vaches en prenant bien soin de l’empaler au passage. Votre arsenal prendra ensuite de l’envergure avec une paire de Nunchaku, un arc ou encore une masse. Mais les possibilités offensives ne s’arrêtent pas la, Ryû maîtrise aussi la magie, le Ninpo, les parades et quelques « Super Combos » qui permettent de calmer avec force les assauts de monstres sangsues. Ces attaques surpuissantes se rechargent en pompant l’énergie que dégagent les différentes entités du jeu après leurs morts.

Si vous pensez qu’avec les nombreuses facultés de notre ninja fétiche il va être facile de décimer les troupes adverses vous vous leurrez. D’une difficulté rare, le soft de Tecmo va vous en faire voir de toutes les couleurs. Vos opposants n’hésitent pas à attaquer en meutes et ils élaborent des manœuvres qui se révèlent être d’une efficacité déconcertante. J’ai parfois l’impression de jouer contre des joueurs de chairs de d’os tant l’intelligence de ces êtres de pixels peut devenir éprouvantes pour les nerfs. Rester immobile est souvent synonyme d’une mort imminente, si vous optez pour une position défensive ils opteront pour des choppes ou des explosifs qui perceront votre garde, en prenant partie pour l’offense vous vous exposez à combattre sans temps morts contre des dieux du sabre. Je vous laisse imaginer la scène quand des mages surdoués ou des forces spéciales avec Lance Roquettes rejoignent la fête.

Le concept général se rapproche fortement d’un Devil May cry auquel on aurait ajouté un soupçon d’Onimusha avec ses collectes d’orbes magiques. On se ballade dans des espaces plus ou moins grands divisés en niveaux en se débarrassant des nombreux gêneurs. Des objets pourront être ramassés sur les cadavres ou dans les décors pour se procurer les soins nécessaires ou pour accroître les facultés de notre ninja. Des boutiques parsemées un peu partout vous servirons à remplir vos poches d’objets utiles, à forger des armes, à pratiquer des échanges ou encore à glaner quelques informations utiles. La plupart du temps pour poursuivre votre quête il vous faudra réussir à vous procurer des clefs indispensables pour progresser. Elles vous permettront d’atteindre en fin de stage un boss vraiment coriace qui vous donnera à coup sur du fil à retordre. La durée de vie est plus qu’honorable, une vingtaine d’heures pour ceux qui disposent de bonnes aptitudes pour le Beat Them All. Ceux qui tenteront de trouver tout les objets cachés et qui voudront upragder à fond Ryû en auront pour beaucoup plus longtemps, mais il faut avoir des tendances sado masochistes ^^.

Graphiquement les développeurs ont conçus un ensemble à s’en décoller la rétine. Les environnements en 3D temps réel sont somptueux, ils oscillent entre ambiances traditionnelles nippones et univers futuristes agréables (c’est assez rare pour le signaler). Pour vous donner une idée du travail réalisé par les graphistes, l’ensemble des éléments naturels et artificiels qui entourent les individus sont à peu près du même niveau de ce que l’on avait pu voir dans le jeu de combat Dead or Alive 3, des mêmes concepteurs que Ninja Gaiden. Les protagonistes ne sont pas en reste, toujours dans le style de Tecmo, à la fois beaux et sobres (on retrouve d’ailleurs Ayane de DOA3), ils se déplacent avec un réalisme sidérant qu’on souhaiterai retrouver dans les productions d’autres concepteurs. L’animation est pratiquement toujours fluide, quelques ralentissements mineurs et problèmes de synchronisation verticale viennent parfois entacher l’ensemble, mais jamais rien de dramatique, le gameplay n’est jamais affecté.

Les images de synthèses n’ont pas été oubliées, très agréables à regarder, elles attirent l’attention avec une réalisation et des plans de bonnes factures, j’aurais été plus enthousiastes si je n’avais pas bavé auparavant sur celles d’Onimusha 3 qui a placé dans ce domaine la barre à des kilomètres de hauteur. Les cuts scenes en temps réels sont aussi de bonne facture avec nombre d’effets spéciaux toujours plaisants pour nos globes oculaires et leurs annexes.
Il subsiste tout de même un problème douteux dans cet havre de bonheur en plus de la difficulté, la caméra. Fréquemment mal placée, il faudra la replacer derrière soit pour pouvoir espérer profiter de l’action, gênant quand l’environnement souvent hostile vous laisse peu de temps pour vous ressaisir. Mais bon on n’arrive toujours à s’en sortir avec un peu de volonté, on n’est tout de même pas dans le cas extrême de Dino Crisis 3, surtout que la maniabilité est parfaitement étudiée dans Ninja Gaiden, ça compense. Je n’ai rien à dire de particulier sur la bande son agréable qui accompagne les acharnés du pad dans leurs péripéties, seule la spatialisation en DD5.1, convaincante, pourra vous surprendre avec quelques petits effets subtils qui viendront chatouiller les pavillons de vos oreilles.

Jamais répétitif avec de nombreuses scènes qui viendront casser la monotonie, exaltant avec ces combats violents et rapides, maniable à souhait et vitrine technologique de la Xbox, Ninja Gaiden aurai pu être parfait dans son genre s’il n’avait pas ces quelques angles de vues défaillants et sa difficulté qui le destine presque à une élite de joueur. Je lui attribue ma première note au dessus de 8/10 sur Cfan, car il le mérite vraiment, du tout bon.

Vertigo

P.-S.

Compatible 16/9, 480p. Textes et voix en Anglais ou Japonais, au choix.

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