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Prince of Persia : Warrior Within

Le Prince est de retour mais...

dimanche 12 décembre 2004, par Edge

Un an apr

Et oui, c’est depuis 15 ans qu’on connait le Prince de Perse. Il nous était alors apparu sous un physique assez enfantin et tout maigrichon. Les années se sont écoulées et les suites ratées aussi. Après un passage 3D sur pc très mal encaissé par le Prince, il aura fallu attendre presque 13 ans pour avoir un PoP digne de ce nom. Et le Prince dans cette suite fabuleuse allait commettre la pire erreur de son histoire : libérer les sables du temps. En faisant cela, il a modifié son destin qui le prédestinait à mourir. Le cours du temps s’en est retrouvé chamboulé et les Sables des temps envoient donc Dahaka monstre tentaculaire invincible pour que le temps se stabilise. Le Prince sera-t-il le premier être humain à échapper à cette créature terrifiante ? Les doutes sont permis. Mais c’est sans compter la nouvelle possibilité offerte au Prince : voyager à travers le temps au moyen de sas temporel. Le destin du Sultan et de son palais est désormais entre vos mains.

Ce PoP a toujours l’essence même de la série mais on peut dire qu’il se démarque nettement de la saga. Exit les petits combats tout gentillet et faites places au carnages avec les têtes qui volent et le sang qui pleut comme vache qui pisse. Comme dit Yannis Mallat, producteur du jeu : « La violence c’est cool. » Ce PoP est le plus gore de la saga. Mais où est donc passée la féérie du jeu ? Cette montée de violence oblige donc le Prince à échanger sa tenue de « petit sultan>> contre une plus « rebelle ». Ce changement look est justifié par ses années d’errance aux 4 coins du globe. Exit donc de se balader avec un pantalon tout blanc que l’on dirait sorti d’une pub pour omino bianco et bonjour les vêtements plus sales et tellement plus en concordances avec ce qu’est devenu le Prince après sa période d’exil. Cela lui donne aussi un côté un peu plus mature, il me fait un peu penser à Johny Depp dans Pirates des Caraïbes. Par contre je me demande si le bouc existait déjà à cette époque.

De la violence sans armes, ce n’est pas de la vrai violence et les développeurs ont donc insérés pas moins de 40 armes dans le jeu. Ces armes sont répertoriés dans 5 catégories différentes. On retrouve les épées au look très orientale et très utiles. Les haches, lourdes mais faisant de gros dégâts. Les masses, elles aussi très lourdes. Les dagues, rapides mais pas très tranchantes. Sans oublier les armes de fortunes qui sont souvent des armes peu résistantes à long terme. Une simple pression sur le bouton B et le Prince ramasse une deuxième arme. Le Prince peut en tenir deux dans les mains. On se retrouve ainsi parfois avec une épée et une massue. Des caisses d’armes sont disséminées un peu partout dans le jeu pour permettre au Prince de récupérer une lame plus fraîche et donc plus efficace. En parlant de caisses, certaines, ressemblant à des coffres, ce trouvent être des bonus comme des images ou vidéos.

Dans l’ensemble générale, les graphismes sont bien réalisés, fins et sans aliasing. Le level design est sublime. Aucuns ralentissements ne se fait ressentir au cours du jeu malgré les nombreux ennemis à l’écran et les actions qu’entreprend le Prince. Les animations de combats sont toujours extraordinaires et on appréciera le ciblage ennemi parfait lors des combats à plusieurs. L’architecture et les époques sont respectées. Il faut noter que les décors très « Alibaba et les 40 voleurs » ont disparu pour laisser placer à une ambiance qui se partage entre certaines pièces de châteaux occidentaux (murs et couloirs sombres avec des parties de décors en bois) et certaines de palais orientaux (longues colonnes, architecture). Certains décors semblent être tout droit sorti de films médiévales et l’architecture est très gothique et baroque. Ce qui est aussi sympathique c’est de se retrouver 2 fois dans une même pièce à 2 époques différentes, on peut ainsi apprécier les changements qui s’opèrent avec le temps. Les ennemis au nombre d’une quinzaine sont tous très bien modélisés et se différencient tous au niveau du look et des actions qu’ils entreprennent. Certains ressemblent à de simples humains portant un voile ou une crâne de bovin sur la tête tandis que d’autres sont des animaux ou des bestioles sorties tout droit du fantastic-parnormale. Des nouveaux ennemis comme les golems, les griffons ou les espèces de démons formés par des corbeaux font leur apparition.

Maintenant venons en au point qui doit avoir rendu célèbre le jeu : les possibilités du gameplay offert par le jeu. Et oui, si le jeu comporte une grosse dose d’action, il ne faut pas oublier que PoP est aussi un jeu de plateforme. Dans The Sand of Time, il y avait 2 sortes d’action : soit on effectuait des acrobaties soit des combats. Cette linéarité en devenait lassante. Maintenant, il est désormais possible de prendre appui sur un mur ou d’utiliser un poteau afin de réaliser un finish dans la même animation. Voilà du changement qui apporte un peu plus de fraîcheur au jeu. Le Prince peut soit désarmer un ennemi soit l’utiliser comme une protection face aux projectiles adverses. Descendre d’un étage sera très facile notamment en plantant une lame dans une tenture afin de ralentir la chute en appuyant sur Y. Lors des attaques groupées d’ennemis, le Prince peut prendre appui à divers objets et ainsi gagner une certaine marge d’espace nécessaire pour se défaire des ses ennemis ou bien encore utiliser un poteau afin d’effectuer une parade circulaire qui peut mettre quelques monstres KO. Dans de nombreuses pièces, des pièges seront actionnables et cela en votre faveur : une horde d’ennemis s’approche de vous et vous marchez sur un bouton pour faire sortir des pieux du sol. Pendant les phases d’énigmes où vous devez résoudre un puzzle, les monstres n’hésite pas à vous attaquer sans relâche dans l’unique but de vous déstabiliser. Même si l’esprit du jeu a certes un peu changé, les pouvoirs offert par les Sables du temps sont bien toujours là. Le pouvoir du Sable ne se trouve plus dans une dague mais dans un médaillon ancré à l’armure du prince.. Il peut être déclenché à tout moment pour figer les ennemis sur place, résoudre des énigmes qui demande l’utilisation du pouvoir du Sable, revenir en arrière avant une chute mortelle, ect. Des pouvoirs temporels comme l’Oeil du Cyclone ou le souffle du destin se débloqueront au fur et à mesure de l’histoire et vous aideront contre des ennemis des plus en plus coriaces. Ces pouvoirs font bien sûr et toujours appel aux Sables de temps. Pour recharger vos réserves de sables plus besoin de planter sa dague dans une source d’énergie mais de récupérer des petits boules que l’on peut trouver en tuant des ennemis ou en cassant des cruches. Le Prince doit aussi, lorsqu’il rencontre un golem ou un griffon, grimper dessus et transpercer la partie plus faible du monstre. Malheureusement, il devient trop simple de les achever en ralentissant le temps. Pleins d’autres actions à réaliser comme les morts silencieuses ou les combats sur poutre sont encore à découvrir dans le jeu. En ce qui concerne les boss, une fois qu’on a trouvé leur talon d’Achille, cela devient tout de suite plus facile. En parlant de boss, il y aura quelques séquences, avant que vous ne trouviez l’arme capable de venir à bout de Dahaka, où il vous faudra le fuir comme la peste. Pour les passionnés de bastons, de nouveaux combos sont réalisables en appuyant correctement et aux bons moments sur les bonnes touches. Impressionnant tout ça !

Au niveau sonore, on appréciera les petits sons lors des combats et les bruits d’épées. Ce qui est rare aussi dans les jeux de nos jours : les voix sont parfaitement doublée en français. Les tons des voix et les répliques sont merveilleuses. On aime ou on n’aime pas, mais des sons hard-rock/métal viennent donner du rythme au jeu et soulignent encore un peu plus la connotation sombre du titre. Autant vous dire que pour moi fan de Rap/R’nB, la pilule fut dur à avaler.

En résumé Prince of Persia : Warrior Within est un très bon jeu, extrêmement bien réalisé qui pourra en ravir plus d’un. Ca bonne durée de vie et sa polyvalence en font un jeu qui mérite d’être acheté. Je suis conquis. On peu quand même regretter quelques défauts de la caméra et petits bugs mineurs qui viennent mettre le désordre. De plus son scénario complexe et la tournure violente que le jeu a pris ne le destinent plus qu’à un public adulte.

Graphismes : 9/10
Malgré quelques petits bugs, le jeu ne déçoit pas. Plus beau encore que Sand Of Time, on assiste ici à de l’art.

Animations : 9/10
Malgré la richesse du moteur graphique, aucuns ralentissements n’est à signaler. Les combats se déroulent bien.

Durée de vie : 7,5/10
Avec sa difficulté plus accrue et ses énigmes plus compliquées, Prince Of Persia : Warrior Within voit sa durée de vie rehaussé à une quinzaine d’heures environ. Ce n’est pas immense mais c’est déjà mieux que le premier.

Musiques et sons : 8/10
Même si les voix sont bien doublées on aurait apprécié un Prince plus percutant et plus convaincant. Le fond sonore, comme je le dis plus haut, on aime ou on n’aime pas.

Edge

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4 Messages de forum


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