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Hellblade Senua’s Sacrifice

But it’s no sacrifice. No sacrifice.

lundi 14 mai 2018, par Davy1

Jusqu’alors exclusif à la PS4, Hellblade Senua’s Sacrifice vient faire un petit coucou à la Xbox One et même à la Xbox One X puisque le jeu est amélioré sur ce support et pas qu’un peu.

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L’attente a été plutôt longue puisque le jeu est sorti en aout dernier sur PS4, quand même, mais cela en vallait la peine car la version ultime est désormais bien sur Xbox One X. Avec sa 4K (résolution dynamique), on est quand même loin du 1080P de la PS4 et du 1440P de la PS4 Pro.

L’importance de la qualité de la réalisation dans ce jeu est d’autant plus importante que ce titre mise énormément sur l’ambiance et le visuel. Car si merveille et claque technologique il y a, le titre soufre quand même de certaines lenteurs. On est quand même bien éloigné d’un Heavenly Sword ou d’un Enslaved. Les combats sont tout de même réussis et profitent de cet update graphique que vous pouvez configurer. Vous remarquerez qu’il faut encore et malheureusement faire des choix même avec la console la plus puissante du marché. Ainsi, à la manière d’un Monster Hunter World, vous pourrez jouer avec un framerate, une résolution plus élevée ou plus de détails graphiques. Si vous faites le choix des graphismes, apprêtez vous à vous prendre une solide mandale dans la figure.

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La sonorité du jeu est elle aussi exceptionnelle. En fait tout a été vraiment travaillé pour vous livrer plus d’un jeu vidéo, une expérience, qui a d’ailleurs parfois un peu trop à mettre de côté l’aspect jeu vidéo. Certaines phases consistent juste à pousser le stick analogique vers le haut. Tout se déroule comme sur un rail même si cela paraît périlleux à l’écran. Lors de certaines phases, il faut tout de même rattraper son équilibre, mais rien de bien difficile. Le titre rappelle Tomb Raider pour ses environnements et sa beauté mais il n’est pas nécessaire d’être aussi agile pour jouer avec Senua. Je ne peux m’empêcher d’imaginer un jour un de mes licences préférées Bayonetta de ce niveau technique. Après tout, il y a aussi des combats. C’est vraiment vers quoi il faut tendre. Il manque à Senua un petit côté Bayonetta en terme de gameplay, assurément. Il n’est ni aussi pêchu ni aussi technique. Les boss sont intéressants mais sont essentiellement basés sur la gare et la roulage. Pour le reste, il faut bourriner. Les combats contre les simples sbires finissent par se compliquer surtout parce qu’ils sont de plus en plus nombreux. Il n’est d’ailleurs pas toujours possible de bien voir tous les assaillants, aussi lorsqu’on est un peu trop près et entouré de toute part, une repositionnement peut être salvateur.

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Mais en attendant, on ne peut rien redire sur la direction artistique impeccable du jeu, ses dialogues inquiétants ou encore la transition parfaite encore jeu et cinématique. Le narrateur reprend en effet souvent le contrôle de la partie de ce jeu qui se veut linéaire. L’expérience est très dirigiste mais elle est cinématographique et le grand de folie qui l’accompagne a vraiment tout pour plaire, ou non.

Il y a de belles trouvailles de gameplay comme par exemple les espèces de symboles ou rhunes dont il faut retrouver la forme naturelle dans un décor. Cela peut-être une ombre ou des objets qui associés par perspective révèleront le fameux symbole.

Hellblade Senua’s Sacrifice est une belle expérience pleine de mythologique. Les énigmes et les mécaniques des puzzles sont mystiques alors que les combats s’apparent plus à un Darksouls mais en plus accessible. Il y a bien un apprentissage à faire mais le titre vous laisse suffisamment de puissance que pour venir à bout des ennemis.

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La fragilité du personnage se ressent jusqu’à dans sa respiration angoissante. Vos sens seront constamment en éveil, jusqu’à une utilisation et une manipulation diabolique de la part des développeurs. Pire encore, ils ont introduit un système de jeu qui fait que votre corps pourri de plus en plus de l’intérieur, comme un cancer qui vous envahit à chaque fois que vous échouez et qu’il faut recommencer. Au début, le stress de devoir tout refaire vous envahit mais il est vrai qu’une fois les combats maîtrisés, ce qui arrive rapidement du fait du nombre de coups limités, on prend plus d’assurance et c’est, dès lors, l’ambiance pensante du titre qui prend le relais pour mieux vous tourmenter.

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Graphismes : 96%
Une réalisation époustouflante et une direction artistique remarquable qui mêle parfois des éléments filmés intégrés dans les décors 3D avec plus ou moins de réussite.

Animation : 92%
Excellente et laissée à la discrétion du joueur qui choisir d’intégrer plus ou moins d’effets ou une résolution plus ou moins importante au jeu.

Jouabilité : 78%
Un gameplay assez classique mais de bonnes idées pour les énigmes qui s’avèrent tout de même à force un peu répétitives.

Bande Son : 93%
Dingue, c’est le mot. La qualité est exceptionnelle. Avec un casque, on se fait littéralement envahir. En 5.1, ce n’est pas triste non plus. Cela parle beaucoup pour dire tout et son contraire tout en mettant le joueur sur la piste de ce qu’il faut faire, ou non. Grandiose, délirant, la folie n’est vraiment pas loin.

Intérêt : 80%
Une oeuvre originale qui met parfois son aspect jeu vidéo pour se tourner vers l’expérience. Une chose est sûre, l’ambiance est implacable.

Note Globale : 84%
Réussite visuelle et sonore indéniable mais un gameplay relativement basique pour les combats et qui se laisse maîtriser facilement : on est plus trop mis en difficulté au bout de quelques combats. Les "énigmes" plutôt originales ne se renouvellent malheureusement pas. Si vous aimez la mythologie nordique, foncez : Ninja Theory a été à la hauteur de nos attentes.

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