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Beyond Good and Evil

Apr

dimanche 22 juillet 2007, par Bo_gilet

Pour une fois, ce jeu malgr


Beyond Good and Evil ou BGE nous met dans la peau de Jade, une jeune femme philanthrope qui s’occupe d’un orphelinat avec son oncle adoptif et porcin du nom de Pey’j. Sa planète est soumise à une invasion extraterrestre et une loi martiale a été décrétée par les mystérieuses sections Alpha. Après quelques péripéties Jade sera recrutée au sein du group IRIS, poche de résistance qui tente de démontrer le lien existant entre les sections Alpha et les envahisseurs Domz. Beyond Good and Evil joue la carte de l’éclectisme vidéoludique et tire son inspiration de nombreux concepts apparus dans des jeux précédents. Que ce soit l’infiltration très à la mode ou la partie photo-reportage déjà présente dans Pokémon Snap ou plus récemment dans la très japonaise série Virtual View. Le jeu repose sur un concept d’aventure plus ou moins ouverte, puisque vous avez la possibilité grâce à votre Hovercraft, d’interrompre temporairement la quête principale pour vous lancer dans des défis annexes (safari-photo, partie de palets, courses poursuites...). Lors de l’aventure à proprement parler, vous dirigerez Jade qui sera épaulée par un équipier. Au départ ce sera l’oncle Pey’j qui cèdera sa place rapidement à l’agent Double "On ne casse pas le binôme !" H. L’équipier vous sera indispensable pour résoudre certaines énigmes ou accéder à des passages secrets. Ce qui est très appréciable, c’est que le partenaire contrôlé par la console est doté d’une IA relativement élaborée et ne sera pas un boulet à traîner pour le joueur. Il sera aussi utile dans les combats puisque vous pourrez déclencher des attaques combinées et puissantes indispensables pour mettre à mal certains ennemis coriaces. La progression se fait sans trop de difficulté et requiert en général un peu de jugeote et d’observation. La partie infiltration est très présente et sera souvent bien plus efficace qu’un bourrinage massif sur les ennemis. Les mordus de Beat ’em all risquent d’être un peu désappointés car la discrétion et l’astuce seront de mise dans 90 % des cas. En revanche, le gameplay souffre de grosses lacunes en ce qui concerne le maniement de l’Hovercraft. Si dans les courses ou dans les déplacement sur le carte son pilotage ne pose aucun problème, il sera par contre plus délicat de le diriger de manière précise. Je pense notamment à la séquence dans les égouts d’Hillys qui a tournée rapidement au calvaire tant le maniement de la machine était peu précis. Il ne faut pas non plus dramatiser, étant donné que vous serez plus souvent piéton au cours de votre aventure. Les combats se déroulent de manière simple et intuitive, un peu à la manière de Starfox Adventures avec quelques menues différences. Vous pouvez effectuer des combos grâce a votre bâton, lancer des projectiles ou effectuer des attaques groupées enfin vous disposez de la possibilité de surprendre votre adversaire et de lui asséner un coup de pied aux fesses après l’avoir surpris par derrière. D’autre part, et durant tout votre progression vous aurez à trouver des preuves photographiques pour étayer la théorie du complot, en échange de ces photos, la résistance vous aidera en débloquant des portes verrouillées par un code d’accès par exemple et la population sera mise au courant des motivations des sections Alpha. L’obtention de bonus se fait à l’aide de perles que vous obtiendrez par différents moyens tout au long du jeu. Techniquement, le jeu est plutôt réussi et se démarque des autres jeux du genre par la patte "frenchie" qui lui donne un cachet assez particulier. C’est une question de goût et même si je n’affectionne pas particulièrement le style "Ancel" force est de constater que les créateurs ont réussi à créer un univers original et cohérent. Les protagonistes font énormément penser aux personnages de dessins animés de chez Dreamworks et sont dotés d’une consistance qu’on ne trouve pas dans toutes les productions actuelles. La réussite tient aussi au jeu des acteurs qui ont vraiment l’air de connaître leur métier. Cela fait plaisir de pouvoir jouer à un jeu dans lequel on ne pense pas à une pub pour lessive à chaque intervention. La musique est elle aussi envoûtante et si quelqu’un de chez Ubi Soft pouvait m’indiquer ou me la procurer j’en serais ravi.

Malheureusement, le constat n’est pas non plus que positif et en dehors de quelques faiblesses du gameplay, on notera des ralentissements plutôt fréquents. Ceci ne gêne pas la progression, mais c’est toujours désagréable de voir de telles choses sur un jeu somme toute assez réussi. D’un autre côté la durée de vie n’est elle non plus pas faramineuse pour un jeu d’aventure, avec une petite quinzaine d’heures de jeu. Enfin et c’est ce qui frustre le plus, BGE est un gloubiboulga de genres déjà vus ailleurs dans les jeux vidéo et ne parvient pas à réellement innover dans le fond. Ainsi, j’ai relevé des réferences à Zelda, Metal Gear Solid, Star Wars Racer, Star Fox, Virtual View qui n’apportent rien de neuf au sein de Beyond Good and Evil. Tout ceci fait que ce titre, s’il est relativement plaisant n’est pas pour autant un hit. Et force est de constater qu’en matière d’innovation vidéoludique les occidentaux ont encore bien du chemin à parcourir face aux japonais.

Graphismes : 8.0 / 10

Les personnages sont très attachants et la planète Hillys bien modélisée. L’eau est de toute beauté, on regrettera simplement une taille un peu restreinte de l’univers à explorer en comparaison d’autres productions actuelles.

Son : 9.5 / 10

Le jeu des acteurs est époustouflant (cela ne concerne pas qu’Emma de Caunes) et les musiques envoûtantes au possible. Du très beau travail, qu’il faut saluer.

Jouabilité : 7.0 / 10

Les maniements sont simplifiés au maximum lors des combats et phases d’exploration. Le personnage contrôlé par l’ordinateur est "intelligent", le seul problème vient de l’Hovercraft dont la conduite est trop imprécise.

Animation : 6.0 / 10

Le mode 60 Hz est absent et le jeu subit des ralentissements importants de façon relativement fréquente. Même si cela ne se répercute pas sur le maniement, il faut reconnaître que cela gâche un peu le plaisir.

Intérêt : 6.5 / 10

A la croisée de nombreux, genre Beyond Good and Evil ne parvient pas à réellement trouver ses marques et innover. L’aventure terminée, on se dit que le potentiel de ce jeu n’a pas été suffisamment exploité.

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