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Luigi’s Mansion

SOS Fant

mardi 4 mai 2004, par Boodshit

Pour la premi

A la sortie de la Gamecube, les joueurs non avertis se sont peut-être demandés où était passé Mario. S’était-il perdu au milieu des étalages, un gang anti-plombier avait-il pris en otage toutes les copies des nouvelles aventures du héros rondouillard ? ! Personne n’a pu leur répondre… Luigi, lui, le savais. Alors, suivons-le dans sa première véritable aventure en solo afin de résoudre cette énigme.

Les infos n’ont pas tardé à arriver : le gros moustachu s’était bien paumé, et qui plus est dans le manoir que son verdâtre de frangin venait de gagner. Voulait-il se planquer pour éviter une rouste de la part de Peach suite à une soirée un peu trop olé-olé… ? Nul ne le sait. En tout cas, le scénario ne nous éclairera pas davantage. Derrière une histoire un peu bidon, Luigi’s Mansion nous plonge dans une sorte de pastiche des survival-horrors.

Umbrella ? Non pas cette fois…

Le jeu se découpe réellement comme un Alone In The Dark ou un Resident Evil : les événements se déroulent dans un manoir au sein duquel la résolution d’une énigme et/ou l’élimination des ennemis dans une pièce permettent d’accéder à un nouvel endroit. Au bout d’un certain nombre de lieux sécurisés, il faudra se frotter à un boss. Le déroulement de Luigi’s Mansion respecte donc les canons du genre.

Il n’y a qu’une méthode afin de faire disparaître la racaille ectoplasmique. Luigi est équipé d’un aspirateur à fantôme digne de SOS Fantômes. Il faudra donc surprendre les esprits gentiment maléfique du manoir et les aspirer via ce formidable ustensile. Les ennemis sont nombreux mais pas réellement méchants, la progression se fait donc sans soucis majeur. Mais au bout de quelques pièces nettoyées, la linéarité et la répétitivité s’installent. Les énigmes ne pimentent pas l’aventure et seuls certains boss donnent du fil à retordre.

Miyamoto’s touch

Heureusement, la sauce prend quand même...le maître nippon a encore frappé ! Niveau jouabilité d’abord. En effet, Luigi’s Mansion se présente comme le titre idéal pour appréhender le paddle Gamecube. Tous les boutons sont mis à contribution et l’ergonomie est remarquable. N’importe quel péquin devrait pouvoir diriger Luigi avec aisance. Le côté répétitif des actions est donc compensé par ce gameplay en or !

Deuxième élément de franche réussite : l’ambiance ! Le jeu est plein d’humour et c’est très rigolo d’entendre Luigi appeler « Maaaarriooo ! » sur des tons différents. Il suffit pour cela d’appuyer sur le bouton d’action principal (le A) lorsqu’il n’y a rien à faire (traverser un couloir par exemple). Complètement inutile mais particulièrement réussi et immersif, et donc indispensable. De plus, non seulement le petit père Luigi est doté de nombreuses petites animations, mais d’une manière plus générale, c’est le jeu dans son ensemble qui est très vivant. En aspirant dans le vide on fait bouger les objets alentour, on peut aussi gober une nappe ou un rideau…c’est très interactif.

Tout ceci est servi par une réalisation béton. L’univers Nintendo est resplendissant. Bien sûr il faut accrocher au style, mais c’est quand même difficile de ne pas le trouver attachant. Esthétiquement donc, rien à reprocher. Et techniquement non plus. Luigi’s Mansion est un modèle de fluidité, aucun ralentissement ne vient polluer l’aventure. En plus, c’est bourré de petits effets très efficaces comme la transparence des fantômes, le mouvement des tissus ou encore la gestion des lumières. Les connaisseurs apprécieront et les autres lui trouveront ce petit truc en plus parfois délicat à expliquer.

Un côté arcade

Sa courte durée de vie lui a longtemps été reproché. Mais après l’avoir refait plusieurs fois (Luigi’s Mansion fait partie de ma ludothèque depuis sa sortie américaine), je peux vous affirmer que c’est un jeu que l’on relance avec plaisir et que l’on termine sans même sans rendre compte ! On peut même l’aborder comme un jeu d’arcade. C’est court et à la fin de l’aventure un rang est attribué en fonction du score obtenu, incitant donc à se retenter une petite partie histoire de faire péter les high scores. Le côté répétitif évoqué plus haut tend d’ailleurs à renforcer cette vision.

Finalement, le titre a peut-être été un peu vite descendu (enfin tout est relatif, c’était plutôt positif quand même), car il prend tout son sens dans le temps, grâce à cet aspect visuel presque intemporel, ce gameplay au poil et cette durée de vie démultiplié par l’aspect arcade qui s’en dégage.

Technique/esthétique : 76%
Le jeu est bourré de petit effets techniques pas forcement tape à l’œil mais furieusement efficaces et immersifs. L’esthétique est très réussie. Le type même du jeu qui ne vieillit pas.

Jouabilité : 68%
Le gameplay est très très agréable, malheureusement la répétitivité des actions le plombe un (petit) peu.

Son : 85%
Un vrai régal d’ambiance sonore. Les musiques auraient pu être un peu plus nombreuses, mais entendre Luigi siffloter ou murmurer le thème principal est excellent !

Plaisir/Fun : 70%
Luigi’s Mansion est vraiment plaisant à pratiquer.

Durée de vie : 70%
S’il est un peu court en soi, le jeu peut tout de même se refaire assez régulièrement.

Intérêt : 80%
A mon avis indispensable dans la ludothèque Gamecube à condition d’accrocher à l’univers Nintendo.

Note Générale : 74%
Mon jugement aurait été plus sévère dans les premières semaines où j’y ai joué. Avec le recul et malgré ses quelques défauts, Luigi’s Mansion reste une expérience ludique essentielle sur cette génération de machine.

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