Consoles-Fan

Accueil du site > Beat Them All > Drag-On Dragoon > Drakengard

Drakengard

Quand Square Enix se prend pour

lundi 2 août 2004, par DoK

Drakengard, plus connu sous le nom de Drag-On Dragoon, est un ambitieux projet de Square Enix confi

Voir en ligne : Square Enix

Oye ! Oye !

L’histoire de Drakengard se passe dans un monde moyenâgeux. Vous incarnez un jeune prince du nom de Caim, vos parents ont sauvagement été tués par un dragon de l’Empire, sorte d’énorme organisation qui n’a de but apparent que de conquérir les terres du royaume de Caim.

Depuis la mort de ses parents, Caim a bien grandit et est devenu un fier guerrier, dirigeant le peu d’hommes restant pour contrer les attaques de l’Empire. Depuis quelques temps, l’Empire semble avoir mis la main sur un pouvoir lui permettant de décupler sa puissance mais aussi de disposer de plus d’hommes et d’avoir à sa solde des bêtes puissantes.

C’est au cours d’une bataille que Caim est gravement blessé et découvre alors un dragon littéralement cloué au sol. La vue de la bête n’est pas sans lui rappeler la mort de ses parents et décide alors d’achever le dragon. C’est alors que ce dernier s’adresse à lui pour lui proposer un pacte : Caim doit l’épargne en échange de quoi, il accepte de l’aider à combattre l’Empire. Mais ce pacte a un prix : Caim perd sa voix et ne peut donc s’exprimer que par l’intermédiaire du dragon.

PNG - 279.8 ko
Vous allez sceller le pacte.

Par la suite, vous découvrirez que l’Empire veut détruire les sceaux qui protègent le monde du chaos. Or, votre sœur, Furiae, est elle-même un sceau : c’est une prêtresse respectée mais aussi convoitée...

PNG - 121.5 ko
Furiae, la s

Principe de jeu

Voila, maintenant qu’on connaît les grandes lignes du scénario, parlons de ce que vous êtes censé faire la majeure partie du temps : jouer. Drakengard, ou plutôt son histoire, se divise en plusieurs chapitres. Chaque chapitre se compose lui même en versets. Les versets quant à eux, sont les missions que vous devrez remplir pour progresser dans le scénario. Elles sont de trois ordres : à dos de dragon, à pied et enfin à visée narrative (vous lâchez la manette et regardez une scène). Penchons-nous un peu sur les deux premières.

Les missions exclusivement à dos de dragon sont, comme le reste, d’une simplicité déconcertante : une flèche vous indique l’ennemi le plus proche. A vous de le viser et de lui balancer des boules de feu jusqu’a ce que mort s’en suive. A coté de votre barre de vie se situe votre jauge de furie qui se remplie au fur et à mesure que vous blastez vos opposants. Une fois à bloque, vous pourrez déclencher la dite furie et ainsi vous débarrasser de tous les ennemis alentour !

Votre dragon dispose d’une panoplie de mouvements lui permettant, par exemple, d’esquiver les tirs adverses en se déplaçant latéralement, en cas de danger, il peut accélérer voire même décélérer pour mieux viser.

Enfin, vous pouvez vous orienter automatiquement vers l’ennemi le plus proche. Le joystick droit permet de jeter un coup d’oeil autour de vous. En pressant les gâchettes R1 et L1, vous effectuerez un demi-tour, vous faisant éviter d’avoir a effectuer des manœuvres fastidieuses. Bref, globalement, vous dégommez des ennemis pendant tout le niveau jusqu’à arriver au bout... Voyons ce qu’il en est à pied.

A pied, vous incarnez Caim et le dirigez toujours dans le même but : liquider les soldats de l’Empire. Vous aurez, au fil de l’aventure, un large choix d’armes pour corriger l’ennemi : marteau, masse, hache, épées de toutes sortes, lance, etc. Vos ennemis vous attaquent toujours par groupe et font en sorte de vous encercler et de vous enchaîner ce qui est assez déroutant au début. Vous devrez anticiper les attaques et mouvements de vos ennemis et utiliser à bon escient vos combos.

Sachez aussi que chaque type d’arme a son avantage par rapport aux autres. En fonction du type d’ennemis en face de vous, vous aurez à faire le bon choix. Toutes vos armes n’ont pas la même rapidité d’action. Prenons un exemple. Face à un groupe d’ennemis disposant de lances, pouvant donc agir à distance, il serait alors plus avantageux de les prendre chacun leur tour donc de les mettre a terre d’un coup et de se jeter sur le plus proche. Le marteau permet de couvrir un large périmètre d’attaque et met à terre tout ceux qu’il atteint. Si vous avez un ogre en face de vous, vous opterez pour une arme puissante car ce type d’ennemi robuste a tendance à bien encaisser et à riposter très violemment...

JPEG - 27.8 ko
Des moments de solitude...

Vous l’aurez compris, le choix des armes est primordial pour faire tourner une bataille à votre avantage. Rajoutez à cela que chaque arme est dotée d’un pouvoir magique avantageux : boules de feux, poison, protection, etc. Comme pour les furies du dragon, vous devrez charger une barre pour en bénéficier.

JPEG - 38.2 ko
La carte

Contrairement aux missions à dos de dragon, ici, vous avez à votre disposition une carte dans le menu et un radar omniprésent vous permettant de connaître la position des groupes d’ennemis. Pratique pour ne pas se faire surprendre. Votre but : éliminer certains ennemis bien précis, généralement chefs d’un groupe de soldats. Pour se faire, vous pouvez utiliser différentes méthodes comme par exemple faire appel à votre dragon et ainsi déblayer la masse histoire d’être plus à l’aise a pied. C’est à vous de bien équilibrer les rôles car une fois votre mission terminée, vous obtenez des points d’expérience qui sont attribués en fonction de votre implication dans l’action : restez passif sur votre dragon et c’est ce dernier qui raflera un maximum d’expérience. Un autre point intéressant : vos armes, elles aussi, peuvent recevoir des points d’expérience et évoluent en conséquence.

Seul contre un Empire ?

Pas vraiment. Caim pourra, en plus du dragon, rencontrer d’autres personnages susceptibles de l’aider dans sa quête. Néanmoins, sachez tout de suite que vous pouvez terminer le jeu sans en rencontrer un seul. C’est tout bonnement optionnel et a une incidence sur la fin (le jeu en compte 5 différentes).

PNG - 89.8 ko
Arioch, qui a perdu ses enfants

C’est en progressant dans les chapitres que vous verrez apparaître des versets mettant en jeu des personnages secondaires possédant, quand même, une histoire propre et un rapport avec l’Empire, qui a, pour la plupart d’entre eux, causé la mort de leurs proches.

PNG - 121.3 ko
Arioch est

Vous avez un autre point commun avec eux : le pacte. Vous avez tous fait un pacte une entité surnaturelle, bénéficiant de pouvoirs extraordinaires. Bien entendu, comme vous, ils ont renoncé à une partie de leur humanité, si je puis dire : la vue, la fécondité, la capacité de grandir. Comme Caim, ils disposent d’un compagnon d’arme : une fée, un golem et même les incarnations du feu et de l’eau. Ils ont leurs chapitres dédiés, pour mieux connaître LEUR histoire individuelle. Le problème dans tout ça c’est que vous n’avez pas d’ordre à respecter ce qui laisse une impression d’histoires parallèles plutôt que de continuité...

C’est le brouillard !

Oui et c’est flagrant ! Les développeurs ont utilisé une technique qui remonte à l’époque de la Nintendo 64. Est-ce pour pallier le manque de puissance de la PlayStation 2 ? Je ne pense pas. Le fait est que vous ne voyez pas plus loin que les 10 mètres en face de vous. Vous assistez donc à des scènes où vos ennemis sont présents sur votre radar mais pas sur l’écran !

C’est tout bonnement incroyable de voir ça aujourd’hui. Vous avez l’impression de combattre un groupe d’ennemi à la fois ruinant le sentiment jouissif d’être au beau milieu d’une bataille épique où l’ennemi est en surnombre. Un sentiment de vide se fait indéniablement sentir et persiste tout au long du jeu. Soyons franc : le potentiel s’en trouve sévèrement touché. Attention, je n’ai pas fini !

JPEG - 41.6 ko
Des ennemis apparaissent au fur et

C’est une catastrophe en chaîne : les décors sont vides et dépourvus de belles textures : difficile de faire plus simpliste. On a l’impression que les développeurs ont passé leur temps à détailler les personnages. Reste que sur le plan de l’animation, ce n’est pas ça non plus. Vous passerez votre temps à essayer de mieux contrôler votre personnage qui n’est pas un exemple de souplesse, reprécisons-le. A part pour la beauté des scènes cinématiques, on n’a guère envie d’aller plus loin que les premières missions. Il n’y a pas de challenge, le scénario est loin d’être enthousiasmant, quant à Caim, il est censé être charismatique mais n’a en fait qu’un semblant d’être torturé qui fait tout juste sourire, c’est dire.

Je rajouterais juste que la voix du dragon est perverse et que le fait qu’il éprouve une haine profonde contre les humains fait penser que chez Square Enix, doter chaque personnage d’une personnalité apparaît ici comme une marque de fabrique dont on a ici, un raté évident...

Boules quies

Je vais faire court. Du côté des musiques, c’est pas la joie non plus : bruits d’épées pendant les batailles, voies stressantes, tambours pour essayer de mettre la pression avant une bataille... Nul. Je vais arrêter là.

Un potentiel ruiné

Le Project Dragon Sphere aurait vraiment pu être un hit en puissance si les développeurs avaient su tirer profit de l’univers et proposer un gameplay efficace. Les dragons ont la cote ces derniers temps et ça aurait pu marcher mais Square Enix a préféré surfer sur la vague plutôt que de faire un très bon jeu digne de leur blason. Azel Panzer Dragoon peut dormir tranquille, Drakengard s’est vautré.

On a affaire à un jeu bourré de défauts impardonnables et tellement évidents ! Je vous avoue que j’avais hâte de jouer à ce jeu, en témoigne ma preview. Les premiers screenshots m’inquiétaient. Mes doutes étaient fondés... Drakengard n’est pas à la hauteur de ses prétentions. C’est tout ce qu’il y a à retenir.

Les plus :

- les scènes cinématiques ? ;
- je cherche ;
- je ne trouve pas.

Les moins :

- le principe de jeu bourrin à en mourir ;
- la bande son inexistante ;
- les décors vides ;
- l’absence de plaisir de jeu ;
- les incohérences du scénario ;
- la durée de vie rallongée artificiellement par les 5 fins ;
- l’animation ;
- je vais m’arrêter là.

Graphismes : 6/10

Affreux de voir ce vide sur PlayStation 2. Affichage des ennemis progressif, inégalités des détails. Les magies s’en tirent plutôt bien mais ne suffisent pas à rattraper le reste. Pfff, difficile de tout résumé... Pour la note, je suis gentil et prend en compte les cinématiques qui rappellent ce douloureux paradoxe : c’est Square Enix qui a fait ce "jeu" !

Animation : 5/10

Le dragon bouge bien même si on aurait aimé un meilleur effet de vitesse pour les phases de shoot. Pour Caim, rien d’extraordinaire, rien à saluer...

Son : 3/10

Je viens de vérifier : même au Japon, pas d’OST du jeu. Ouf ! On a échappé de peu au foutage de gueule. Désolé mais là, quand on sait ce que Square Enix peut faire à ce niveau, il y a de quoi demander des explications. Absence totale de thème charpente, bruitage d’épées fait en cuisine, etc. Je me demande où je vais chercher ces 3 points ! C’est dire.

Scénario : 5/10

Là, à vous de voir. Personnellement, j’ai trouvé que Square Enix cherchaient à rendre plus compliqué un scénario simple sans pour autant y arriver, mettant, du coup, plus en avant cette simplicité frappante. Les personnages secondaires sont, pour certains comme Arioch, pervers. Caim fait preuve d’une violence inutile dans certaines situations ce qui amène à penser que Square Enix a perdu la recette du charisme. Si vous voulez mon avis, ça sent le cramé !

Maniabilité : 4/10

Sérieux problèmes de caméra (pas assez rapide) que j’ai omis de mentionner dans le texte principal. Ce problème concerne les combats au sol : dans l’action, vous pouvez vous retrouver à courir face à la caméra ne voyant pas à qui vous faites face. La maniabilité du personnage laisse une impression de raideur. Caim a tendance à vite s’emporter pendant ses combos (difficile de l’arrêter) laissant des ouvertures aux ennemis.

Durée de vie : 7/10

Si on prend juste en compte la quête principale, vous en aurez pour 6-7 heures. Ensuite, tout dépend si vous vous attaquez aux quêtes annexes : trouver les autres personnages jouables, mettre la main sur les 64 armes que compte le jeu, les faire évoluer, avoir tous les dragons (4 en comptant le Chaos), etc. Drakengard s’en tire habilement sur ce coup en jouant avec les quêtes annexes.

Intérêt :4/10

Drakengard ne révolutionne rien mais alors RIEN. J’insiste bien. Les gars de Cavia nous ont livré un jeu de piètre qualité saupoudré généreusement de nombreux défauts de tous types. C’est une énorme déception. Le pincement au cœur, je me plais à imaginer ce que le Project Dragon Sphere aurait pu être...

Note globale : à peine 5/10

Rien à rajouter à part que certains jeux de la même boîte de production ne sortent pas chez nous et je ne trouve pas normal qu’on nous serve un produit de cette "qualité". Xenosaga pour ne citer que lui, aurait mérité une sortie européenne...

DoK exacerbé !

P.-S.


- D

Répondre à cet article

11 Messages de forum


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette