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Super Mario Sunshine

Il porte une salopette rouge et la moustache

mercredi 30 juin 2004, par NGN

Autant le dire clairement, depuis le passage

Mario c’est un peu le père qu’on rêve tous d’avoir

Et voilà, Mario, après avoir sauvé Daisy puis plusieurs fois Peach et en passant le royaume des Champignons (veuillez m’excuser, je ne connais pas son nom), se décide enfin à prendre des vacances sur l’île Delfino (dois-je vous rappeler le nom de projet de la Game Cube, je ne pense pas). Mais on dirait vraiment qu’il est maudit le Mario dès qu’il arrive sur l’île, il y a une sorte de grande flaque de peinture toute dégoûtante qu’il va bien sûr nettoyer et cela grâce au J.E.T (sorte de propulseur d’eau qui peut prendre plusieurs formes et qui se relève aussi bon planeur que nettoyeur de peinture). Enfin bon, après qu’il ait nettoyé cette vilaine crasse, la police de Delfino vient le chercher pour le juger ! Car selon eux, c’est Mario le coupable et il est condamné à nettoyer toute l’île et en même temps à la sortir de l’obscurité (qui l’est depuis que l’île est sale)...Voilà en tout cas une intro vraiment très chouette qui a le mérite de nous mettre dans le vif du sujet ! Et c’est un peu plus recherché que « Mario je t’ai fait un gâteau, tu viens... Oh Peach a été kidnappée..."

Mario tu ne changeras donc jamais

Mario, c’est la conquête aux niveaux, aux Shines (soleils quoi), aux monstres en tout genre... Les ingrédients qui ont fait le succès de Mario 64 sont toujours présents dans Mario Sunshine. Mais cette fois-ci aux teintes plus vacancières, plus tropicales, plus détentes. En tout cas l’architecture des niveaux est tout simplement ahurissante, et la diversité des missions est aussi des plus plaisantes, nous avons toujours droit aux fameuses quêtes aux 100 pièces, ou encore à certaines missions courses, et d’autres missions qui sortent vraiment de l’ordinaire comme attraper 8 pièces rouges sur un oiseau de sable en plein vol, comment ne pas adorer ?

Lors de vos nombreuses escapades vous serez amené à rentrer dans des stages de pure plate-forme 3D. Dans ces niveaux votre J.E.T est mis de coté et vous n’avez à votre disposition que votre agilité et votre prise de risque, que des moments de pures folies et d’une jouissance rare (je me suis refais une partie rien que pour les recommencer encore et encore). Dans Mario 64 les pièces bleues étaient synonymes de 5 pièces jaunes dans ce nouvel épisode il en est tout autrement puisque cette fois-ci, une fois que vous aurez collecté 10 pièces bleues, des ours vous les échangeront contre des soleils. Les pièces bleues se trouvent dispersées dans chaque monde mais c’est vraiment mesquin puisqu’une pièce bleue peut se trouver dans une mission mais pas dans l’autre, toutes les collecter ne sera pas de tout repos. Et qui sait peut-être qu’au fil de l’aventure vous rencontrerez des anciens personnages de la saga des Mario, va savoir.

Mario je suis désolé de te le dire mais tu as pris du poids

Mario dispose encore de sa panoplie de mouvements qui a fait sa renommé mais ne vous attendez pas à avoir la totalité des mouvements disponibles dans Mario 64, puisque grâce à l’utilisation du J.E.T beaucoup seraient devenus inutiles (le saut en longueur qui est remplacé par le planeur par exemple) . L’intégralité des mouvements de Mario se déroule en souplesse et l’apprentissage de son contrôle ne prendra que 30 min, et seule la vue subjective pourra poser problème. Le J.E.T et ses 3 autres transformations sont, on ne peut plus facile à manier. Et c’est un réel plaisir d’enchaîner saut sur saut de corde en corde, de sauter sur les murs et d’atteindre de hauts sommets grâce aux supers-sauts ! Et en ce qui concerne Yoshi, c’est du tout bon également.

La caméra y joue pour beaucoup. Je ne comprends toujours pas toutes ces critiques qui se sont amusés à descendre ces caméras, qui pour ma part sont tout simplement excellentes, on repositionne avec le stick C et on les replace derrière soi par la simple pression d’un bouton, elles ne m’ont posé difficultés qu’à une seule mission (celle des grillages dans le parc d’attraction), et en soi c’est déjà un miracle.

Au début, j’étais déçu par les graphismes mis en place mais avec le temps j’ai appris à apprécier de plus en plus le soft et ses couleurs pétantes. Il faut reconnaître que le jeu propose à plusieurs endroits des textures loin d’être folichonnes en particulier l’herbe qui ressemble à un coloriage avec un gros fluo vert, mais il propose également de multiples qualités qui méritent l’attention de tous. Pour commencer, saluons encore une fois l’architecture des niveaux qui est sublime, puis le design général du soft. Les protagonistes même un peu anguleux sont bourrés de charme, en particulier les autochtones de l’île Delfino (sortis de l’imagination talentueuse des designers de Nintendo) qui déclenchent toujours ce petit sourire par leurs commentaires niais à souhait.

L’île Delphino c’est le lieu où sont regroupées toutes les entrées des autres niveaux, et là je dis chapeau parce que cette place est réellement vivante et contient à elle seule assez pour vous occuper 2-3 heures. Mention spéciale pour l’eau dont l’éclat, même à l’heure actuelle, est loin d’être dépassé et pour certains soft loin d’être atteint ! L’animation des protagonistes et des décors est assez fouillée et a le mérite ne pas s’éloigner de l’esprit Mario, mais il est malheureux de devoir déplorer de sérieux ralentissements qui entravent une œuvre qui aurait pu frôler la perfection.

Mario, tu ne sortirais pas un album ?

Ne dérogeant pas la règle, Nintendo nous pond une bande son de très bonne facture. Dans un style tropical et niai, il est sûr qu’elle ne plaira pas à tout le monde mais moi j’adore et c’est ça l’important. Et Les bruitages sont tout aussi excellents ! Ah la la, il me manque juste un verre de limonade et des lunettes de soleil et je m’imaginerais presque à la mer, bien joué Big N.

Comment avoir une GC et passer à coté de ce monstre de fun à la difficulté bien présente et aux multiples qualités ? Une ambiance hyper bien retranscrite à travers de graphismes ensoleillés et une B.O hawaïenne. Une variété de mission exemplaire (je viens à l’instant de nettoyer les dents d’une pieuvre géante), vraiment THE jeu de la GC, THE jeu tout court ?

Graphismes : 79%
Ce n’est pas la débauche d’effets spéciaux mais le design est charmant.

Animation : 84%
Vraiment dommage que ces satanés ralentissements soient de la partie. Et les caméras sont très biens.

Jouabilité : 94%
Ca se passe de commentaires, c’est du Nintendo.

Bande son : 80%
C’est paradisiaque.

Intérêt : 95%
Cela n’engage que moi, mais le fun est là, le challenge est là, et pour couronner le tout, les parties de pure plate-forme sont magistrales.

Note globale : 90%
Si seulement des jeux de cette trempe sortaient plus souvent !

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3 Messages de forum


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