Consoles-Fan

Accueil du site > Strategie > Pikmin > Pikmin

Pikmin

Serez-vous assez b

mercredi 31 juillet 2002, par CFan

Un principe novateur digne des plus belles anticipations d’Hayao Miyazaki (Princesse Mononok

Bleu, jaune et rouge non c’est pas Bioman mais Pikmin.

A l’époque Shigeru Miyamoto se demandait comment créer un jeu novateur et simpliste qui changerait des jeux surexploités. Cette idée de jeu c’est en jardinant qu’elle lui est venue (Comme quoi l’autre soir, j’étais inspiré en sortant des chiottes). C’est en regardant évoluer tout ce petit monde qui vit dans le jardin que Shigeru Miyamoto a eu un concept novateur pour son futur jeu. Il ne lui restait donc plus qu’à trouver un nom qu’il a pris de son mentor, Pik, et a rajouté à celui-ci le mot Min (ca veut rien dire, cherchez pas :p). Pikmin est sans doute le jeu le plus novateur auquel il m’a été donné de jouer cette année, ressemblant au concept des Lemmings (haaa saleté de nostalgie&#8230 ;) ce jeu est une totale réussite.

Mais commençons tout d’abord par l’histoire. Vous êtes le capitaine Olimar et voyagez à bord de votre vaisseau spatial lorsqu’une malencontreuse météorite vient percuter le vaisseau. Tant bien que mal vous essayez de manœuvrer le vaisseau vers une petite planète toute proche. Votre bicoque entre dans l’atmosphère si vite qu’elle perd une grande partie de ses pièces principales. Le vaisseau se crashe alors dans un terrain mais, par la grâce de Dieu, vous êtes sauf. Malheureusement, vous vous rendez bien vite compte que l’atmosphère n’est pas respirable et qu’il ne vous reste que 30 jours d’oxygène, 30 jours pour retrouver vos pièces du vaisseau et partir de cette saloperie de planète. Chose qui aurait été impossible jusqu’à l’apparition d’un petit être, possédant une fleur sur la tête, que vous nommerez Pikmin. Voilà donc l’histoire du jeu, assez simple mais bigrement efficace.

Hey les nectons vous voulez pas m’aider ?

Dès les premières minutes de jeu vous vous rendez compte que l’atmosphère vidéoludique qui se dégage de Pikmin n’a rien à voir avec les supers productions sans vie, sans saveur auquel juste l’envie de chier un coup vous vient. Pikmin vous fait renouer avec le principe des jeux simples et efficaces sur lesquels vous passiez des heures il y a quelques années sur votre bonne vieille Super Nes (Pour ne citer qu’elle !). Les musiques tout d’abord, parlons-en puisqu’elles sont la motrice principale de cette ambiance chaleureuse. Vous vous rendrez bien vite compte qu’elles sont magistrales et agréablement bien trouvées. Les différents bruitages de vos Pikmin sont délirants, il n’y a absolument rien à dire et ce ne sont pas les Japonais qui me diront le contraire. Pourquoi les Japonais ? Tout simplement car un mois après la sortie du jeu un CD musical est sorti la-bas et a fait un carton. Il est resté numéro un des ventes pendant plusieurs jours (Un joli carton en somme). Mais si Pikmin ce n’était que l’ambiance sonore, je dirais pas mais quand en plus les graphismes viennent s’en mêler alors moi je dis « j’en veuuuuuxxxx » ! Vous pourrez remarquer que les différentes textures sont toutes peaufinées, nombreuses et variées. Sur le sol accidenté vous trouverez parfois certaines choses troublantes, comme une boîte de conserve géante. Cette trouvaille vous fait penser... Civilisation... pollution...boîte de conserve... Eurêka ! C’est la TERRE. Oui, enfin... Ca n’est pas expliqué dans le jeu mais on peut le constater sans trop de difficultés. Cette planète où est tombé Olimar serait donc la planète terre et il ne serait pas plus grand qu’un moustique. On peut aussi penser que les Pikmins sont en fait des fourmis mais vous ne pourrez rien déceler de ce que je viens de vous dire sans une énorme attention au jeu vidéo et à l’esprit créatif de Miyamoto. Car les ennemis qui vous attaquent ressemblent vaguement à des coccinelles, cafards, araignées, pucerons et j’en passe. Oui ceux qui avaient joué au jeu sont en train de se dire « mais quel con, j’avais même pas remarqué ».

Ce jeu vous met donc aux commandes d’Olimar dans une aventure que nous classerons plus dans la réflexion que dans l’aventure bien que les deux soient très liées. Vous aurez trois choix de vue dans le jeu, la caméra proche, la caméra semi-proche et la caméra éloignée et je ne vous cache pas que la semi-proche est la plus idéale (toutes ces caméras se placent derrière le dos du perso). Grâce au bouton Z de votre manette vous pourrez placer la caméra au-dessus de vous, histoire de contempler le monde qui vous entoure plus aisément. Les premiers Pikmin que vous trouverez seront de couleurs rouges (allez puisqu’on essaye d’expliquer l’inexplicable, voir plus haut, disons que cette couleur représente une race... les Indiens d’Amérique). Au fur et à mesure que vous avancerez dans le premier monde vous amasserez d’autres pikmin de même couleur, en cassant des plantes. La fleur de cette plante change de couleur toute les deux secondes, une fois rouge, une fois jaune et une fois bleue. La plante est alors assaillie par ces vauriens de Pikmin et une fois morte, un petit objet circulaire avec un chiffre dessus tombe. Le chiffre marqué dessus correspond au nombre de Pikmin qu’il vous faudra pour le transporter (pour avoir des pikmin bleus, prendre l’objet circulaire bleu par des Pikmin bleus). Ca me fait penser que j’ai oublié de vous parler de la maison des Pikmins... en fait, elles sont à côté de votre vaisseau dans une sorte de champignon qu’Olimar appellera Oignon. Une fois ce cercle mis sous le faisceau lumineux de l’oignon celui-ci sera aspiré et l’oignon rejettera des graines de Pikmin. Attendez quelques secondes et voilà de beaux pikmin tout frais à cueillir comme les champignons à la morte saison. Ce qui est fantastique dans le jeu c’est que vous êtes toujours pressé par le temps qui défile. Pour voir combien il vous en reste avant que la nuit ne tombe, c’est facile puisqu’en haut de l’écran il y a une barre indicative. Les éléments des différents mondes varient en fonction de l’heure qu’il est sur la planète histoire de rajouter du réalisme (Mot inconnu sur Pikmin mais vous m’avez compris, non ? Celui qui dit non je lui sors les tripes par les narines). Lorsque la fin de la journée sonne, vous avez tout intérêt à vite ranger vos pikmin dans leur oignon, car si une fois la nuit tombée il reste de vos bestioles sur le terrain ils seront inéluctablement dévorés par les bestioles ennemies. Chaque soir, vous décollez avec votre fusée à plusieurs mètres d’altitude histoire de rester en sécurité et un briefing de la journée vous est donné. Le nombre de pikmins morts au combat, le nombre d’abandonnés ainsi que la récolte de pikmins et le nombre de pièces trouvées. Pour pouvoir aller à un autre monde il vous faudra récolter à chaque fois un certain nombre de pièce pour votre vaisseau.

Et ainsi naquit un des hits de la Gamecube...

Dans le premier monde, vous rencontrerez les Pikmin rouges qui ont une puissance remarquable, puis vous serez amené à trouver des Pikmins Jaune qui eux sont beaucoup moins forts mais ont la faculté de pouvoir être propulsés très haut car plus légers (A utiliser pour récupérer des pièces dans des lieux en hauteur). Puis viennent ensuite les Pikmin bleus, les seuls à pouvoir aller dans l’eau mais ils ne possèdent pas de grande résistance ni de forte puissance d’attaque. Vous l’aurez donc compris ces petits êtres doivent être utilisés de la meilleure façon possible pour pouvoir arriver vite à récupérer les 30 pièces de vaisseau avant que 30 jours ne se soient écoulés. La durée de vie du jeu dépend de la personne qui y joue. Ceux qui voudront finir Pikmin à fond et récupérer les 30 pièces devront pour la plupart recommencer 2 à 3 fois le jeu, les autres plus fainéants n’y joueront qu’une seule fois. Mais on ne juge pas la durée de vie d’un jeu pour les gens qui ne veulent pas finir à 100% le jeu, je dirais donc que nous bénéficions d’une durée de vie plutôt pas mal. Un jeu qui se doit d’être acheté de tous pour montrer aux développeurs qui essayent d’innover que leur boulot n’a pas été vain. Car ce jeu mérite le succès qu’il a eu dans toutes les parties du globe et c’est en Europe qu’il a le moins bien marché, sans doute parce que chez nous, le grand public, est très nettement majoritaire face aux Gamers.

En résumé :

Graphismes : 90% Y a de quoi se tirer les poils du cul en voyant des graphismes aussi magiques que ceux de Pikmin. Certes un peu simpliste mais le résultat est là.

Animation : 95% Les petites bestioles bougent très bien, les ennemis aussi bref c’est irréprochable. Un vrai travail d’orfèvre.

Jouabilité : 99% Mouhahaha, plus instinctif tu meurs et celui qui ne sait pas manier parfaitement ses pikmins au bout de 5 minutes peut se tirer deux balles dans la tronche. Le jeu est une merveille de facilité et de plaisir et la seule raison pour laquelle je n’ai pas mis 100 c’est parce qu’un jeu n’est jamais parfait.

Bande Son : 97% Numéro un des ventes pendant plusieurs semaines au Japon, le CD de Pikmin a fait fureur. Les musiques sont bien trouvées et nous plongent dans une atmosphère magique qui nous fait repenser à ces vieux jeux de notre enfance (Zelda, Young Merlin et consort). Les différents bruitages sont mimi comme tout, encore un bon point !

Intérêt : 96 % Ceux qui se la pètent « moi je joue aux jeux de grand ou y a du sang » devront passer leur chemin (zouuuu du balai) les autres trouveront en ce jeu un concept rafraîchissant et plein de bonne humeur. On notera que la durée de vie peut sembler courte mais finir Pikmin à 100% rehausse le tout, ce qui fait qu’on a un jeu se trouvant dans une bonne moyenne.

Note globale : 98 % Une bombe vidéoludique à se procurer immédiatement, Shigeru Miyamoto offre là une belle leçon aux développeurs qui jouent à la course du visuel.

Draco

Répondre à cet article

4 Messages de forum


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette