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Grand Theft Auto : San Andreas

"D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu

mercredi 3 novembre 2004, par Edge

Depuis le premier

Le jeu commence sur une intro explicative. On comprend déjà que tout le jeu va tourner autour de Carl Johnson alias C.J. Carl est un afro-américain qui est né et a toujours habité dans les quartiers noirs de Los Santos. Il décide de s’éxiler à Liberty City lorsque son grand frère, Brian, se fait descendre un peu par sa faute. Cinq ans plus tard, il revient à la maison pour une autre mort, celle de sa mère, tué soi-disant par un gang ennemi. En revenant à Los Santos, c’est aussi le moyen pour CJ de retrouver tous ses anciens amis (Ryder et Big Smoke), avec qui il a projet de reformer leur ancien gang afin d’anhiler les Ballas, sa soeur Kendi et son frère Sweet. Par la suite notre héros apprendra à faire des connaissances aussi bien masculines que féminines. Un air de vengeance flotte dans l’air et les Ballas en seront les premières victimes. Le jeu possède même son lot de ripoux avec les officiers de police Tenpenny et Pulaski. Le scénario, même si fort emprunter à plusieurs film comme Le Parrain avec toutes ces histoires de familles ou bien encore à l’Impasse, est très riche en rebondissements. Si on mélange Amitié, Haine, Trahisson, Amour et Famille, on se retrouve devant San Andreas. En résumé le jeu est l’évolution d’un jeune gamin qu’on doit amener du ghetto au paradis. On arrive même a comparer CJ avec un bambin : il tombe, il se relève, il persévère, il se forge une personnalité et un corps.

La grosse nouveauté dans San Andreas c’est de pouvoir directement gérer l’apparence de son personnage. Son aspect physique évolue en même temps que sa carrière de gangsta. Au départ on se retrouve avec une crevette que l’on peut modeler à volonté. Tout cela dépend du soin apporter par le joueur. Si on néglige CJ en ne lui faisant faire aucun excercices physiques et en ne le bourrant que de Pizza ou d’Hamburger, ce dernier devient vite une boule. C’est pourquoi il est nécessaire de faire de la musculation ou du sport et de lui donner des repas à base de légumes afin de garder une silhouette d’athlète. Dans le cas contraire, CJ aura une endurance d’asthmatique et subira les railleries des passants ! Ses changements physiques s’accompagneront de nouvelles aptitudes. En courant tous les jours, CJ améliore son souffle et son endurance. En faisant de la musculation ses muscles doublent de volume et donc ses coups sont plus puissants, ect. Petit défaut pour moi, on devient trop facilement un sosie de Mike Tyson, seul 4-5 séances de muscu vous suffiront. Certaines missions deviennent plus accessibles avec des habilités. L’aspect physique de CJ va de paire avec son aspect esthétique. CJ peut en effet aller chercher des vêtements et des accessoires dans des magasins de prêt à porter. Il faut aussi lui donner une coiffure et le tatouer sur les parties de son corps que vous préférez. Tous cela n’a qu’un seul but : augmenter votre sex appeal. Plus il est haut et plus les gens vous aiment. Tous ces changements apportent une touche d’originalité au jeu : chaque partie de GTA SA sera différente d’une autre, aucun joueur ne menant CJ dans la même direction. On peut appeler ça une révolution vidéoludique. Mais attention tout de même, le jeu n’est pas un Sims géant !

En dehors des habilités physique on retrouve d’autres capacités. On peut améliorer sa conduite en voiture et donc améliorer sa tenue de route. On peut faire grimper la capacité à moto qui aide à mieux rester en selle sur sa moto. On peut se forger un respect et grâce à ce respect mettre sur pied un gang. Vous pouvez à n’importe quel moment recruter un gangsta habillé en vert afin qu’il vous aide dans vos missions ou vos virées. Ce respect ce gagne de différente manière mais la façon la plus efficace reste encore de récupérer des territoires ennemis représentés en mauve, la couleur des ballas, sur la carte. D’autres territoires neutres peuvent être assimilés aux vôtres. Vos territoires seront attaqués de temps en temps et il vous faudra alors traverser la moitié de la ville, si vous n’êtes pas chanceux, pour venir le protéger. A cela vient s’ajouter l’habilité avec les différentes armes. Lorsque vous utilisez souvent une arme votre habilité avec augmente et vous permet de mieux viser avec ou de tirer de plus loin. Il y a même possibilité avec certaines armes d’en porter une dans chaque mains lorsque votre niveau d’habilité avec est au maximum.

Ce qui caractérise un GTA, c’est la liberté qu’on éprouve quand on y joue. Pas seulement une liberté dans les mouvements mais aussi une liberté dans l’esprit et dans ses actes. Cette fois-ci, SA ne déroge pas à la règle. Pire encore on arrive même à se perdre. Mais n’est-ce pas la vrai liberté ? Cette liberté de l’esprit s’exprime pas votre comportement. Vous pouvez être bon ou être diabolique. Chacun fait ce qu’il veut de son jeu. Pour faire ressentir ce sentiment de liberté aux joueurs Rockstar n’a pas hésité à nous sortir une map 3 fois plus immense que Vice City. Aucun genre de jeu hormis peut-être le MMORPG n’avait proposé un aussi vaste espace. San Andreas n’est pas une simple ville mais presque un état découpé en 3 parties : le ghetto, la campagne et la ville moderne. On y trouve donc 3 grandes villes : San Fierro (San Francisco) avec son pont, ses tramways et ses rues aux pentes vertigineuses. Los Santos (Los Angeles) avec sa criminalité et ses ghettos. Et enfin, Los Venturas (Las Vegas) avec son désert et son casino. On commence d’abord à Los Santos et on finit au fil des missions par tout débloquer. Chaque agglomération est séparée par des éléments naturels comme un désert, une forêt, un cours d’eau, une montagne ou par des éléments moins naturels comme les autoroutes. On retrouve aussi tout autour des villes des petits villages ou des fermes agricoles. Ce qui a été également amélioré dans SA par rapport à Vice City c’est que chaque route mène là où l’on veut aller : il y a toujours une route, autoroute, chemin agricole ou un sentier de forêt pour nous remettre dans le bon chemin.

Mais que serait GTA sans ses missions et autres activités ? Cette fois-ci les sales gosses de chez Rockstar nous apportent encore moultes activités passionnantes. Il y a comme toujours les missions que je trouve plus variées, plus utiles mais moins dures. A un moment il vous faut faire le chauffeur, se mettre sur une moto et prendre un ami comme tireur, faire des courses, tirer quand quelqu’un roule pour vous, ect. Les missions apportent une réelle richesse au jeu. Il y a toujours les missions secondaires de taxi, ambulance et auto-défense auxquelles viennent s’ajouter les missions de cambriolages servant à récupérer pleins d’objets ou de tuning. SA est un jeu où tous ou presque est interactif. Pour augmenter votre côte auprès des filles rien de tel que d’aller faire un tour au dancing où le but reste le même qu’un jeu de dance traditionnel : être synchro en appuyant au bon moment. Le jeu se déroulant aux USA, il aurait donc été bizarre de ne pas avoir la chance de s’adonner au plaisir du basketball ! Pour les plus loubards, il y a toujours moyen de s’arranger au billard ;). Fan de Dave Mira ? Une course de BMX ca vous tente ? Il vous faut de la thune vite et rapidement ? Aller faire quelques braquages. Si vous êtes plus du genre à respecter la loi ou à ne pas avoir trop envie de se la jouer à Sheriff fais-moi peur, aller donc jeter un coup d’oeil au casino ou parier sur des chevaux. Les courses de voitures ou autres meetings sont toujours réalisables dans des arènes. Un manque affectif ? Aller donc sortir une des vos petits chéries au resto ! Pour les fans de country et des trucks il y a des missions de camionage. Le jeu répond à toutes les envies du joueur. Pour les plus américains d’entre nous, il y a même du Low Rider, cette discipline où des voitures tunées montées sur un système hydraulique bouge en rythme avec un beat. Pour les désireux d’immortaliser ces moments de pur bonheur, un appareil photo est disponible.

Un gros point et sûrement le meilleur du jeu : la BO. Le jeu propose tous les genres de musiques. Chacun y trouve son compte. En passant du rap au Rn’b au Country ou au Hardrock. On y retrouve des stars comme Dre, Snoop Dogg, Ozzy Osbourne, David Bowie, Kool and The Gang, j’en passe et des meilleurs. Les styles représentés sont très old school et c’est ca qui plaît. Il est vrai cependant qu’il faut prendre le temps d’écouter les chansons tranquillement. Je sais pas pour vous mais moi quand je conduis je suis concentré et je n’ai pas trop le temps de me poser comme question quelle radio j’écoute à l’instant.

SA c’est aussi un nombre phénoménale de véhicules. De la simple voiture en passant par le bolide, l’avion, le bmx, le quad, la moto, le camion, le bobcat, le camping-car, ect. En parlant de véhicules, maintenant il vous faudra passer un permis pour piloter des avions. Des propriétés au nombre de 30 environs sont en ventes. Exit les phases de jeu où l’on devait trouver une entrée afin de se retrouver de l’autre côté d’un mur ! Et oui, CJ sait sauter et escalader les murs. Certains piétons n’hésiteront pas à vous aborder pour vous vendre certaines substances ou vous poser des questions, il suffit alors de leur répondre positivement ou négativement avec les flèches directionnelles. Lors d’une collision avec une autre voiture, le conducteur sortira avec une arme pour vous menacer, c’est ce qu’on appele un arrangement à l’amiable à SA. Malgré tout cela, le jeu possède quelques défaut comme l’IA très faible de certains piétons ou conducteurs. L’aliasing et les bugs sont légions. Le jeu n’est pas le plus beau réalisé sur PS2 mais il faut avouer qu’il est plus facile de réaliser un jeu où l’on ne fait que passer par des couloirs ou des pièces toutes simples qu’un jeu où l’on peut se balader librement dans la ville. On peut tout de même noter le travail effectué sur les jeux de lumières et le petit effet de blur qui apparaît à haute vitesse. De plus la capacité de la PS2 semble assez réduite pour le gros jeu qu’est SA et votre bécane vous le fera savoir en effectuant de drôles de bruits. Autre défaut gênant surtout lors des prises de territoire : les approximations du lock et de la caméra.

Graphismes : 8,5/10
Même si le jeu possède beaucoup de défauts graphiques, il faut saluer les décors variés et bien remplis.

Gameplay : 9/10
Malgré des angles de caméras déficients rendant parfois la prise en main difficile, jouer à SA est une vraie partie de plaisir.

Bande : 10/10
Rien à redire dessus à part qu’elle est parfaite. Les genres les plus populaires y sont représentés et chacun peut facilement y trouver son bonheur.

Durée de Vie : 10/10
Même après avoir effectué les missions principales et secondaires, il y a toujours moyen de s’amuser.

En résumé Grand Theft Auto : San Andreas est le jeu du moment et peut-être même celui de la décennie qu’il faut avoir chez soi. Malgré quelques petits défauts mineurs, le jeu procure du bonheur. Il apporte une petite dose de fraîcheur et la bande son encore fantastique vient vraiment ponctuer le chefs-d’oeuvre qu’est SA. On peut aussi applaudir ce qu’a réalisé Rockstar Games en mettant en scène un jeune afro-américain. Les jeux où les gens de couleurs sont les héros sont rares et cette fois-ci cela nous change un peu des gros mafieux pleins aux as. Un combat de plus contre le racisme. Malgré tout ce que l’on veut bien penser, SA possède aussi une part de philosophie !

Edge

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