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Tales of Symphonia

Egar

samedi 2 juin 2007, par Edge

La s

Le scénario, bien que fort imprégné de l’essence de certains RPG à succès comme Secret of Mana ou Final Fantasy, reste néanmoins époustouflant. Et même si il ne semble pas au premier abord être un modèle d’originalité, je peux affirmer qu’il offre des dénouements à souhaits et qu’il vous faudra attendre la fin pour voir le bout de toute l’affaire. Ainsi, de fil en aiguille, l’histoire va tranquillement mais sûrement se tisser et hypnotiser le joueur à un tel point que certains auront du mal à quitter l’écran des yeux.

L’histoire débute dans une petite bourgade, Isélia, d’un monde que l’on appelle Sylvarant. Ce monde, en apparence bien tranquille, a de gros problème de mana. Ce même mana qui rend la vie paisible et repousse les détracteurs de Sylvarant, les Desians. Après une longue période de paix, le mana commence à s’épuiser d’une façon inexplicable. Une élue, ici Colette, enfantée par un ange, doit alors commencer un périple de régénération qui consiste à briser des sceaux afin de ramener du mana sur Sylvarant. Dans son périple Lloyd Irving, Génis, Raine, Kratos et encore d’autres l’aideront à surmonter les épreuves. Bien entendu ce voyage sera rempli d’embûches, de monstres et de divinités qui lui mèneront la vie dure.

Présenté comme l’un, si ce n’est pas le RPG, de l’année 2004 en Europe, le jeu se devait d’être exempt de tout reproche et cela à tout les niveaux. Tout d’abord parlons de l’aspect graphique plus qu’honorable. Ce qui fait sûrement la magie du jeu, ce sont ses graphismes cell-shadés très typés mangas ou en terme vidéoludique très Zelda TWW. Les environnements donnent un air très espacé et ne manquent pas de couleurs chaleureuses et de gaietés. Les villes visitées ont chacune leurs spécificités architecturales et ne manquent jamais de réalisme. On prend toujours le même plaisir à la revisiter et à aller de maison en maison. Seul reproche que je peux faire à ce niveau-là : je trouve que les villes sont trop petites, j’aurais aimé plus d’interactivité avec le décors. Les personnages sont aussi très colorés et on remarque une certaine recherche au niveau de l’esthétisme des vêtements et des armes. Les ennemis et les sorts ne manquent pas de pêche et on les admire toujours autant du début à la fin du jeu. Seul point noir au tableau : les plaines par où l’on doit passer pour aller d’une ville à une autre sont totalement repoussantes et n’ayons pas peur des mots, horribles. Vous comprenez bien qu’à la fin on préfère passer plus de temps dans de belles petites villes colorées que dans des grands espaces verts moches.

Au niveau du système de combat, c’est franchement sympathique. Le plus marquant d’abord c’est que ce n’est pas du tour par tour mais de l’action en temps réel, ce qui rend la chose plus dynamique. Autant dire que l’on n’assiste plus impuissant aux coups de l’adversaire et savoir correctement gérer son inventaire deviendra alors une nécessité. Élément non superflu est que les ennemis apparaissent à la carte, plus de mauvaises surprises donc. Une fois qu’un combat est lancé, l’écran se casse et cela devient du combat en 2D. Même si à certains moment du jeu vous pouvez vous retrouver avec 8 ou 9 personnages en réserve, seulement 4 d’entre eux pourront prendre part aux joutes. Au début, l’aspect bourrin est très présent mais l’on se rend vite compte que sans stratégie il nous sera dur d’avancer dans notre quête. C’est ainsi que selon les stratégies adoptées nos personnages évolueront plus vers le type arme ou le type magie. Selon le type pour lequel vous avez opté vous apprendrez de nouvelles techniques différentes. Pour vous aider à mieux maîtriser vos vis-à-vis lors d’un combat, vous pourrez acheter, optimiser ou trouver certaines armes, protections et autres trouvailles plus puissantes. Autres petits détails amusants ce sont les attaques groupées, réalisables dès lors que votre jauge de combat est pleine, qui, si vous mettez en place des bonnes combinaisons de personnages et de techniques, pourrait vous offrir quelques surprises. Le nombre de points d’expériences reçus à la fin d’un combat et qui vous permettent de faire upgrader vos personnages peuvent varier en fonction de plusieurs facteurs comme le temps, les combos, les attaques aériennes, etc. En règle général après un combat vous recevez certains objets rares ou des vivres. Après un boss ou un donjon, vous aurez l’occasion de trouver des gemmes de différents niveaux qui vous permettront de donner par exemple plus de résistance ou un temps réduit pour lancer des sorts. En résumé, le système de combat est très pêchu et ne se résume pas qu’à appuyer sur le bouton A le plus vite possible.

Tales of Symphonia, c’est plusieurs mini-quêtes. En effet à certains moments du jeu le joueur à la possibilité de jouer à des mini-jeux comme une course d’orientation ou 1,2,3 soleil afin de gagner des objets précieux. Aussi, le jeu vous lance comme défi de retrouver les 24 wonders chefs, souvent déguisés en objet ne collant pas avec la décoration du lieu où l’on est. Ces 24 wonders chefs vous révéleront 24 recettes, requérant des aliments de base auxquels on peut ajouter des condiments bonus, qui auront la vertu de régénérer une petite quantité de pv au groupe , de soigner ou de guérir d’un mal. Mais TOS, c’est aussi de longs dialogues que l’on ne peut accélérer, et pour ma part, endormants et pas toujours très censés ; sortant trop des rails principaux du scénario. On peut aussi accéder à des dialogues bonus sur la carte, ils sont représentés sous une forme d’auréole et sont encore moins intéressants que ceux de bases. C’est pour moi le grand défaut du jeu.

Le jeu propose un mode 4 joueurs assez sympa. En effet, 3 de vos amis pourront jouer avec vous et vous aider dans votre quête. Le seul problème est qu’un seul des joueurs peut diriger le personnage sur la carte. Vous l’aurez donc compris, seul les combats sont vraiment intéressant. De plus les postes de magiciens ne sont pas vraiment des plus amusants.

Graphismes : 8/10
C’est beau et coloré mais le cell-shading était plus une solution de facilité.

Animation : 9/10
C’est vraiment parfait de ce côté là, aucun ralentissement à noter.

Durée de vie : 9/10
Impressionnant à ce niveau et c’est un peu normal aussi pour un RPG. Il vous faudra dans les 40 heures de jeux pour en venir à bout sans l’avoir bâclé.

Sons & musiques : 6/10
A vrai dire, les musiques ne sont, pour moi, pas une révélation. Je dois dire que si je devais vous fredonner l’air d’une seule des mélodies du jeu, je serais dans l’incapacité de le faire. J’ai un peu été déçu sur ce coup.

Edge

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