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Tales of Symphonia

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samedi 2 juin 2007, par Lorki

Enfin ! Apr

Que ce soit clair, mes débuts avec Tales of Symphonia furent loin d’être paisibles. En effet, après seulement une heure et demie de jeu (sans compter quelques parties en multijoueurs entre temps), j’ai décidé de laisser le jeu de côté, y voyant déja une grosse déception. Le jeu a certes un certain charme sous ses allures cell-shadingées, mais outre cette carapace esthétique qu’apporte il de plus qu’un RPG des plus banals ? Une histoire avec un air de "déja vu" avec une bande de gamins sortant de leur crise d’adolescence pour se lancer dans une aventure pour le bien de la planète (qui par ailleurs semble se limiter à un nombre infime de bourgades comptant dans leur rangs un nombre tout aussi mince d’habitants), un périple se limitant à une succession de combats dans des temples élémentaires,etc... Autre ombre au tableau ou plutôt un autre élément qui m’a le plus déconcerté au début de l’aventure : le système de combat en temps réel...qui vous propose de contrôler donc un membre dans une équipe de quatre. Les premiers instants n’ont certes pas été aussi frustrants qu’une première partie de Libero Grande (éminent bide footballistique de Namco d’ailleurs), mais la sensation s’en rapproche légèrement tout de même. Peut-être suis je trop attaché aux systèmes de combat old school ? Certainement, oui...Mais outre cette approche subjective, je me dois tout de même de mettre à l’index les combats à plusieurs. La possibilité de jouer jusqu’à quatre joueurs, voila quelque chose de bien alléchant. Encore faut il que cela reste agréable, ce qui est loin d’être le cas ici. Vient d’abord le problème de la gestion de la caméra qui n’est pas toujours parfaite et également le fait que certaines actions de tel ou tel joueur peuvent bloquer temporairement bloquer le combat entrainant de petites cassures dans le rythme de jeu. Dommage que ce point ne soit pas davantage approfondi.

Mais après tout, il me semblait difficile de pouvoir porter un jugement sur ce jeu qu’à partir de ces éléments initiaux, d’autant plus que ma vision des combats se trouve fortement influencée par mes expériences avec des jeux au système de combat plus traditionnel. C’est donc pourquoi j’ai décidé de reprendre l’aventure là où je l’avais laissé quelques mois auparavant avec le dessein de voir ce dont Tales of Symphonia regorge jusqu’à la dernière minute de jeu. Tout d’abord, pour ce qui est des combats, ceux-ci se révèlent en fait efficaces en fin de compte. En y réflechissant bien, ceux-ci essaient d’apporter un brin de fraîcheur au genre. Au final, on y trouve des confrontations très accessibles (il est très aisé en effet de sortir les différents coups de votre personnage), animés et à l’opposé de ce que l’on peut croire font intervenir toute votre équipe. Hélas, ce choix de système en temps réel implique des inconvénients dont la cassure de rythme comme je le soulignais ci-dessus en effectuant certaines actions. De plus, il est regrettable que les combats apportent au fil du temps une impression cruelle de "déja vu"...Avec l’habitude, vous vous rendrez compte qu’il se révèle très simple de battre n’importe quel ennemi (boss de fin y compris !) en utilisant systèmatiquement quelques manipulations précises. La gestion de l’équipement, des techniques et consores est relativement simple. Vous aurez également la possibilité de forger vos propres armes ou encore de fabriquer vos équipements si vous possédez les matériaux adéquats. Particularité de Tales of Symphonia : la gestion de recettes également qui permettent à vos personnages de concocter divers mets à la fin des combats afin de vous recharger en HP ou MP. Bien entendu, vous devez acheter les différents ingrédients nécessaires auprès de marchands spécialisés que vous rencontrerez lors de votre aventure. Une aventure qui vous fera parcourir par ailleurs un univers vaste. Certains diront sous-peuplés...D’accord, d’un aspect extérieur c’est à dire vus depuis la carte 3D (qui est immonde en passant) certains villages semblent microscopiques. Cependant, n’oublions pas de noter que dans la plupart des RPG nous pouvons ressentir cette impression ; d’autant plus que la totalité des établissements ne sont pas forcèment visitables. Hormis cela, les différents lieux que vous allez visiter sont généralement agréables mais un peu plus de fantaisie et d’originalité auraient été les bienvenus toutefois. Pour les donjons, qui eux sont par nature moins agréables puisque peuplés de monstres en tout genre, on cotoie à la fois le bon et médiocre. Certains donjons, en vérité la plupart, offrent une progression assez simple aux joueurs. Les ennemis sont toujours visibles à l’écran sauf exception, ce qui rend les déplacements à l’intérieur moins pénibles pour tous ceux qui en ont marre d’enchaîner combat sur combat. Dans la plupart des donjons, vous devrez vous servir d’un anneau élémentaire pour continuer votre progression. L’utilisation de cet anneau est assez intéressante puisqu’elle vous placera parfois devant des énigmes ou des situations relativement complexes. Les énigmes se révèlent assez intéressantes dans leur globalité. Les passages les plus pénibles dans certains donjons sont certainement ceux où vous devez effectuer d’innombrables allers-retours pour vous trimbaler une caisse ou encore pour enclencher des interrupteurs. Ceux qui prennent leur temps dans les donjons pourront trouver des équipements et donc faire parfois de substantielles économies. Pas de RPG sans scénario, cela va de soi. Encore faut il que ce dernier soit bon. En réalité, le scénario de Tales of Symphonia tient la route. Mais pourquoi donc tant de prudence dans l’écriture du scénario ? On retrouve des bons vieux clichés avec un déroulement on ne peut plus classique dès les premières heures de jeu. Puis par la suite, certains rebondissements et l’arrivée de nouveaux personnages viennent peu à peu casser cette monotonie palpable et vous entrainez dans des quêtes successives. Hélas, certains rebondissements sont un peu voire même très prévisibles. Par moments, c’est limite si vous vous sentez pas impuissants devant l’ignorance des personnages...Perso A : "Tiens, il était bizarre untel ce matin. Il est peut-être malade" Perso B : "Oh, il nous court après avec une hache. Ah, il est sûrement pressé de couper du bois. Perso A : "Il hurle ’Bande de petits $*ù$m@, je vais vous couper la tête. Tu vois il est malade...il crie après le bois qu’il va couper". Bon ok on atteint pas un tel degré de naïveté mais c’est dommage tout de même...Et encore je ne parle pas du fait de trouver un équipement super rare pour un personnage soit-disant injouable par la suite. On pourrait peut-être mettre cette touchante naïveté sous le compte du jeune age de nos personnages, dont le manque de maturité ressort dans certains dialogues moralistes bien vides de sens ou dans cette tendance à parler 1 langaj bi1 djeunz (Yeah, yeah et re-yeah). Certains personnages plus matures contrastent de par leur comportement et leur manière de s’exprimer plus posée. Quoiqu’il en soit, les personnages restent assez attachants et ces marques de comportement (une nouvelle fois très clichés) leur donnent une vrai touche d’authenticité. Il est également voir les personnages parler entre eux lors de courtes phases de discussion que vous pouvez enclencher avec la touche Z. Si certaines sont franchement lourdes avec des dialogues cul-cul la praline, d’autres sont vraiment intéressabtes car elles donnent des informations sur la vie de certains personnages. Vie parfois marquée par de sombres épisodes dont la cruauté n’est pas sans nous rappeler certaines périodes sombres de l’histoire. Personnages toujours mais du dark side cette fois. Les ennemis sont assez réussis, correspondent toujours au folklore local (esquimaux, puingoin, serpent, etc...),...Là encore je pourrais être en droit de demander un peu plus de fantaisie et avoir des monstres plus originaux. Enfin messieurs un petit effort, c’est simple pourtant : avec quelques substances qui font rire par exemple on peut bien voir des plombiers qui sauvent des princesses dans des mondes champignons. Mais peut-être Namco a il voulu nous pondre un RPG faisant un mix entre réalité et fantaisie ? Soit, après tout ce n’est pas dramatique. Donc, je disais ? Ah oui, les ennemis ! Ceux-ci sont de plus assez diversifiés. Vous pourrez d’ailleurs répertorier les différents types d’ennemis dans un livre spécialement conçu à cet effet. Les boss quant à eux ne sont pas très effrayants. La pire situation est surtout le fait de se retrouver attaquer par différentes cibles en même temps. Lorsque le boss est seul et que vous êtes chargé en gel, it’s a piece of cake. Tout ce brave petit monde a de quoi vous occupez puisqu’il faut compter un peu plus de quarante heures de jeu pour finir ToS avec une bonne vision globale du jeu. En effet, le jeu contient une multitude de mini-quêtes à effectuer. Parlons réalisation maintenant. Les graphismes sont vraiment attachants et hauts en couleur. Le style adopté par Namco est vraiment plaisant à voir. Certains décors regorgent de nombreux détails, tout comme les personnages dont la modélisation est impeccable. Les développeurs ont ajouté par ailleurs quelques petits effets comme le plissement des habits sous l’effet du vent. L’animation est quant à elle sans défaut majeur. Les personnages se déplacent avec une fluidité parfaite. Seul un nombre élevé de personnages à l’écran lors de combats peut engendrer d’infimes ralentissements. Quelques défauts sont présents cependant : la carte du monde d’abord horrible, une impression de flou par moment qui vient gacher un peu certaines scènes. Rien de bien grave en vérité. La version testée ici étant américaine, je ne pourrais donc pas me plaindre d’un manque du mode 60Hz. Dommage tout de même pour les anglophobes que ce mode soit passé à la trape. Le character design est de bonne facture. Le travail réalisé par Kosuke Fujishima est tout bonnement une réussite. L’architecture et le design des villes sont modelés avec une grande finesse. Certains endroits par contre ne dévoilent qu’une architecture bien trop simpliste vers la fin du jeu. Soulignons aussi la qualité des séquences d’animés ponctuant le jeu (à vrai dire vous en trouverez très peu) dont la scène d’intro qui vous dévoilera quelques lieux que vous rencontrerez par la suite. Dans certaines cinématiques, vous trouverez un mix habile entre dessins et images de synthèse. Du grand art ! Les graphismes sont très clairement un des gros points forts de ce Tales of Symphonia. Pour ce qui est de la musique, Tales of Symphonia propose à vos oreilles des morceaux au timbre doux et emplis de féerisme. Les morceaux sont dans leur ensemble de bonne qualité, mais rien de bien transcendant au final. Point noir pour la musique des donjons, qui bien que rythmée s’avère bien lourde au bout de quelques minutes. Rien à redire au niveau des bruitages, tout colle parfaitement bien à l’action. Le doublage anglais est également une belle réussite. Les voix des doubleurs (qui ont fait un très bon boulot pour l’interprétation des dialogues dans un anglais particulièrement intelligible et "accent-free") sont retranscrites avec une qualité de son impeccable. Jouabilité maintenant. La prise en main ne pose aucun souci, les personnages répondent au doigt et à l’oeil. Les plus exigeants pourront de toute façon configurer les touches à leur guise. Le gameplay se veut simple avec des menus clairs et donc simples d’utilisation. Le seul bémol vient des problèmes de collision avec la plupart des décors : par moment, votre personnage a tendance à faire du sur place si vous longez certains murs. Au final, Tales of Symphonia s’avère être un bon RPG. Quelques défauts comme les débuts un peu laborieux, la transparence de certains points du scénario, ou encore quelques détails techniques l’empêchent de rayonner toutefois parmi les fleurons du genre. Pour autant, Tales of Symphonia reste un jeu tout de même plaisant à jouer notamment par la richesse de son aventure et le dynamisme de ses combats entre autres. De plus, il faut reconnaître que le cube est bien mal loti en matière de RPG. Les amateurs devraient y trouver malgré tout leur compte avec ce soft.

Graphismes : 8/10 L’expression du plus beau RPG du monde est certes pompeuse, Tales of Symphonia est une sacré réussite graphique. Les développeurs nous offrent ici une belle maîtrise du cell-shading et nous servent sur un plateau des textures colorées, des décors détaillés et des personnages attachants.

Bande son : 7/10 Les musiques vous placent également dans une ambiance féerique. Celles-ci sont assez entrainantes pour la plupart dans les situations dans lesquelles vous vous trouvez. On regrette toutefois la redondance de certains thèmes.

Jouabilité : 8/10 Aucun souci de ce niveau là. Le jeu se veut accessible pour le plus grand nombre. Les coups sortent aisèment, les personnages se déplacent sans problème majeur si l’on excepte certains bugs de collision. Plus regrettable toutefois est la médiocrité de la gestion de la caméra lors des combats en multijoueurs.

Intérêt : 7/10 Tales of Symphonia a donc de quoi ravir les amateurs de RPG possédant un Gamecube. Le jeu de Namco vous entrainera dans une quête longue et rythmée bien que laborieuse par moments. Tales of Symphonia avait tout pour devenir un excellent RPG sur consoles 128 bits. Dommage que certaines imperfections viennent entacher ce RPG si prometteur.

P.-S.


- Classification PEGI : 12+
- D

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