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Coded Arms

Le Master chief de Halo....

lundi 11 juillet 2005, par Kao_san

Coded Arms, premier FPS de la portable de chez Sony nous fait visiter un monde virtuel dans lequel les hackers se prom

Dans le futur, les soldats gouvernementaux s’entraînent virtuellement par le biais d’un programme de combat, censé les préparer aux guerres les plus difficiles. Un bug de fonctionnement contraint le gouvernement à fermer ce programme, malgré cela, l’AI continue de fonctionner de manière autonome. Il ne reste d’autre choix que d’envoyer au sein de la matrice un spécialiste du cyber-vol pour résoudre le problème. L’über hacker que vous incarnez va s’introduire dans le programme pour faire le sale boulot qui consiste à éliminer les ennemis produit par l’AI, et éteindre manuellement le programme. Si un problème de surchauffe survient, ou si vous périssez dans ce programme d’entraînement virtuel, votre esprit sera grillé à tout jamais.

L’intro est très simple. Personnellement je m’attendais à quelques chose en synthèse, et puis finalement non. Nous aurons le droit à une simple explication de ce qui se passe, avec des effets proche de la matrice avec en prime une tête de mort en fond d’écran.....Tant pis, au moins la boite est belle !

Utilisant la base du moteur graphique du Metal Gear sortit sur la même console, mais dans une version plus qu’améliorée, le jeu ne peine pas à convaincre par son visuel soigné. Les effets de lumière sont très bien rendu et le moteur physique gère une 3D permettant de faire exploser des barils au contenu inflammable, ou certaines parties du décors pouvant bouger (exemple : des citernes sont suspendues au plafond par des chaînes, tirer dessus et celles-ci vont se balancer en prenant en compte la direction de votre tir, avant d’exploser). Certains éléments du décor se dématérialisent sous vos attaques. Des effets de fumée ou de vapeur sont également au programme. C’est une première de retrouver autant d’effets en même temps sur un jeu PSP et cela laisse présager du formidable potentiel de la machine quand aux possibilités de programmation.

Les graphismes sont fins et la palette de couleurs utilisée dans les différents niveaux est large. Un très léger effet de blur rend flou les décors en arrières plan, permettant d’économiser sur la qualité et la finesse des graphiques se trouvant au premier plan. Il y a 6 environnements différents, qui proposent un enchaînement de couloirs et de pièces à visiter. Ce n’est pas très ouvert, et les graphismes/l’architecture des niveaux du même environnement sont très répétitifs. Votre but sera l’élimination des ennemis possédant les clefs pour ouvrir les portes vous permettant de passer jusqu’au système central du niveau à hacker. Les ennemis battus vous laisseront parfois des upgrades sous formes d’armes (une trentaine en mode solo) ou d’équipement plus performant. Gros plus, les niveaux se créent de façon aléatoire, ce qui propose à chaque nouvelle partie des environnements à l’architecture différente.

La modélisation des armes est très bien faite, et les différentes munitions parfaitement rendues lors de leur extraction du canon des armes. Il subsiste un effet de rémanence sur l’écran qui peut s’avérer gênant quand l’on effectue des mouvement rapide (le jeu est fluide, pas de chute de frame rate intempestive), la faute à l’écran de la PSP ! Ça reste tout de même un titre très joli et plein d’effets en tout genres, je serais presque tenté de dire "impressionnant". Le design de votre personnage est soigné, la modélisation et le design des différents ennemis de même (ennemis humanoïdes, robotiques ou monstres).

Si graphiquement c’est du très beau travail, le problème viendrait plutôt de la maniabilité. Aucun reproche à faire à l’équipe de développement, qui propose dans les options plusieurs configurations et la possibilité d’assigner les actions sur les divers boutons de la console. Il y a aussi la possibilité de régler de plusieurs manières le lock automatique, ce qui apporte une aide supplémentaire indéniable (moi qui suit un fan de la visée libre, j’ai dû me résigner à abandonner l’idée de l’utiliser dans ce jeu tellement la précision en pâtissait).

Mais la PSP n’est absolument pas faite pour du FPS. La config de base propose de bouger avec le stick analogique, et de viser à l’aide des boutons croix, carré, rond, triangle. Essayez de viser avec précision dans ces condition, impossible ! Le meilleur réglage à mon goût est celui qui se rapproche du Turok sur N64, à savoir : bouger avec les 4 boutons d’actions, et viser avec le stick analogique. On atteint après un moment d’adaptation une maniabilité qui se rapproche d’un FPS classique. Le stick analogique étant petit et sensible, il sera tout de même difficile d’approcher une précision correcte (d’ou l’utilité du lock automatique).

Dans la config de base le bouton de tranche "R" sert à tirer, et "L" sert à sauter. La croix directionnelle permet d’utiliser votre zoom intégré au casque de combat (et celui du fusil de sniper également), de switcher entre les armes, et de les recharger. Si Sony avait pensé à rajouter un stick analogique en dessous des boutons d’actions, la maniabilité aurait atteint un niveau correct.

Les ennemis sont variés et ont des patterns d’attaque différents. Evidemment leur AI n’est pas aussi développée que sur une grosse console de salon, mais là encore vous risquez d’être surpris par leur réactions ! Si certains se contentent de vous foncer dessus, d’autres courent, se planquent et vous allument de façon intelligente.

Pour les options du mode solo, outre les nombreuses modifications possibles de la configuration, vous pourrez régler le jeu entièrement en anglais, ou effectuer des réglages sur le son. Il vous sera également possible de vérifier le contenu des objets et armes débloqués dans le jeu, avec leurs modélisations à l’écran accompagnées d’un petit descriptif. Vous trouverez aussi un écran de statistiques. Sans oublier les éternels load et save.

Le constat pour le mode solo est mitigé, car on à l’impression d’enchaîner les niveaux sans véritable but (un peu comme dans les FPS destinés uniquement au jeu online qui contiennent un mode solo sans saveur). Bien que certains items vous feront la surprise lorsque vous les prendrez de rajouter un challenge à la progression (atteindre une porte en un temps limité par exemple, alors que si vous n’aviez pas pris l’item vous auriez eu tout le temps de vous promener....mouais.....). Certaines salles se verrouilleront automatiquement jusqu’à ce que vous ayez éliminés tout ses ennemis. Du très classique en somme !

Passons au mode multi. Graphiquement ça reste comme le mode solo, réalisation soignée et fluide. Vous avez la possibilité de jouer en Wi-Fi jusqu’à 4 joueurs, en utilisant soit un set d’armes prédéfini parmi ceux proposés, ou de choisir de remplir son sac avec des armes différentes, débloquées dans le mode solo. On retrouve l’architecture des différents environnements présents dans l’aventure en solo, mais cette fois ci, les arènes peuvent être configurées dans leur grandeur en choisissant small, medium ou large dans les options multi. Les différences de grandeur ne sautent pas aux yeux, et à part des arènes carrées plus ou moins grandes avec des endroits pour se protéger et des ascenseurs pour évoluer en hauteur, y a pas grand chose ! Certaines arènes se composent d’architecture un poil plus évoluée tout de même. Les réglages optionnels pour le multi joueurs sont toujours les même de FPS en FPS, celui-ci ne fera pas mieux que ses grands frères, mais il ne fait pas moins bien non plus. Si vous prévoyez d’acheter le titre pour frager en multi avec des amis, faite bien attention à les acheter en provenance de la même région de code (Jap, Us ou Pal). Vous ne pourrez pas jouez ensemble si votre voisin possède une cartouche Us, alors que la votre est japonaise.

Une fois que vous vous serez bien entraînez à la maniabilité un peu spéciale, vous prendrez un réel plaisir à frager vos amis sur ce qui est actuellement sur portable le meilleur mode multi du genre (de toute façon niveau maniabilité il n’y aura pas mieux, les limite du "pad" PSP faisant foi !). Le jeu à plusieurs est très dynamique, et l’architecture des arènes ne sera pas forcément un frein au plaisir, elle induisent au contraire un gameplay nerveux et équilibré.

En solo ou en multi, Konami à soigné son jeu et propose une expérience agréable et visuellement magnifique, dont les limites ne sont dictées que par le manque de souplesse de l’architecture PSP. Je salue au passage l’excellent travail de l’équipe de développement, qui pour un premier FPS pose un niveau de qualité qui va forcer les concurrents à faire mieux, ou du moins à essayer de faire aussi bien !

Graphismes : 8/10

Finesse graphique et effets très concluants font de ce titre une référence pour les prochains produits à base de FPS. La PSP en a dans le ventre, et pour une fois cela ne s’exprime pas en terme de loading sans fin. Moteur graphique et physique innovant pour une portable, l’immersion n’en est que plus agréable. La surprise est très bonne, et sur ce point le jeu mérite amplement son award "Best of E3".

Animation : 8/10

Tout bouge parfaitement bien, pas de ralentissement que ce soit en solo ou en multi. L’interaction avec des éléments du décor est parfaitement intégrée, et le moteur physique fait des merveilles. L’animation de certains ennemis est un peu sommaire, alors que d’autre profitent d’une anim top quality.

Jouabilité : 5/10

Malheureusement les développeurs ne sont pas en cause, eux ont fait un travail admirable et donnent de multiples possibilités de configuration. Si vous trouvez une configuration qui vous permet de jouer avec plaisir, rajouter 2 points supplémentaires à la note. C’est surtout une question d’habitude, mais le jeu mérite amplement que l’on prenne ce temps d’adaptation. Si la précision ne sera jamais au meilleur de sa forme, le lock automatique pourra tout de même vous aidez à atteindre un niveau correct. En ce qui concerne le reste, pas de problème à l’horizon.

Bande Son : 7/10

Les sons collent parfaitement à l’utilité auquel ils sont destinée et l’ambiance sonore dans les niveaux est rendue de manière concluante et immersive. La musique est adaptée au thème futuriste du jeu, et donne un dynamisme supplémentaire à l’action. Rien d’exceptionnel, mais comme le reste ce point n’a pas été baclé.

Intérêt : 8/10

Un mode solo agréable à jouer, sans surprise et un peu plat dans son déroulement, mais qui propose à chaque nouvelle partie une construction aléatoire des niveaux. Nervosité et dynamisme des modes solo et multi en font quand même un titre accrocheur, qui en plus propose des graphismes qui ne donneront pas envie d’éteindre la console. Le mode multi saura contenter les débutants et les fans du genre, en proposant les même possibilités de réglages que leurs grands frères sur console de salon. Si vous arrivez à passez outre la maniabilité, Coded Arms fait partie des titres de très bonne qualité sur lequel ça fait toujours plaisir de se lancer une partie en solo ou en multi.

Note Globale : 8/10

Pour une fois que c’est la console qui ne permet pas à un jeu d’exprimer tout son potentiel ! L’ajout d’un deuxième stick analogique sous les boutons d’action de la PSP aurait pu s’avérer d’une utilité cruciale pour proposer un accueil chaleureux à ce genre (cela n’aurait causé aucune gêne pour le joueur). Pourquoi (comment !) passez à coté de ce détail à l’ère des pads à deux sticks analogiques quand on est ingénieur chez Sony ? Cette possibilité aurait pu servir bien d’autres gameplay différents. En résumé, si tout les jeux de la PSP étaient comme celui ci, vous auriez des souci à vous faire pour le porte monnaie. Le jeu n’est pas dénué de petits défauts, mais pour un premier essai c’est très concluant !

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