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Rumble Roses

"Je voulais juste savoir...

samedi 1er octobre 2005, par Teiseken

C’est pas moi qui l’ait dit : c’est Candy Cane, la punkette du roster de Rumble Roses, juste avant d’affronter la belle Dixie Clemets. Et voil

Créer un jeu de catch hors univers WWE possède de nombreux avantages. Je pense à une liberté quasi totale au niveau conception, que ce soit pour le graphisme, les règles de combats et tout ce qui s’en suit. D’un autre côté, avoir pattes blanches pour créer un jeu de catch sans avoir obtenu de licence WWE derrière comporte un facteur risque important : les fans WWE ne répondront pas forcément présent à l’appel. De plus, avec toutes les storylines réelles de la WWE qui se sont écoulées en une année, il y a déjà matière à élaborer quelque chose de fort consistant, surtout que chaque lutteur possède une histoire assez riche. C’est le mode histoire (story) qui est sensé récolter ces storylines basées sur l’histoire récente du catch et sur quelques nouvelles idées. Malheureusement dans Rumble Roses, le mode story en est réduit a sa plus simple expression. Je pense que c’est le gros point faible du jeu avec le fait que chaque lutteur n’est pas plus de prises puissantes (je sais, c’est un peu normal : ce sont des femmes à l’écran, pas des Hulks tous verts). Donc, le mode story vous propose quelques prétextes pour combattre un adversaire. Il n’y a pas de choix entre plusieurs actions dans ce mode story. Tout est linéaire. On dirait le scénario d’un Hélène et les garçons pondu du matin à 10h30 pour être tourné à 15h00. Je vous assure, les niaiseries s’enchainent à tour de bras. Bon, on les suit malgré tout, puisque que les cinématiques permettent de voir les lutteuses sous des angles différents et aussi pour les dialogues parlés qui sont une réussite (contrairement à un certain mode story de Smackdown).

De la fantaisie dans le catch

Là où Rumble Roses tire son épingle du jeu, c’est au niveau de l’originalité et des excentricités autorisées par les concepteurs du jeu. Il y a par exemple des armes originales inédites, un perso robotisé avec des coups impossibles : son buste se retourne à 180° pendant qu’elle fait un powerbomb du haut de la 3e corde (le rêve :) ). Il y a des prises de fous ultra complexes pour les soumissions aussi. Côté design, la créativité est également à l’honneur avec la soeur de Reiko et son déguisement de sorcière diablotine tout rouge. Il fallait oser les lanières en guise de soutien gorge et ils l’ont fait !! Vouuuuh !
Les programmeurs ont eu la joyeuse idée d’introduire les matchs dans la boue ! Celle ci reste sur la peau des lutteuses jusqu’à ce qu’elle sèche au soleil. L’idée est plaisante !

Le développement de l’idée Heel/Face

On retrouve le même personnage une deuxième fois sous un habillage différent si on finit le jeu ou si l’on réussit à le faire changer d’attitude. Pour cela il faut se fixer des objectifs correspondant au fait d’être gentil ou non. Ainsi on fait évoluer la lutteuse vers le bien ou le mal. Si l’on réussit à débloquer son double alors on a une lutteuse assez différente : c’est le même corps mais l’entrée, les habits et certains coups vont changer. Là encore c’est une chose qui n’aurait pu être autant développé avec un jeu WWE. Bravo les gars !

Une durée de vie : Arcade :
Ce n’est pas un jeu de catch console classique.

Malgré que ce soit du catch féminin on ressent avec force la violence des coups. C’est un très bon point : ça ne fait pas sous jeu de catch. On sent vraiment bien les points d’impact grâce à l’animation et aux bruitages. Ca fait très dur pour un jeu de baston féminin : ça m’inquiétait légèrement avant d’avoir y joué. Les prises sont souvent différentes de celles qu’on voit à la WWE : c’est très technique. Peut être que ce sont des prises plus utilisées par les lutteurs et lutteuses asiatiques (comment ça vous voulez des vidéos de catcheuses asiatiques dans la boue ? ;) ).

Autre point à souligner : l’utilisation de coups spéciaux et d’un super coup utilisable après remplissage d’une jauge (un coeur) : l’humiliation ! Ces coups spéciaux sont exécutés après un splash screen faisant très dessin animé comme dans Kinniku Man. Leur efficacité est parfois contestable. Les transitions sont trop souvent mauvaises. On peut enclencher un même coup spécial en étant derrière ou devant l’adversaire : il y alors un changement d’angle de caméra après le splash screen et le coup est effectué alors que le placement précédent était mauvais. C’est idiot comme truc.

Roster

Le roster est un des atouts majeur de ce Rumble Roses. Vous y découvrirez :
- Reiko, la fille d’une championne de lutte visiblement devenue une légende au cours de sa vie.
- Makato, une pratiquante d’arts martiaux qui manque de sex appeal (ça s’arrange avec sa version bad girl nommée The Black Belt Demon)
- Evil Rose, la championne du SM et du latex et sa version toute gentille : Noble Rose qui nous sort une entrée à la Castlevania à grand renforts de lumières
- Bloody Shadow, la ninja au gilet (au Bo_Gilet ^^) transparent (n’hurlez pas comme un loup, les voisins dorment)
- Aigle, une fille fort charismatique même si elle n’est pas très forte en anglais

- Dixie, la texane qui vous fera pousser des yeahaaaaaaaa comme si vous étiez en train d’essayer de domptez un cheval
- Candy Cane, la fille qui a d’après moi la meilleure entrée : c’est la punkette du jeu ! On la voit briser sa guitare en deux, déambuler lascivement pour mettre un coup de point à la caméra et puis finir sa présentation en apothéose du haut d’un coin avec des feux d’artifices derrière. Je ne vous parle même pas de sa musique : c’est trop sublime !
Sinon pour résumer dans les personnages les plus charismatiques (il y en a un paquet malgré qu’il n’y ait pas 50 persos comme dans un Smackdown) il reste Anesthesia : la méchante dentiste, l’ennemi numéro 1 du jeu,
- Aisha la danseuse superstar qui se jette des pots de fleurs toute seule
- et puis un personnage robotisé qui vous fera penser à du Virtua Fighter !

Réalisation

Pour la réalisation, dès le début il y a un choc graphique : les couleurs sont ultra vives : du jamais vu. Les lutteuses sont sublimes avec des textures au rendu merveilleux (de l’image de synthèse) et des corps polis avec précision. En revanche les contours sont pourris de chez pourris lorsqu’on a une péritelle classique. Si on zoom pour mettre en 16/9e, ça passe assez mal on perd beaucoup plus en finesse que sur les autres jeux. On peut aussi trouver dommageable l’insuffisance du nombre d’arènes.

Les présentations des catcheurs comportent des graphismes sublimes et le nombre de mouvements effectué est affolant. (On voit les lutteuses danser très longtemps, effectuer des tas de pirouettes et de grimaces avant de monter sur le ring pour continuer le show : let’so be fuuuuun ! Wooooohw !!!). De toutes façons le nombre de détails graphique est énorme : on voit les dents, la langue, les yeux, les sourcils et la bouche qui bougent ! Les développeurs se sont lachés sur les graphismes !!! C’est une tuerie. Graphismes/Animation : 9 /10
Les graphismes calment.
On voit la chevelure des combattantes bouger de façon correcte par rapport à la plupart de ses concurrents directs. Par contre l’effet de mouvement de bout m’a paru étrange et décevant.

Environnement sonore : 8,5 /10
De nombreux morceaux sont au top, mais n’abusez pas de cette bande son, vous risqueriez de vous en lasser. Ca attaque pas mal avec de la guitare électrique alors vous comprendrez que ce n’est pas le même que du Shenmue aux vertus apaisantes qu’on peut écouter des centaines d’heures d’affilé sans sourciller.
Dommage qu’on ait pas la ziq de Reiko Hinomoto (Look to the sky) en intro comme dans un des trailers. Ca nous faisait une intro 100 fois meilleur même si celle ci reste très bonne.

Maniabilité : 8 /10
Il faut souvent s’y prendre en 2 temps pour commencer l’exécution d’une prise. Sinon je dirai que même si Rumble Roses est un jeu d’Arcade, il est difficile de ne pas comparer le jeu aux Smackdowns (un peu moins accès Arcade, même si ce sont des jeux assez rapide au niveau vitesse de déplacement) : là où ça blesse c’est pour le nombre de prise.

Fun/Durée de Vie : 8 /10
Dommage que le mode histoire soit si limité. Lors des matchs dans la boue par exemple, les lutteuses se cantonnent à quelques vannes pour se motiver au combat.
Je regrette vivement l’absence de mode CAW pour créer soit même et customiser ses lutteuses.

Intérêt : 8 /10
Un jeu qui a plusieurs mérites comme celui de nous avoir épaté par son originalité lors de l’arrivée des premiers screenshots. Rumble Roses parvient à nous étonner sur tous les plans de sa réalisation : il aurait sa place en Arcade !

P.-S.

Sortie le 17 F

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