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Conker Live and Reloaded

Des jeux comme celui-ci

vendredi 26 août 2005, par NGN

Ce petit Conker me faisait de l’

Les écureuils sont méchants

Il faut savoir que je n’ai jamais goutté à l’épisode N64 (et j’en suis d’autant plus content vu qu’il ne s’adresse pas du tout à un public jeune), et c’est donc avec un œil frais que je me jette dans une des mes meilleurs expériences vidéoludiques de cette génération. Il est également important de savoir que le soft contient deux jeux. Le remake avec quelques changements et un mode shoot à la 3eme personne et comme ces 2 entités sont totalement différentes, j’en parlerai séparément.

Pour ce qui est de la partie remake. Le scénario est relativement marginal pour ce genre de soft. On est quand même loin des clichés « sauver la princesse, le monde et goutter un gâteau ». Ici on serait plus dans un style « récupérer sa meuf qui vire un peu prostitué, vaincre un caca géant qui chante et finir le tout avec une bonne cuite ». C’est trash, violent et les allusions sexuelles sont nombreuses. Si toi aussi t’es un petit Kevin de 14 ans, je t’assure ce jeu n’est pas pour toi. En tout cas j’ai rarement été aussi choqué dans un jeu vidéo et j’ai bien dû éteindre la consoles quelques fois tellement c’était gore. Il est par contre dommage de voir que la ligne directrice du soft n’est pas toujours très présente et comprendre ce qu’il faut réaliser n’est pas toujours évident. Donc s’aider d’une solution à quelques endroits me parait tout à fait indispensable. En clair il faut toujours avancer et voir partout où on peut aller pour faire de nouvelles rencontres et ainsi faire avancer le jeu. Et dieu seul sait comment les gars de chez Rare ont dû suer pour nous pondre des entrevues si farfelues. Les cinématiques sont donc nombreuses et c’est pour notre plus grand plaisir. Par contre, le monde présent, représente l’entièreté de notre champ d’action. Pour être pour clair, il n’y pas une zone d’accès à la Mario ou à la Banjo, vous ne rentrez pas dans des mondes parallèles via des portails. Ce qui a pour conséquence de provoquer des chargements assez fréquents mais bien pensés qui n’entravent en rien le plaisir du jeu et qui sont synonymes de sauvegarde automatique.

Le jeu en lui-même possède différent gameplay, le tout toujours aux petits oignons. Il est certain que c’est la phase plate-forme qui prédomine le reste du soft, mais la possibilité de monter divers objets (comme une fourche ou un skateboard volant même un petit Dino), permettent de varier l’aventure sans tomber dans une indigestion. Il faut bien l’avouer, le genre plate-forme 3D a été assez discret cette génération et cela fait un bien fou de sauter un peu partout. Les objectifs sont très variés et évoluer dans cette ambiance est particulièrement jouissif. Le seul problème survient du 2eme gros problème du jeu : les bugs. Il y en a relativement beaucoup et pour certains, il n’y pas d’autre solution que de sortir de la partie en cours et y revenir pour y remédier. Par exemple à un moment du jeu, il faut placer des pierres sur un interrupteur, une fois la pierre placée il est impossible de la bouger. Or si par malheur on la lance un zest trop fort, elle va sur la zone interrupteur mais sans le toucher donc on est bloquer. Mais bon, l’aventure n’est pas pour autant gâchée. La jouabilité générale, est à mes yeux, exemplaire. Il n’y a pas une seule critique de Conker que j’ai pu lire qui ne dit pas qu’elle est perfectible. Je ne suis absolument pas d’accord. Il faut être précis, c’est sûr, le niveau général de difficulté n’est pas vraiment aisé mais la jouabilité n’en est pour rien responsable. C’est très simple d’accès. Un saut, un double saut, et une rotation de la queue pour planer. Puis il y a le bouton attaque qui s’adapte aux circonstances : batte, shoot gun, mitraillette. Et puis le fameux Bouton B. Quand vous voyez une petite lumière au dessus de votre tête c’est qu’un symbole B (j’allais dire un symbole gay -___-) n’est pas loin. Cette action s’adapte également au contexte. Des fois totalement automatique et d’autres fois, il faudra prendre les rênes en mains.

Les lieux visités sont totalement à l’opposé des classiques du genre. Fini l’éternel monde de la neige et bienvenue dans le monde des excréments. Les mondes aquatiques vous paraissent trop paisibles, on rajoute alors un requin vorace et des scies redoutables. C’est grandiose, beau et pas du tout poétique. L’amalgame « graphismes enchanteurs » et « ambiance déjantée » est particulièrement réussi est très osé. Les capacités techniques de la xbox servent au mieux ce remake. Les effets sont réussis à merveilles, les modélisations sont de très bonne facture. L’effet de la fourrure est made in Rare. Par contre je trouve que l’effet ne rend pas exeptionnellement bien sur la queue de notre ami rongeur. Et certains bugs de collisions persistent. Mais ce n’est qu’une aiguille dans une botte de foin tant le rendu est exceptionnel et pétant. Les textures aussi sont très réussies. Après je dois avouer que suivant le décor, l’animation faiblie un peu. Surtout lors des déplacements des caméras, mais en contre partie il faut reconnaître que c’est loin d’être vide, et que ça bouge énormément puisque presque chaque élément dans ce monde prend littéralement vie devant nous. Et puis les mouvements sont très bien découpés. Ajoutez une camera totalement libre du même moule qu’un Mario Sunshine et hop ça fait un NGN tout heureux.

Et la bande son, mais quelle bande son. Des voix anglaises on ne peut mieux choisies, des musiques et des bruitages comme on aimerait en voir plus souvent. Une répétition inexistante, des plages audio savamment choisies pour convenir à l’action du moment. Puis les dialogues sont quand même très originaux et couplés comme ils le sont avec des acteurs qui savent jouer la comédie, ça donne du mémorable. A mourir de rire quand les developpeurs tombent littéralement en autodérision et que Conker laisse le joueur de coté pour sortir une réplique aux créateurs du soft. C’est de l’art avec un grand A. Dommage pour la censure un peu trop présente bien qu’on devine sans mal le mot caché.

Maintenant direction la partie shoot

Dans ce mode de jeu fortement destiné au live, il n’y qu’une seule règle : pas de pitié. Vous choisissez votre camp, soit les HCE qui sont donc les écureuils soit les Tediz, les méchants oursons (toujours pas de LU). Et vous devez vous détruire sur des map offrant des objectifs plus ou moins variés. Personnellement, point de mode live mais que du Dumbots. Bon de toute façon le jeu n’a pas connu un super grand succès (triste monde) et trouver ce qu’on désire exactement doit être assez hasardeux. En tout cas l’I.A est relativement bonne pour s’éclater tout seul. Et en grande difficulté survivre parait un peu utopique. Et en solo vous pouvez aussi faire les missions x qui sont en fait des missions qui reprennent des maps en les collant les une aux autres.

Pour ce qui est des maps et des personnages il y en a pour tous les goûts. En ce qui concerne les maps, il y en a des grandes qui permettent aux véhicules aériens et à roues de cohabiter, il y a la petite map qui se résume à bourrage dans le tas. Puis il y a celles qui proposent des interactions sympathiques comme des téléphériques, celles où il y a des bâtiments à conquérir etc. Enfin il y a de quoi faire et je pense que chaque personnage a ses chances sur toutes les map mis à part le sniper. Pour ce qui est des héros, il faut savoir que chaque personnage possède une arme de base, a des capacités uniques, peut piloter son ou ses propres véhicules et a une arme secondaire après avoir acquis un bonus. J’aime beaucoup les brutos car ils portent une mitraillette efficace, conduisent un véhicule relativement puissant bien que limité, peuvent s’administrer une dose de soin et ont comme arme secondaire un lance grenade. D’un autre coté le personnage avec le bazooka est très efficace de loin, a un char d’assaut de fou et possède comme arme secondaire une lourde mitraillette. Mais le personnage le plus faible à pied est le plus puissant avec son véhicule car il peut conduire les avions et bombardiers.

Question jouabilité, pour cette partie c’est aussi du tout bon. On dirige sans mal les personnages et leurs véhicules, même les unités aériennes ne posent aucun problème. Les raccourcis sont tout de même imposés, mais tellement bien choisis qu’on ne dira rien. A noter, que chaque personnage nécessite un apprentissage propre. Graphiquement parlant, cette partie est quand même moins bien réussie que la partie plate-forme, d’un autre coté il y a bien plus de monde. Mais il faut reconnaître que les décors ne sont pas toujours terribles. En contre partie l’animation est terrible, du moins en dumbots, ça ne lag jamais, ce qui est un exploit. La bande son est adaptée au type du soft, on ne pouvait faire mieux pour le genre.

En résumé, nous avons un remake qui est déjà à mes yeux culte, une ambiance unique, une jouabilité du tonner, des rencontres excellentes, une bande son d’exception et des moments d’anthologie. Le tout pour une durée vie raisonnable de plus ou moins 13-14 heures. Le mode shoot m’a occupé facilement 5 heures, si vous êtes accros, le live vous sauvera mais pour ma part, j’en ai un peu marre là. Mon meilleur soft sur xbox !

Graphismes : 92%
C’est très beau, mais le rendu de la fourrure a ses faiblesses.

Animation : 85%
C’est pas toujours très fluide dans le mode remake, mais en même temps, tout est animé et la caméra est très bonne

Jouabilité : 93 %
Je ne vois pas trop où est le problème si souvent cité.

Bande son : 91%
Excellente !

Intérêt : 89%
Bon ce sera plus facile si je vous dis vite les défauts que les qualités. Bugs, ligne directrice un peu vague, et pas super long. Il n’empêche que ce jeu reste culte.

Note globale : 92%
Du grand art comme j’aimerais en voir plus souvent.

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