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The Elder Scrolls III : Morrowind

Petit gredin...

vendredi 13 janvier 2006, par Teiseken

Non coutumier des RPG style PC, c’est pourtant sans trop d’h

Si l’image promotionnelle de l’arrière du boîtier de The Elder Scrolls III : Morrowind renvoie aux acheteurs potentiels l’idée que le jeu a été largement encensé par la presse, une étude plus approfondie sur le net (du côté de sites regroupant les divers tests) mettra en lumière que les qualités du jeu n’ont pas toujours réussi à convaincre totalement les joueurs. Peut être faut il être un spécialiste, un habitué ou un expert des RPGs sur PC pour l’apprécier à sa juste valeur ? Toujours est il que malgré de nombreux points positifs, The Elder Scrolls III : Morrowind n’a pas comblé totalement mes royales espérances. Je m’y suis bien amusé. Le jeu m’a parfois surpris, pourtant il y a un "mais"... et même plusieurs. Qu’on soit accro à ce type de jeux ou non, il faut rester les pieds sur terre et être objectif : ce Morrowind n’est pas à la portée de tout le monde et je dirai même plus : il demande qu’on y engage son temps de façon délibérée pour en tirer quelque chose de convainquant. Alors que lors des premières heures du jeu, on vous tient par la main pour mettre en place l’histoire et définir quel sera votre personnage, la suite vous laisse un champ de liberté tellement large que s’en est désorientant.

D’une part les storylines des quêtes principales semblent s’enchevêtrer avec des sous quêtes qui demandent rigueur et minutie (vous avez un journal bourré d’infos, mais pour faire les choses plus simplement il est conseillé d’avoir une bonne mémoire ou de noter les indications vraiment utiles), d’autre part vous aurez toutes les peines du monde à suivre un itinéraire sans que votre curiosité n’aille vous détourner de façon trop importante de vos objectifs. Les dialogues écrits sont innombrables, trop à mon goût. La progression de votre personnage n’aura de cesse de peiner si vous n’avez pas la baraka ou que vous n’y jouez pas par paquets de dizaines d’heures. Sans compter que pour se repérer dans ce monde, même avec les cartes et les agences de voyages locales à dos de bestioles, il faudra se lever de bonne heure pour arriver à une localisation bien précise. Un des points déterminant de votre réussite sera l’élaboration, le façonnage de votre personnage. Celui ci peut être d’apparences différentes mais surtout il peut avoir ses qualités propres avec des facultés toutes particulières qui devraient vous induire lors du déroulement de l’aventure à prendre des décisions en adéquation avec vos talents principaux. En fonction de la bonne gestion de ces critères vous progresserez à un rythme plus ou moins important...

D’autres facteurs de réussite viennent se greffer à ces bases : il vous ait possible de vous entraîner (simplement en payant, c’est mieux fait dans Zelda N64 où l’on apprend à tirer à l’arc en temps réel en affinant nos réflexes par exemple), de choisir une guilde... Les guildes vous aideront à vous spécialiser dans un domaine comme la magie par exemple. Elles vous permettent d’entretenir des relations privilégiées avec certains personnages en faisant partie d’une sorte de communauté. Les possibilités sont relativement complexes et demanderont de la patience pour être exploitées à leurs justes valeurs.

Si vous façonnez maladroitement votre personnage en début de jeu la progression n’en sera que plus difficile. Surtout que lors des combats au corps à corps un souci fort ennuyeux surviendra : on a du mal à évaluer la distance qui nous sépare de l’ennemi et on ne sait pas vraiment si l’on a réussit à taper ou non, surtout qu’il faut pas mal de coups en début d’aventure pour achever certains monstres (après quelques heures de jeu pour avancer sur la carte déjà qu’on galère à trouver les lieux précis où il faut aller). J’en viens maintenant aux qualités du jeu. Il était temps me direz vous... Déjà le monde dans lequel on vit cette aventure est bourré de créatures à interroger. Celles ci communiquent à l’écran par des dialogues écrits mais aussi régulièrement par voix digitalisées. Génial car les doublages font penser à un film d’époque.

Un autre aspect de l’aventure qui m’a agréablement surpris c’est le souci du détail. On peut prendre chaque objets (voir les voler pour revente) jusqu’à une certaine limite de poids en fonction de vos capacités physique. La gestion des armes et des armures est très importante et agréable. Tout objet aussi petit soit il peut être pris. Par rapport à un Shenmue cet aspect impressionne hautement !!! Graphismes/Animation : 8 /10
Le moteur graphique de ce FPS/RPG a déjà vieilli. Les volumes à l’horizon ne s’affichent que très tardivement et en haute résolution le jeu demande énormément de ressources (saccades). En revanche vous aimerez à coup sûr la représentation de cet univers moyennageux. J’ai adoré l’alternance jour/nuit et le fait de se reposer pour éviter de jouer la nuit si vous ne vous en sentez pas capable ou si cela vous ennuie.

Environnement sonore : 8,5 /10
Des musiques convaincantes et de bons bruitages. Vous serez plongés dans une ambiance de choix entre 2 âges perdus.

Maniabilité : 7 /10
Les déplacements et les combats demandent concentration et persévérance.

Fun/Durée de Vie : 8 /10
Aspect gestion des objets et des armes complément captivante mais la durée de vie risque pour certains de battre de l’aile par découragement. Le jeu demande de maintes recherches dans un univers immense.

Intérêt : 8 /10
The Elder Scrolls III : Morrowind est à conseiller principalement aux habitués du genre. S’il est relativement simple à aborder, l’exploiter réellement est une autre paire de manches...

P.-S.

Sortie le 5 Septembre 2002
Editeur/D

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