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Kensh

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vendredi 10 mars 2006, par poisoned

Ch


A ne pas confondre !

Comme énoncé précédemment, Tendo Dokuta n’est en aucun cas une simulation de chirurgie ou si peu. Beaucoup de personnes assimilent encore ce jeu avec le cultissime (à mes yeux) Chô Shittô Caduceus et cette erreur est assez grave à mon humble avis. Je préfère vous le répéter une dernière fois, ce n’est tout simplement pas le même jeu !! Tendo Dokuta est bien moins qu’une simulation dans laquelle vous allez devoir prendre votre scalpel pour trancher dans le mille (bah oui c’est violent la médecine de nos jours). Le soft vous propose tout simplement de vous divertir avec un Digital Comics basé sur l’univers hospitalier. Maintenant vous êtes prévenus et vous ne ferez plus l’amalgame lors des réceptions de l’ambassadeur ou des apéros dînatoires avec vos amis.

Si vous n’avez pas pour habitude de jouer à des Digital Comics ou des digicos comme disent les otakus (c’est juste pour faire mon filou, ne vous inquiétez pas), vous pouvez passer votre chemin car Tendo Dokuta n’est pas le meilleur soft pour commencer votre rituel au pays du “je ne comprends rien au jeu et aux textes mais j’aime les images”. Entendez par là que je ne comprends pas un mot de japonais et que comme tout bon européen qui se respecte, je m’inflige des sessions de jeux un peu barbants, avec du texte à foison, et dans lesquels les seules connaissances que j’ai sont la différence entre le “oui” et le “non” ou encore “save” ou “load”.

En fait, je ne déteste pas les Digicos mais on ne peut pas dire que celui-là se trouve au panthéon des chefs d’œuvre mais plutôt au cimetière des pourritures ! Aie, je commence déjà à casser le soft et pour ceux qui n’ont pas commencé ce bijou, vous devez avoir des sueurs froides en vous demandant ce qu’il fait dans votre ludothèque à côté de Trauma Center, Ouendan et Daigasso Band Brothers. En d’autres termes, vous avez fait l’erreur du mois en investissant dans le jeu mais rassurez vous, j’ai fait la même bêtise ! Toutefois, je pense qu’il serait un peu présomptueux de ma part de pouvoir noter correctement un Digital Comics seulement sur la forme et en faisant une totale abstraction du fond. Avant de continuer, sachez donc que je ne parleras ici que de la forme et que mon appréciation et ma note finale peuvent être faussées car je n’ai rien “entravé” au scénario.

Docteur votre scalpel. Mince il est déjà en train de roupiller

Dans ce Digital Comics se déroulant dans l’univers hospitalier (mince je l’ai déjà dit ça...), vous dirigez un jeune médecin durant quatre chapitres aussi plats les uns que les autres. Comme dans tous Digicos qui se respectent, Tendo Dokuta propose de parler aux gens qui vous entourent (médecins, patients, infirmières) pour glaner des informations et surtout récupérer des fiches ou des objets utilisables par la suite. Ce process n’est d’ailleurs pas du tout intuitif car il faut sans cesse aller dans un des deux menus pour montrer des photos ou des objets afin d’en récupérer d’autres pour avancer vers un nouveau lieu. Quand on ne parle pas un mot de japonais, on essaye un peu toutes les combinaisons possibles pour pouvoir avancer et dans le cas présent, il y a tellement de fiches que c’est une vraie gageure. Pour vous dire, au bout de 5 minutes, j’ai préféré faire le jeu avec une F.A.Q. tellement il me barbait. Les phases de parlotes sont molles et les personnages (à part un ou deux) pas particulièrement charismatiques. De plus, le soft n’est pas d’une grande beauté et officie plutôt dans le minimum syndical ! Je vous rassure, on a quand même le droit de temps à autres à des animations et des jolies images mais pas de cinématiques, il ne faut pas déconner non plus, on est seulement sur DS (petit rappel, ce n’est pas Castlevania Dawn of Sorrow qui propose une intro animée ? ^^)

Voilà donc ce que vous propose en majeure partie Tendo Dokuta. Environ 95% du jeu est une suite d’images avec du texte par-dessus. Vous vous demandez encore ce que propose les 5% restants ? Je vais vous le dire car je ne suis pas un ingrat mais ne vous affolez pas ! Le reste est composé d’interventions chirurgicales et de ce qu’on pourrait appeler des “Heart Battle”.

- Les Interventions : Elles se comptent sur les doigts d’une main car il y en a une seule pour chaque chapitre, soit quatre au totale. C’est maigre même trop maigre. Finalement, on s’en porte aussi bien car elles sont d’un ennui et d’un manque d’intuitivité à toute épreuve. Dans la plupart des cas, il faut entourer une zone avec votre stylet pour que l’opération puisse continuer. Cependant, le tout n’est pas précis ou plutôt trop précis, à vous de voir. Il arrive parfois qu’on trouve le bon endroit et lorsque l’on ressaye la même intervention on se plante car on a entouré un peu trop à gauche ou à droite. Autant vous dire que si vous ne maîtrisez pas le japonais, armez vous d’une bonne F.A.Q. car rien n’est vraiment fait pour vous aider. Il existe aussi des opérations plus sympathiques dans lesquels il faut tracer une ligne, grâce à votre stylet, au sein d’une cavité. Pour faire plus simple, il faut aller d’un point A à un point B sans déborder d’une zone. Je conçois qu’on se croirait à la maternelle et que par conséquent on fait un énorme retour en arrière. Pour fermer le dossier sur les interventions, sachez que vous ne prendrez aucun plaisir et que vous aller même préférer les phases de Digicos. D’ailleurs, il ne faut pas vous croire sauvés pour autant car au sein d’une opération, il y a aussi des phases de blabla durant lesquelles il faudra montrer la bonne fiche ou trouver le bon objet à donner à votre patient pour que son cœur puisse repartir ou récupérer un peu d’énergie perdue à cause d’un manque de précision de votre part. On est à mille lieux du système d’icônes ou de l’intuitivité de Trauma Center.

- Les Heart Battle : Durant certaine phase de jeu, vous allez être confronté à un personnage et devrez réussir un “Heart Battle”. Pour faire simple, un “Heart Battle” est en fait une session de blabla dans laquelle vous allez devoir proposer les bonnes fiches ou objets au protagoniste qui vous fait face. A vous de récupérer les quatre parties du cœur qui composent cette bataille afin de passer à la suite de l’histoire. Miam, c’est fantastique !

Vivement le second opus

En espérant que Tendo Dokuta 2 soit de meilleure facture et propose un challenge plus trépidant, ce premier volet est à éviter. Si vous vous voulez faire un périple initiatique dans le doux monde des Digital Comics, prenez en un sur une autre console si le choix vous est offert. Si vous ne possédez qu’une Nintendo DS, libre à vous de claquer votre fin de mois sur cette pièce fadasse et sans prétention. Ce n’est pas spécialement beau, c’est mou, c’est hyper court (comptez entre 3 et 5 heures si ma mémoire ne me fait pas défaut) et surtout c’est ennuyant.

Si vous recherchez une simulation de chirurgie, je pense qu’un certain nom a été cité plus d’une fois au cours de ce test et je n’ai pas besoin de vous faire de dessin ou de vous redire le titre de ce chef d’œuvre. Tendo Dokuta ne dépassera pas les frontières du Japon et c’est tant mieux car nous n’en voulons pas. Même si la chirurgie est toute votre vie et vos soirées sont maussades, mieux vaut encore allumer votre télévision malgré les émissions poubelles qui polluent les ondes. Merci de votre attention, je rends l’antenne.

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