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Super Princess Peach

Peach...

jeudi 25 mai 2006, par rifraff

Il

Dans son univers rose-bonbon, « Princess Peach » avait tout pour être heureuse... Pourtant un très gros problème l’empêchait de l’être totalement. Car outre sa langue bien pendue qui avait fait exploser le chiffre de vente des boules Quies du royaume Champignon, la Princesse avait la fâcheuse habitude de se faire kidnapper à tous les coins de rue par le premier vilain venu ! Même sa cousine, la sémillante princesse Zelda, était moins rançonnée, c’est dire !

Heureusement dans tous les cas, ces prises d’otages ne duraient jamais très longtemps et se terminaient même toujours sous les cotillons et les feux d’artifices grâce à l’intervention du célèbre et extraordinaire Mario, toujours là quant il faut ! Ou presque !

Car aujourd’hui, la nouvelle vient de tomber et elle fait l’effet d’une bombe reçue en plein visage : Mario, Luigi et Toad viennent d’être kidnappés à leur tour par l’infââââââaaaame Bowser, leur ennemi intime de toujours ! Décidément, ce monstre à carapace hérissée de pics empoisonnés ne recule devant aucune vilenie pour faire parler de lui ! Mais pourquoi, diable, est-il aussi méchant ? Il devrait essayer de manger un clown pour changer (ou même deux : tiens voilà Eric et Ramzy...), ça le rendrait peut-être plus aimable ! Bien que je doute que ce monstre à carapace hérissée de pics empoisonnés ait ne serait-ce que le commencement d’un début de bout de miette de cœur. Autant chercher une poussière dans un amas de chairs putréfiées et de graisses dégoulinantes...

Mais revenons au jeu : « Super Princess Peach » est, mine de rien, mine de crayon, un petit événement. Là où jusqu’à présent Nintendo se contentait de proposer des portages de ses anciens gros succès sur ses consoles portables, Super Princess Peach » innove en étant le premier jeu de plate-formes 100% original à se dérouler dans l’univers des frères Mario ... Il s’agit donc bien d’un nouveau jeu estampillé Mario, à la nuance près que Mario n’y est pas la héros vu qu’il est kidnappé dés le début du jeu à la place de la princesse et que c’est donc à cette dernière que revient la lourde tâche de sauver le monde !

Princess Peach, tout le monde- ou presque, la connaît ! Elle est apparue dans le premier jeu de Shigeru Miyamoto, le célèbre « Donkey Kong » sortit en 1985. A l’époque son rôle se limitait à hurler « Help ! » et à embrasser le héros, une fois délivrée... Un rôle qu’elle reprendra à la perfection dans l’inoubliable « Super Mario Bros » qui deviendra le premier carton vidéo-ludique et inter-planétaire sur Nes. Personne n’a oublié la fameuse phrase qui accueillait Mario après chaque combat contre Bowser : « Sorry, but the princess is in another castle » ! Un épisode culte, qui encore aujourd’hui se vend par wagon entier lorsqu’il est réédité tel quel ( !) sur Game Boy Advance ! Ensuite, en 1988, bien avant l’avènement de ce que les publicitaires nous ont vendu sous le terme de « Girl Power », la Princesse Peach se rebiffe et nous montre de quoi elle est capable dans l’étonnant et mal aimé « Super Mario Bros 2 » (le fameux « Super Mario USA » qui n’est pas, à la base, un jeu Mario, mais ça c’est une autre histoire...) Dans ce jeu merveilleux, pour la première fois la princesse est jouable et nous dévoile une de ses spécificités qui deviendra récurrentes, à savoir la possibilité de « flotter » pendant quelques secondes dans les airs...

Naturellement la Princesse est de la « party » dans tous les jeux chorales du Big N, en pilote de course, en combattante, en footballeuse, etc., etc. Récemment, dans « Mario Paper 2 », elle vivait une romance délirante avec un ordinateur ! (inspirée par le film « Electric Dreams »).

Mais aujourd’hui, après Luigi dans « Luigi Mansion » et Yoshi dans « Yoshi ‘s Story » ou « Yoshi Touch and Go » , c’est la consécration avec un jeu qui porte enfin son nom et dans lequel notre chère princesse nous montre tout l’étendue de ses nombreux talents !

« Super Princess peach » est un jeu de plate-formes « classique » qui reprend avec application tous les ingrédients qui ont fait le succès des jeux Mario mais en apportant quelques subtiles innovations qui font toute la différence.

Le jeu est découpé en huit mondes eux même partagés en cinq ou six tableaux que la princesse devra compléter pour espérer voir la fin du jeu. Chaque tableau comporte son lot d’énigmes mais aussi de « sous quêtes » plus ou moins importantes : collecte de pièces, de morceaux de puzzle et de notes de musique qui permettront à la princesse d’obtenir des bonus parfois cruciaux. Dans chaque tableau, en plus des énigmes qu’elle devra résoudre pour avancer, la princesse devra trouver l’emplacement de trois Toad cachés. Ce n’est qu’à cette condition qu’elle pourra accéder à l’ultime tableau et affronter Bowser à la fin du jeu.

Dans sa noble quête pour délivrer Mario et ses amis, la princesse peut compter sur l’aide précieuse d’un parapluie magique, lui donnant un petit air de « Mary Poppins » un peu vieillot et même carrément rétro ! Il faut dire que dans l’univers des jeux vidéo, la princesse est vieille : elle a vingt ans !

Ce parapluie est très spécial : il ne protège pas vraiment de la pluie car au royaume champignon, il ne pleut jamais. Ni même du soleil, car le soleil est l’ami de la princesse... En revanche, il est upgradable et avec un peu de sous-sous ramasser ici et là dans les niveaux, il peut se transformer en parachute, en bateau et même en arme redoutable pouvant tirer des rayons laser ! Un vrai Terminator, en somme ! En plus, il est marrant et sort une petite vanne tout les quart d’heure ! Il a même le droit à une petite histoire pleine de suspens qui se révèle au fur et à mesure de la progression du jeu...

La princesse est une caractérielle. Entendez par-là, qu’elle a ses humeurs... Où plutôt pour être exact, elle en a quatre différentes, matérialisées sur l’écran tactile par quatre icônes en forme de cœur. Il s’agit de l’arme secrète de la princesse autour du quel tout le gameplay du jeu s’articule ! Ainsi en appuyant sur l’icône de la joie, la princesse est tout d’un coup ivre de bonheur et s’envole haut, très haut dans le ciel ! Reviens Mimine ; on a les mêmes à la maison !

En pressant l’icône de la colère, la princesse s’enflamme aussitôt et met le feu autour d’elle. Elle devient par la même occasion très lourde- qui a dit que c’était tout le temps le cas ? Goujat ! C’est en tout cas très pratique pour actionner certains gros interrupteurs... En choisissant l’icône de la tristesse, la princesse se met alors à pleurer de toutes les larmes de son cœur en courrant comme une dératée ! Pour éteindre un incendie, c’est toujours utile, tout comme pour traverser des ponts qui s’écroulent...

La dernière humeur est Zen, elle permet à la princesse de se ressourcer et de regagner lentement des points de vie. Ces humeurs sont assujetties à une barre d’énergie qui se vide à chaque utilisation. Et comme la barre de vie (composée au départ de trois cœurs) il est possible durant le jeu de la rallonger pour profiter des bienfaits de chaque humeur plus longtemps.

Ce qui fait la force du jeu, c’est indéniablement le plaisir que l’on a de retrouver tout les décors et les personnages qu’on a tant aimés dans les précédents épisodes de Mario : les Koopas, les Goombas, les frères Marteau, etc, etc. On a vraiment l’impression d’assister à un défilé de vieilles connaissances ! Si c’est le premier jeu Mario auquel vous jouez, ne vous inquiétez pas ! Vous n’aurez pas l’impression non plus d’être complétement largué ! Tout le monde est invité à la fête ! L’univers n’est pas hermétique, loin de là ! Les personnages sont migons et attachants. L’humour omniprésent, et comme d’habitude oscillant entre le bon enfant et le second degré...

Le jeu est extrêmement « lisible ». Les graphismes sont simples et colorés. Quant à l’animation, elle est sans faille. Certaines mimiques de la princesse sont tout bonnement irrésistibles.

Il est clair cependant que la puissance, tout comme les spécificités de la DS sont sous employées mais ce n’est pas un problème tant le jeu fourmille de bonnes idées- qui ne sont d’ailleurs pas toutes liées au principe du changement d’humeur. Certains tableaux réservent de bien belles surprises aux joueurs, comme celui du « 1,2,3, Soleil »...

Signalons, pour être complet, qu’à chaque fois juste avant de rencontrer les boss, il y a une petite séquence de jeu amusante mais très courte qui se déroule sur les deux écrans et se joue avec le stylet... Cela reste malgré tout anecdotique.

Des bonus trouvés dans le jeu permettent aussi de débloquer des petits jeux mettant en scène Toad à jouer à plusieurs dont un qui utilise le micro ! De plus, si le jeu se termine une première fois assez rapidement, de nouveaux tableaux et de nouveaux challenges se débloquent pour le plus grand plaisir des plus acharnés d’entre nous !

Naturellement il ne faut pas être allérgique à la couleur rose, aux pluies d’étoiles de l’amour et aux arc-en-ciel magiques qui font cui-cui ! Si toute cette débauche de guimauve vous fait sortir votre seau à vomi, vous aurez naturellement beaucoup de mal à rentrer dans cet univers merveilleux ! Chacun son truc, vous me direz !

En résumé, « Super Princess Peach » est un jeu au délicieux parfum old school qui sait proposer suffisamment de nouveauté et d’innovation pour se hisser sans problème au-dessus de la concurrence... Il se révèle idéal pour patienter jusqu’à la sortie de l’événement de l’année en matière de plate-formes sur DS, je veux parler bien entendu de « New Super Mario »... Le seul problème, c’est que si « Super Princess Peach » est sortit à l’étranger il y a plusieurs mois déjà, sa sortie en France coïncide à une semaine près avec celle de « New Super Mario » ! Dans ces conditions le beau Mario risque de faire sérieusement de l’ombre à sa dulcinée ! Mais que cela ne vous empêche pas de découvrir ce jeu de plate-forme à l’ancienne qui prouve une fois de plus que c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes !

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