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The Elder Scrolls IV : Oblivion

Perdu

vendredi 16 juin 2006, par Takeru

Quatri

On passe assez rapidement sur l’histoire qui, si elle est importante et bien foutue, n’a rien de spécialement original. Un monarque se fait assassiner devant vos yeux, après vous avoir reconnu comme celui qui pourrait sauver le monde des ténèbres d’Oblivion. A vous de retrouver son seul descendant qui n’a pas été encore éliminé dans ce monde où le chaos commence à apparaître par le biais des portes d’Oblivion. C’est la trame principale du jeu, mais ne vous en faite pas trop : vous devriez vous en sortir. Non ce qui est intéressant c’est ce qui se passe autour de la quête principale. Si le scénario vous emmène dans de nombreuses phases d’explorations, de combats et même d’infiltrations, vous jouerez dans le cadre d’un monde immense avec une liberté totale. Il existe dans Tammriel un nombre énorme de sous quêtes dont certaines représentent toutes les qualités d’un jeu spécialisé au sein d’un univers cohérent. D’ailleurs, n’hésitez pas à devenir un assassin de la guilde noire : c’est là où vous trouverez les quêtes les plus complexes et les plus intéressantes.

Au début du jeu, vous avez la possibilité de créer un personnage grâce à un éditeur très pratique. Vous pouvez faire aussi bien un petit vieux qu’une jolie elfe. Un bémol cependant, puisque vous jouerez la plupart du temps en vue à la première personne, la plus pratique, et donc vous n’admirerez pas souvent votre personnage.

Premiers pas

C’est après un tutorial d’une petite heure dans les égouts d’une prison que vous allez en prendre plein la vue en sortant. C’est la nouvelle génération du jeu vidéo : un paysage détaillé à l’extrême ! Si l’on regrette quelques ralentissements et une astuce d’affichage progressif des détails un peu trop visible, le jeu en met vraiment plein la vue. Lorsque vous vous approcherez pour la première fois des ruines autour de la cité impériale vous vous sentirez minuscule. Les personnages sont expressifs et détaillés, malgré quelques textures de mauvais goûts. Pénétrez dans une ville : c’est bien un univers vivant qui est sous vos yeux. Un habitant se lèvera le matin, ira travailler, passera à la taverne le soir, avant de rejoindre son foyer. A vous d’influer sur la vie de chacun, car rien n’empêche le héros d’assassiner quelqu’un, lui voler ses clés et se servir de sa maison comme repaire. Bien sur il faudra tromper la vigilance des gardes de chaque ville, ou bien subir une peine de prison ou encore payer une amende. Pour l’immersion, il est cependant regrettable que malgré les voix françaises bien adaptés, il est impossible de s’investir plus dans une conversation. Et pendant qu’on est sur la localisation en français du jeu, il faudra passer sur les nombreuses fautes, des traductions débiles et sur l’oublie de traductions de quelques informations à l’écran. Mais que cela n’entache pas votre vision d’Oblivion... Oblivion atteint un équilibre parfait entre un monde immense et une accessibilité ne freinant pas la liberté du joueur. Une boussole et un journal sont là pour que le héros ne se perde pas, ainsi qu’une carte permettant de voyager rapidement d’un point à un autre dans le monde du jeu. Mais n’abusez pas de cette fonction : on tire un sacré plaisir à se balader dans la campagne de Tammriel, sur son cheval, en découvrant ruines et villages. Des portes d’oblivions apparaissent un peu partout : en passant à travers vous accéderez à un monde parallèle. Un paysage où l’herbe est de sang, où les lacs sont de laves. Un paysage où Sauron lui même prendrait plaisir à passer une retraite paisible. Il est effectivement difficile de ne pas ressentir l’influence des films de Peter Jackson sur le jeu... Votre tache sera alors de refermer ces portes, dans ce qui s’apparentera être une sorte de donjon. De nombreux combats jalonneront votre route : ils sont injouables en vue à la troisième personne, mais parfait en vue fps. A l’épée, à l’arc ou en utilisant la magie : c’est dynamique. On pare les coups, on contre attaque : rien à voir avec les combats mous de morrowind. Avec le choix d’une classe au début, votre expérience dépend aussi de l’arme que vous utiliserez lors des combats. Plus vous utilisez, par exemple, l’arc, plus votre expérience en précision augmentera. Vos talents de marcheur, de marchand, ou de persuasion (lors d’un mini jeu possible pendant les conversations) seront pris en compte pour que vous puissiez passer de niveau. Chaque passage de niveau se déroule de manière traditionnelle avec des points à répartir pour certaines de vos caractéristiques. Pas de soucis de ce coté là : le système est intelligent et bien conçu. Le jeu n’apporte rien de “jamais vu, jamais fait” au genre, mais il transcende tout ce qui avait été fait auparavant dans le action RPG d’origine américaine. On enchaîne les missions avec un intérêt toujours renouvelé et l’on s’aperçoit qu’au bout de 50 heures de jeu on a à peine entamer la quête principale. Évidemment il est possible de ne jouer que la quête principale et l’achever en une trentaine d’heure, mais la richesse du jeu sera à peine effleurée . A noter que les succès débloquables encouragent toujours à s’écarter de la quête principale. Oblivion est un jeu massif. Que cela peut être douloureux de dépenser une soixantaine d’Euros pour une énième mise à jour de jeu de foot, ou un jeu d’aventure prenant qui se finit le temps d’une après midi ! Oblivion fait partie de la catégorie des jeux dans lesquels on investit sans trop souffrir. Il a des défauts : des bugs, des téléchargements payants, une localisation moyenne au niveau du texte. L’univers n’a pas la fantaisie d’un RPG japonais : tout le monde n’accrochera pas à ce paysage “terre du milieu”. Mais pour la première fois, la richesse d’un Elder Scrolls est accessible pour tous, avec un visuel ébouriffant.

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