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The Elder Scrolls IV : Oblivion

Le jeu le plus canon

mardi 12 décembre 2006, par Teiseken

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Oui, nen, mais ne commencez pas à rigoler si vite parce que ce quatrième opus des Elder Scrolls est tout bonnement miraculeux. On y retrouve tous les points forts du 3 sans exception plus une atténuation énorme voire la disparition total de différents points faibles. Pour ceux qui ne le savent pas encore, on peut donc toujours voler les différents objets, prendre les plantes sur votre passage et revendre le tout aux commerçants. L’inventaire est toujours aussi immense en terme d’équipement et de possibilités de sorts (bonne chance pour dompter la bête qu’est The Elder Scrolls IV : Oblivion : il vous faudra du temps pour utiliser de façon adéquate chacun des sorts), la carte est immense,...

En revanche, la difficulté à changé : dans le bon sens du terme !!! Elle est enfin accessible à tous grâce à un système de classement de l’ensemble des quêtes (en cours/effectuées/achevées). Il suffit de sélectionner une quête amorcée précédemment et d’appuyer 2 fois sur A pour mettre un repère sur la carte. De plus, il est possible (une fois que vous avez visité un lieu une fois) de se téléporter en tout point indiqué sur la carte. Le gain de temps est immense et puis votre vitesse de déplacement est plus grande que dans le 3. Sans compter qu’à cheval c’est encore mieux (là vous pourrez gravir de belles côtes).

Alors c’est là qu’une grande question survient : y a-t-il malgré tout des points de blocage ? La réponse est malheureusement oui. Ceux-ci ne sont pas dû à vos capacités intellectuelles en général, mais plutôt à des bugs ou à un manque d’indication vraiment contrariant. Heureusement 9 fois sur 10 tout est clairement indiqué. Donc malgré tout, ça peut foirer et cela est dû à des bugs voulus ou non voulus. Par exemple, il y a des moments où votre carte ne portera pas d’indicateur après la sélection d’une mission. Par la suite, après avoir fini d’autres quêtes ou avoir débloquer quelques événements entre temps, la situation se débloque. Quoiqu’il en soit, comparé au 3, le challenge à relever est ultra facile. On peut d’ailleurs battre presque tous les ennemis avec 2-3 coups d’épée maxi si l’on choisit de finir le jeu en difficulté facile.

La durée de vie tient toutes ses promesses. Reste à savoir si le jeu n’est pas trop linéaire. Plus que jamais au-delà des missions qui se succèdent, c’est à vous de vous décarcasser pour exploiter les immenses possibilités qui vous sont offertes. En d’autres termes, certains lâcheront l’affaire malgré toutes les qualités du jeu. Heureusement cela ne devrait concerner qu’une petite minorité de joueurs. Le jeu est interdit aux moins de 16 ans et je crois que la complexité relative du jeu aurait plutôt découragé les plus jeunes. Donc tout est bien qui finit bien dans le meilleur des mondes.

Une grande partie du travail des développeurs concerne la réalisation. La carte est d’une taille bien supérieure à celle d’un GTA San Andreas par exemple. Pourtant la finesse des textures ne peut être qu’encensée. Tous les aspects d’une virtual life sont présents : changements climatiques (pas des saisons par contre : le froid se retrouve dans les zones montagneuses), alternance jour nuit, commerces et auberges seront sur votre chemin,... et tout cela avec une liberté extrême.

A l’inverse d’un GTA, on penche ici plus du côté RPG avec de nombreux critères pour atteindre des niveaux toujours plus importants allant de la santé, magie, endurance, à l’agilité, intelligence, force, etc, etc... Au départ ça déboussole, mais les menus sont finalement bien classés. Une chose a retenir également, c’est qu’on peut se refaire la jeu dans la peau d’un tout autre personnage (elfe, nordique, homme, femme, etc...) : cela permettra de voir le jeu sous un angle différent. Pourtant si on vous rappelle d’où vous venez et que vos caractéristiques de base dépendent de vos choix de départ, on n’a pas l’impression que le scénario est forgé autour d’un héros précis comme pouvait l’être l’histoire d’un Final Fantasy VII par exemple. La vue est en FPS ou 3e personne au choix, mais on n’a pas des cut-scènes où l’on vous voit vous bavarder côte à côte avec d’autres personnes. Cependant, malgré ça, le jeu reste fort chaleureux.

Les couleurs utilisées ne vont pas jusqu’à donner l’impression que les éléments du jeu sont photoréalistes. Il s’agirait plutôt de tons pastels, brillants, avec une certaine aura selon la luminosité. Lors de phases de promenades en forêt sous un ciel sombre on ne distingue pas toujours avec précision les bords des branchages. Mettez GT4 après et vous comprendrez : les contours sont plus strictes tout en étant extrêmement fins, et les tons plus réalistes. C’est différent.

Conclusion :
Ne faites pas l’impasse sur ce jeu. De nombreux défauts restent encore sur la liste des critiques, mais ils sont tellement minimes par rapport au plaisir procuré. Tout ce que je peux vous dire, c’est que même en se donnant une heure pour s’arrêter de jouer, on enchaîne missions sur missions avec toujours la même ferveur pour avancer.

Les plus :
- des dizaines et des dizaines de missions
- une ambiance calme et reposante (une sorte de thérapie à la Shenmue pour nos ptits nerfs)
- un monde d’une richesse poussée à l’extrême
- une nature reproduite sans ménagement avec un nombre incroyable de variétés de plantes (idem pour les villages : chacun a son propre style)

Les moins :
- le jeu peut paraître plat pour celui qui n’est pas habitué à tirer parti d’un jeu jusqu’à sa mœlle épinière. Donnez vous au jeu : il vous le rendra bien.
- des graphismes de qualités divers

Graphismes/animation : 9 /10
De la sacrée bestiole que cet Oblivion !!! On en a pour son argent avec une carte aussi immense que luxuriante (sans compter le nombre incroyable de sous-terrains et autres zones secrètes qu’il faudra visiter).

Environnement sonore : 8,5 /10
Bien étudiées, les mélodies ne lassent pas. Douceur et onctuosité de l’écoulement des notes sont de mises. Ca aurait été bête d’avoir un refrain ultra répétitif pour passer des centaines d’heures devant son écran. A noter le nombre faramineux de voix digites (presque tous les dialogues (99%) sont parlés en plus d’être écrits).

Maniabilité : 8,5 /10
A part quelques accrochages contre les bords de pierres et de la difficulté à gravir les côtes les plus importantes, la manette 360 fait merveille comme à l’accoutumée.

Fun/Durée de Vie : 9 /10
Rarement durée de vie n’aura été aussi longue. Même après avoir fini la quête principale, vous en avez encore pour des centaines d’heures de jeu. D’ailleurs la difficulté se durcira à ce moment là et il faudra mettre votre cerveau à profit pour en tirer le meilleur parti.

Intérêt : 9 /10
The Elder Scrolls IV : Oblivion est un des incontournables de la 360. Pour l’instant c’est mon jeu préféré sur la bécane de Microsoft. Passer à côté serait une très lourde erreur.

P.-S.

Bethesda/2K/2006 site : http://www.elderscrolls.com/games/oblivion_overview.htm

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